Rubriques




Se connecter à

Neuf Niçoises vont devenir "fadas" du codage pour démarrer leur entreprise

Lancée à Marseille, Nice et Ajaccio, la formation "Elle est fada du NoCode en Méditerranée" démarre pour trente futures entrepreneures, dont neuf Niçoises. Prêtes pour le décodage?

Agnès Farrugia Publié le 22/11/2021 à 12:00, mis à jour le 20/11/2021 à 10:17
Huit entrepreneures niçoises en devenir, sur les neuf que compte cette première session des fadas du NoCode, étaient présentes pour débuter ce bootcamps d’un mois. A.F.

Coder, c’est donner des instructions à son ordinateur via un langage de programmation. Coder, cela sert, par exemple, à créer un site Internet ou une application mobile pour mettre en valeur son projet ou tout simplement le rendre vivant, visible. Et le codage, c’est comme tout, ça s’apprend. Ou ça se paye (cher), en engageant un développeur.
L’incubateur aixois Les Premières Sud Provence Côte d’Azur, qui a aussi des antennes dans les Alpes-Maritimes, a compris cette problématique pour les femmes qui veulent lancer leur entreprise. Avec "Elle est fada du NoCode en Méditerranée", Les Premières Sud fait sauter la barrière digitale.

Bootcamp d’un mois

Trente entrepreneures en devenir ont été sélectionnées en Région Sud pour intégrer ce bootcamp d’un mois qui leur fera découvrir comment, grâce au digital, elles feront décoller leur entreprise. "Seulement 12% des startups de la French Tech sont fondées par des femmes, c’est trop peu. Isabelle Campagnola-Savon, conseillère régionale déléguée à l’Économie a apporté son soutien à cette initiative qu’elle encourage. Ayez confiance mesdames, sachez que les entreprises qui réussissent le plus après trois ans d’existence, sont celles dirigées par des femmes. Alors osez!"
Tout comme Christophe Roux, le responsable entrepreneuriat pour Bpifrance, qui est venu expliquer à cette première promotion de "fadas" qu’il ne fallait pas non plus avoir peur de pousser la porte d’une banque. "Vous ne serez jamais seules avec Bpifrance. N’ayez aucun scrupule à faire financer votre projet. Nous serons impliqués à 100 % dans votre aventure." Remontées à bloc nos entrepreneures? Ça oui!

Motivation et Doliprane

Un mois de formation dont une semaine complète en présentiel. Auprès de Bubble à Marseille, avec le cofondateur Emmanuel Straschnov, qui a levé cet été 100 millions de dollars pour ce concept: créer des applications mobiles sans savoir coder. À Nice, la société Epitech, école informatique en place depuis 23 ans, se chargera de nos entrepreneures, lancées par le fondateur Damien Lallement. "Nous n’allons pas vous lâcher, vous allez voir nos têtes 6 heures par jour, en physique ou en vidéo, alors prenez un Doliprane, tout va bien se passer. Rires. Vous allez découvrir de nouvelles logiques, que le but n’est pas de créer un produit mais que les gens l’achètent parce qu’ils en ont besoin. À la fin de la formation, vous verrez, il y aura un miracle!"
On se croirait dans un show à l’américaine et c’est un peu ça. Une formation d’un mois pour monter son projet en digital sans connaître une seule ligne de code, ça ressemble fortement à un miracle. Et on ne voit ça que chez Disney. D’habitude…

De l’idée au miracle

Avec la surmotivation de nos neuf candidates des Alpes-Maritimes, nul doute que les rêves deviennent réalité. Sonia Alvarez, Menaïs Bruant-Solska, Catherine Comino, Alizée Couttet, Julie Deslypper, Priscilla Stanley, Emma Gojon, Fanny Guevara et Virginie Lemains ont chacune, dans leur tiroir depuis plus ou moins longtemps, un projet en gestation. Elles ont entendu parler de ce bootcamp et sont toutes ravies d’avoir été sélectionnées pour y participer. Une appli pour s’entraider entre mamans solos, une autre pour végétaliser vos bureaux, ou pour connaître le vétérinaire ou autres praticiens disponibles à l’instant T pour votre animal, un site pour rendre votre restaurant family friendly, ou gérer de façon rapide et efficace le risque chimique en entreprise... De belles idées qui ne demandent qu’à éclore.
Le coprésident de la French Tech Côte d’Azur, César Camy, a salué cette formation accessible à toutes. "Aux États-Unis, un emploi sur deux est issu du numérique. En France, c’est un sur deux cents. Ce genre de formation, je dis oui, d’autant qu’elle est destinée aux femmes et qu’elles ne sont pas assez représentées dans nos métiers." Et Magali Altounian pour la Ville de Nice et la Métropole Nice Côte d’Azur de rappeler "N’hésitez pas à venir nous voir. Le rôle d’une collectivité c’est aussi la mise en relation. Nous sommes partenaires d’un fonds d’investissement à hauteur d’1 ME." À bon entendeur. Avec des partenaires comme, Bubble, Orange et Engie qui remettra en janvier un prix au projet le plus prometteur, finançant un accompagnement de six mois par l’incubateur Les Premières Sud, on souhaite une belle réussite à ce projet qui finalement, n’a rien de fada.

lespremieressud.com/

 

Une appli pour verdir les bureaux, ensemble

Menaïs Bruant-Solska, 21 ans, titulaire d’un master en management général, souhaite améliorer la qualité de vie au travail en végétalisant les bureaux. Des plantes et murs végétaux qui seraient entretenus par les salariés, sollicités de façon aléatoire via une application mobile. Triple bénéfice: "Pour la société qui peut à la fois renforcer sa marque et employeur et faire revenir ses employés en présentiel; pour les employés qui s’impliquent dans leur univers de travail et pour les pépiniéristes locaux qui fourniraient les entreprises."

Menaïs Bruant-Solska veut verdir vos bureaux, de façon agile. D.R..

Elle veut rendre votre resto family friendly

Virginie Lemains, community manager, a créé une page Instagram 123.petits.pois pour s’adresser aux nouveaux parents. Dans la continuité de cette initiative, elle souhaite aider les restaurants à être davantage « family friendly », autrement dit, attrayants pour les familles, surtout les enfants. "Ce concept permet au restaurant de se démarquer, mais aussi de remplir davantage les premiers services (souvent boudés) parce que les enfants mangent plus tôt."
Sa société n’est pas encore montée et le site et l’application mobile pas encore créés mais déjà, elle a signé avec un premier restaurant de Cagnes-sur-Mer. "L’idée c’est d’avoir un espace dédié aux enfants, de mettre à disposition des coloriages, des bavoirs jetables, des cadeaux en période de vacances scolaires, etc." Novice en codage, pour elle cette formation "vaut de l’or!"

Virginie Lemains apprend à développer son appli mobile pour rendre vos restos attractifs pour les familles. D.R..

Offre numérique MM+

...

commentaires

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.