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PHOTOS. Regain d'activité dans la Riviera française, "le coeur de saison est sauvé"

Mis à jour le 14/08/2020 à 11:38 Publié le 14/08/2020 à 15:10
Cette année, le tourisme est essentiellement local.

Cette année, le tourisme est essentiellement local. Photo C.D., D.M. et JFO

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PHOTOS. Regain d'activité dans la Riviera française, "le coeur de saison est sauvé"

Avec les restrictions liées à la Covid-19, les vacanciers ont tardé à arriver cette année. Depuis quelques semaines, les rues de la cité se remplissent. Une bouffée d’oxygène pour les professionnels de Menton.

On connaît Menton pour ses citrons, ses confitures de fruits, son eau de toilette, ses nappes où trônent olives et tournesols, ses huiles onctueuses. La Ville recèle de produits traditionnels.

On aurait pensé que la Covid-19 capable d’enrayer la machine. Que nenni, les boutiques de souvenirs résistent bien à la crise. D’autant plus, pour les spécialités du pays.

Succès des produits artisanaux

Au "Pays du citron", il y a la queue à la caisse et devant les dégustations de liqueur de citron. Les clients se fraient un chemin entre les allées exiguës du magasin, goûtent une friandise et ressortent avec une citronnade à la main. "Nous sommes très surpris. On attendait beaucoup moins de clients, c’est impressionnant. C’est presque mieux que l’année dernière. Personne n’osait y croire", raconte le manageur, Franky Rignol.

Même enthousiasme en face, chez "Prestige de Menton", qui vend la célèbre "Eau de Menton" et d’autres cosmétiques du pays. Sa nouvelle responsable, Juliette Martin, est une femme comblée, qui a gagné 11% de chiffre d’affaires, par rapport à l’année dernière.

"Il y a certes moins de touristes, mais ils continuent de s’offrir nos produits. Nous passons beaucoup de temps à leur contact, à les conseiller ou les parfumer. Ce qui explique, peut-être, qu’ils consomment davantage", analyse-t-elle.

Cette année, le tourisme est essentiellement local.
Cette année, le tourisme est essentiellement local. Photo C.D., D.M. et JFO

Les savonnettes, crèmes et autres senteurs remplissent les sacs, Covid-19 ou pas. Le parfum du citron peut se répandre allègrement dans la rue piétonne.

Celui des confitures aussi. La "Maison Herbin" s’est adaptée à la crise sanitaire, a encadré les dégustations. Elle a limité les visites de l’usine et recruté moins de personnel mais continue d’attirer les curieux en mal de marmelade. "On ne va pas se plaindre, on n’a pas la tête sous l’eau. Mais ce n’est pas une période faste non plus", concède le responsable, Maxime Lefort.

Touristes français essentiellement

À deux pas de là, Océane Rosa de l’enseigne "Famille Mary", spécialiste des produits de la ruche, appréhende la suite, tout en se satisfaisant d’un mois de juillet "correct". "C’était le jour et la nuit entre juin et juillet. Menton a maintenu ses festivités estivales, c’est une chance. Mais on ne sait pas sur quel pied danser pour le mois d’août", s’inquiète-t-elle, à demi-mot.

Si les souvenirs du terroir, réputés authentiques, séduisent toujours autant, les produits non artisanaux peinent à trouver leur clientèle cette année. Le grand magasin de souvenirs, meubles et décorations, « Bazar et chiffons », accueille bien moins de touristes que par le passé.

À la boutique « Pays du citron », les produits artisanaux à base de citron font fureur.
À la boutique « Pays du citron », les produits artisanaux à base de citron font fureur. Photo C.D., D.M. et JFO

"Je ne peux pas travailler mon anglais cet été", ricane Antonio Catalano, employé de longue date, "heureusement qu’il y a les Italiens". Deux licenciements (sur les cinq employés) seraient dans les petits papiers. "Même si on se fait du souci, on ne veut pas se plaindre. On a un travail", clame sa collègue, Patricia Rotolo-Franco, fidèle salariée depuis plus de vingt ans. L’épée Damoclès semble planer au-dessus de leur tête, malgré tout souriante.

S’il fallait dessiner un portrait-robot du vacancier version 2020, il serait essentiellement Français, de la région ou d’un peu plus loin, touriste ou habitué des lieux.

"Il y a aussi beaucoup d’Italiens, comme toujours, ajoute Juliette Martin, mais ni les Asiatiques, ni les Russes ne sont venus". "Les Allemands et les Anglais se comptent sur les doigts d’une main", renchérit Antonio Catalano. Un tourisme décidément local, du produit jusqu’au consommateur.

Les hôtels de Menton et de Roquebrune sont quasi complets pour le mois août.
Les hôtels de Menton et de Roquebrune sont quasi complets pour le mois août. Photo C.D., D.M. et JFO
"Le cœur de saison est sauvé" dans les hôtels

Le président du Syndicat des hôteliers du Pays mentonnais, Benoît Borghese souligne l’excellent remplissage des hôtels depuis le 20 juillet.

"C’est une bonne nouvelle dans ce contexte de crise sanitaire. Nous connaissons un fort taux d’occupation de l’ordre de 90 à 95% pour la majorité des établissements de Menton- et Roquebrune", souligne le président, précisant que c’est une "situation inespérée", puisque qu’il avait envisagé un taux d’occupation autour des 70% après le déconfinement.

"Le cœur de saison est sauvé jusqu’au 20 août, ensuite c’est plus incertain, mais la clientèle réserve beaucoup au dernier moment"... "La clientèle est essentiellement française et italienne. On constate aussi la présence de touristes suisses et allemands".

Illustration
Illustration Photo C.D., D.M. et JFO
Les Italiens de retour dans les restaurants

"Cette année, nous avons une clientèle que nous n’avons pas l’habitude de voir. Ce sont beaucoup de Français, qui viennent d’un peu partout", souligne Daniel Mineo, président du GNI du Pays Mentonnais, syndicat des restaurateurs et hôteliers indépendants.

Si les Italiens sont bien là depuis la fin du confinement, ils n’ont pas rempli les restaurants pour autant.

"Au début, ils étaient un peu frileux. Il faut dire que chez eux, les conditions sanitaires sont plus strictes. Maintenant on commence à avoir un peu plus d’Italiens qui viennent manger", confirme le patron du restaurant "Le Tagliatelle".

Une bonne nouvelle pour le week-end du 15 août qui se profile, où nos voisins transalpins affluent toujours dans la cité.


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