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Monaco en mission dans un Brésil en crise

Mis à jour le 06/04/2016 à 05:10 Publié le 06/04/2016 à 05:10
Le vice-président de la Fecomercio de São Paulo et le président de la Monaco Chamber of Commerce, Michel Dotta, ont signé un accord de coopération.

Le vice-président de la Fecomercio de São Paulo et le président de la Monaco Chamber of Commerce, Michel Dotta, ont signé un accord de coopération. A. C.

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Monaco en mission dans un Brésil en crise

46 dirigeants emmenés par le Monaco Economic Board au Brésil ont rencontré, lundi à la chambre de commerce de São Paulo, leurs homologues brésiliens. Enjeu : faire du business malgré la crise

Le Brésil et Monaco. Deux mondes. Un géant terrassé par une crise historique et un Petit Poucet à l'insolente bonne santé économique. C'est, en substance, ce qu'ont ressenti les chefs d'entreprise monégasques et brésiliens en assistant à la présentation des économies de leurs pays respectifs, lundi matin à la Fecomercio de São Paulo, la chambre de commerce de cette ville de 13 millions d'habitants, qui compte elle-même la bagatelle d'1,8 million d'entreprises adhérentes. En comparant les principaux indicateurs qui décrivent l'état de santé d'une économie, tous au vert à Monaco et dans le rouge au Brésil.

Et même en visionnant les films promotionnels exposant les atouts de chacun des pays : éclatant de couleurs et d'ambition pour Monaco, en noir et blanc et ne portant guère à l'optimisme pour le Brésil. Signe, toutefois, que les uns et les autres avaient très envie de se rencontrer, cette rencontre a fait salle comble.

Les 46 dirigeants Monégasques, représentant 24 entreprises et institutions, venus dans les valises du Monaco Economic Board (MEB, l'ex-CDE) et leurs homologues de São Paulo présents en grand nombre étaient réunis pour découvrir les opportunités de business qu'offrent le Brésil et Monaco. Avant de se rencontrer en fonction des affinités économiques, de nouer contact autour d'un déjeuner et d'envisager de travailler ensemble.

Méthode Coué

Tout au long de cette matinée où ces dizaines de patrons ont fait connaissance avec le potentiel économique de l'autre pays, la crise que traverse le Brésil est revenue en permanence.

« Je ne vais pas approfondir le sujet de la crise économique et politique, a commencé Fabio Pina, économiste à la chambre de commerce de São Paulo. Je veux juste rappeler que le Brésil compte plus de 200 millions d'habitants, que son économie est complexe mais que la crise peut se résoudre dans trois mois ou dans deux ans. »

En clair, lorsque le pays aura retrouvé une stabilité politique. Sous-entendu, après le départ de Dilma Roussef, la présidente du Brésil poussée vers la sortie depuis des semaines, qui peut intervenir très vite ou à l'issue de son mandat.

Mais le message que Fabio Pina a tenu à adresser aux entreprises monégasques est gonflé d'optimisme, emprunté à la méthode Coué : « La situation ne durera pas une éternité. Les entreprises travaillent sur le long terme. La taille de l'économie brésilienne fait que ça va changer d'ici 2017. » Et de rappeler un peu plus tard, après avoir commenté des tableaux de chiffres : « Le moment est mauvais, les indicateurs sont en chute dans l'industrie, le commerce, l'agro-business. Mais avec une économie de 1000 milliards de dollars et 200 millions d'habitants, le destin du Brésil est à la croissance. »

« Crise inédite »

Pour convaincre son auditoire monégasque, le même économiste assure que « le Brésil est un bon marché, il représente une bonne affaire ». Le patron de la Fecomercio internationale embraye : « Le Brésil est la 7e économie mondiale. La crise politique va finir un jour ou l'autre. Pensez le Brésil à long terme. Nous sommes là pour vous aider à faire des affaires. » Christian Lohbauer, docteur en sciences politiques, fait même un pari, celui de 2020 : « Cette crise est inédite depuis les années trente mais le pays n'est pas à l'arrêt. Les institutions fonctionnent, en toute indépendance notamment pour lutter contre la corruption. Tout rentrera dans l'ordre après les prochaines élections. »

Un message entendu par les entrepreneurs de la Principauté, notamment par Michel Dotta, le président du MEB (lire ci-dessous).

Après avoir présenté Monaco, son tissu économique, ses atouts et sa bonne santé, et avant de signer un accord de coopération entre les deux chambres de commerce, le patron du MEB a confié aux Brésiliens : « Votre situation économique est difficile, votre pays souffre. Dans ces moments-là, les amis doivent être présents. Nous avions promis de venir en mission économique chez vous, à São Paulo. Nous sommes là. » Et dans un sourire, alors que le prince Albert II venait de rejoindre les chefs d'entreprise, Michel Dotta a lancé : « N'hésitez pas, aussi, à exporter vos joueurs de foot pour que l'équipe de Monaco soit encore plus performante. » À un moment ou à un autre, on parle toujours de foot, au Brésil.

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