Magnets, casquettes, cartes postales... les objets souvenirs ont-ils eu la cote cet été à Monaco ?

Cet été, les touristes étaient nombreux en Principauté avec, pour la majorité d’entre eux, l’envie de ramener un petit souvenir de leur passage sur les terres monégasques dans leurs valises.

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Kévin Sanchez Publié le 07/09/2022 à 08:04, mis à jour le 07/09/2022 à 10:00
Cet été le Tote bag a été la star incontestée des boutiques de souvenirs. Photo Sébastien Botella

Les vacances d’été sont terminées, mais pour les faire durer encore quelques jours en rentrant chez soi, certains vacanciers aiment bien ramener un ou plusieurs souvenirs dans leurs bagages. Magnets, casquettes, boules à neige et objets en tout genre, la marchandise, de plus en variée, a connu son petit succès en Principauté après deux années plus compliquées à cause de la crise sanitaire.

"Par rapport aux années Covid c’était une bonne saison, voire au-dessus. À partir du Grand Prix, on est resté dans une continuité jusqu’à maintenant. Ça s’est bien calmé depuis le week-end dernier et la rentrée. On retrouve des journées normales, beaucoup plus calmes", confie une vendeuse qui officie au tabac Saint-Devote.

Les incontournables chapeaux et casquettes ont été particulièrement plébiscités Photo Sébastien Botella.

Des achats plaisir mais surtout pratiques

Cette année, les must have ont été bousculés par l’arrivée de petits nouveaux comme les Tote bags. Ces sacs en toile souple, faciles à transporter et réutilisables à souhait, sont souvent fabriqués à base de matériaux recyclés. Un achat qui s’inscrit dans un effet de mode et une démarche écoresponsable. Un article personnalisable à souhait, comme les mugs aux couleurs de la Principauté et autres gourdes qui ont parfois été victimes de leur succès chez certains commerçants.

Avec les épisodes de fortes chaleurs qui ont touché le pays, les éventails et casquettes ont fait partie des souvenirs pratiques plébiscités par les touristes. Et une casquette a fait son petit effet. C’est bien sûr celle du héros local Charles Leclerc, en rupture de stock dans plusieurs boutiques comme dans le quartier de la Condamine. "On n’a plus rien de Charles Leclerc. On nous en demande tout le temps", explique un autre vendeur.

Si les produits à l’effigie de Max Verstappen et Lewis Hamilton ne sont pas en reste, cette année un autre pilote a été particulièrement plébiscité, Sergio Pérez. Et pour cause, vainqueur du Grand Prix de Monaco en mai, le Mexicain a fait déplacer la communauté hispanique, curieuse de découvrir la terre des exploits de son champion.

Une clientèle sud-américaine très présente au mois de juillet, comme les Nord-Américains, les Britanniques, les Asiatiques et les Espagnols. Des vacanciers qui ont fait place aux touristes français au mois d’août. "Ça a été une bonne saison par rapport aux années d’avant et le fait qu’il n’y ait pas eu de Grand Prix. C’était complètement mort [en référence aux deux dernières années N.D.L.R]. Les gens viennent pendant le Grand Prix et reviennent plus tard pendant leurs vacances", décrit un vendeur de la boutique Formule 1.

Sans oublier les cartes postales qui ont rencontré un succès monstre. Photo Sébastien Botella.

Un panier moyen en baisse?

Si l’optimisme est de rigueur chez la majorité des vendeurs de souvenirs aux abords de la place du Palais, certains sont moins emballés. "Le panier moyen est très très bas, entre 7 et 10 euros. Avant on arrivait à faire des clients entre 20 et 30 euros. C’est la conjoncture qui est comme ça. Tout change. L’objet souvenir a toujours une importance pour les gens mais ce n’est pas une priorité. Juste une petite pensée. Dans quelques années il y en aura beaucoup moins", prédit un commerçant de la boutique Le coin du souvenir.

Symbole de ce phénomène, les objets les plus écoulés par les vendeurs restent les indétrônables cartes postales, magnets, et autres souvenirs imagés. Un constat qui se vérifiait encore récemment dans la boutique de souvenirs du Musée océanographique lors d’une discussion captée entre Marguerite et sa fille avant de se rendre à la caisse avec une carte postale à la main: "Tu veux autre chose? Non c’est bon… J’ai pris des photos avec les yeux ça me suffit".

Une tendance que l’on retrouve dans la majorité des commerces de souvenirs même si l’optimisme reste de mise: "On est en train de revenir comme à la belle époque. Ce n’est pas encore ça, mais ça va revenir petit à petit".

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