On vous parle de Kaizis à Roquefort-les-Pins, innovation de rupture en maintenance prédictive des bâtiments

La société Osmose, basée à Roquefort-les-Pins, spécialisée en génie climatique, a lancé Kaizis, un algorithme plein d’énergie. On en parle?

Article réservé aux abonnés
Agnès Farrugia Publié le 04/10/2022 à 18:30, mis à jour le 30/09/2022 à 23:38
Osmose, société spécialisée dans les solutions de traitement de l’air, en intégrant l’efficience énergétique, travaille avec Mane, Firmenich, Robertet, Thalès, Argeville... Cofondée par Pascal et Corinne Torres, la société vient de lancer une innovation de rupture. Photo Franz Chavaroche

L’idée

Ce que fait la société Osmose avec son nouveau produit Kaizis? Elle permet à une entreprise, industrielle ou tertiaire, de faire performer son bâtiment, d’anticiper certaines pannes et éviter les gouffres énergétiques. Implantée depuis plus de vingt ans à Roquefort-les-Pins, elle commercialise ce produit tout droit sorti de son bureau de recherche et développement et déjà, dix-neuf sites en sont équipés.

Le produit

C’est un petit boîtier de 10 cm sur 2 cm, qui se plugge aux outils de supervision déjà en place sur un bâtiment (obligatoires). "Nous avons développé plusieurs algorithmes et parvenons, avec le peu de données récoltées, à créer un modèle, explique Pascal Torres, cofondateur et directeur technique d’Osmose. On sait qu’à chaque dérive énergétique [activité anormale sur un système froid ou chaud par exemple, ndlr] correspond une surconsommation ou une panne." Kaizis s’apparente ainsi à de la maintenance prédictive qui permet de réduire les pannes de moitié, les investissements de 3 à 5%, les coûts de maintenance de 10 à 40% tout en augmentant de 3 à 5 ans la durée de vie des machines. Tous les jours, les clients de Kaizis reçoivent une analyse de leurs données qui sont sécurisées de bout en bout.

La plus-value

L’analyse automatique de cette innovation de rupture. C’est-à-dire qu’il n’y a pas besoin de rentrer d’autres données que celles fournies par le système en place sur lequel l’algorithme se plugge. Il va apprendre et créer un modèle du bâtiment qu’il a analysé, puis en dégager les failles en quelques heures. Pas de dépense d’investissement à engager pour l’entreprise intéressée par Kaizis, le produit est disponible sur abonnement (d’une dizaine d’euros par mois à plusieurs milliers si le site est conséquent). Un accompagnement dans l’analyse est également possible.

L’investissement

La société Osmose – un peu moins de cinquante salariés, est spécialisée dans le génie climatique. "Pour lancer nos algorithmes, opérationnels depuis six mois, deux ans de travail en recherche et développement ont été nécessaires." Son cofondateur Pascal Torres ajoute ainsi une corde à l’arc de la société qui affiche un chiffre d’affaires 2021 à 7 millions d'euros.

 

Le défi

"Faire comprendre à nos clients que notre système est le meilleur alors qu’il n’existe pas encore, c’est toute la problématique de l’innovation de rupture." Le directeur technique d’Osmose a cependant de quoi être confiant.
Déjà vingt sites en sont équipés avec des retours très positifs, des failles trouvées, des pannes évitées. Le système s’installe sur toute sorte et taille de bâtiment. D’autres brevets sont d’ores et déjà à l’étude.

L’objectif

"Déployer la solution pour le maximum de sites possible et participer, à notre échelle à une meilleure efficacité énergétique, ce qui est dans l’ADN de la société depuis ses débuts."
Pascal Torres, explique que Kaizis est une aide complémentaire à la décision. Que les rapports transmis tous les matins, via le boîtier, aux gestionnaires de sites, sont facilement lisibles. "Ce sont essentiellement des courbes et des graphiques avec des couleurs pour mettre en évidence les points sensibles sans qu’il y ait de jugement de valeur sur la performance intrinsèque de l’équipement."
Et l’international ? "En bonne voie, avec des clients aux États-Unis et en Suisse qui ont déjà signé pour Kaizis."

> osmose06.com

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.