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Mademoiselle Vernis polit sa stratégie en centres-villes

Ecaillé par la Covid, le concept de bar à ongles dans les aéroports de Mademoiselle Vernis se réinvente. C’est dans des boutiques de centre-ville que la marque plante ses griffes. À l’instar de celle, toute récente, de Cannes.

K.Wenger Publié le 20/01/2022 à 10:50, mis à jour le 20/01/2022 à 11:04
Sandrine Guirao et Ophélie Bader (à gauche)dans la toute nouvelle boutique rue Macé à Cannes. (Photo K.W.)

Pragmatique et réaliste, Sandrine Guirao l’est assurément. Dès les années 2010, l’Azuréenne – elle est de Gilette dans l’arrière-pays niçois – pressent l’essor des bars à ongles. Cette diplômée de HEC Montréal quitte alors le monde de la finance pour passer un CAP d’esthétique.

En 2014, elle installe un premier chariot proposant des manucures express à l’aéroport de Nice avant de dupliquer le concept à Lyon, Toulouse, Bâle, Luxembourg ainsi que dans des centres commerciaux comme Cap 3000 ou Carrefour Antibes.

C’est ce même pragmatisme face à la baisse drastique du trafic aérien qui l’a incitée à revoir sa stratégie et à cibler des boutiques uniquement dans les Alpes-Maritimes comme celle ouverte à Cannes en décembre.

Le service

Mademoiselle Vernis, c’est la promesse de jolis mains et pieds pour les femmes comme pour les hommes. "On propose tous les soins, avec ou sans rendez-vous que ce soit le vernis classique, naturel, du semi-permanent et, bien sûr, des prothèses ongulaires", détaille la jeune femme qui emploie une vingtaine d’esthéticiennes.

La plus-value

"Mademoiselle Vernis, c’est un service premium utilisant des marques de vernis haut de gamme – comme OPI, numéro un mondial des produits professionnels pour les ongles – mais avec des tarifs accessibles", résume Sandrine Guirao. Le marché de l’onglerie étant saturé et extrêmement concurrentiel, il est nécessaire "d’être meilleur que les autres, de se démarquer avec des points de vente chaleureux, à la fois classe et cocooning, une identité visuelle très reconnaissable et surtout des soins de qualité grâce à la mise en place de protocoles très exigeants".

 

L’investissement

"La pandémie a fait chuter notre chiffre d’affaires de 70% dans les aéroports et de 30% dans nos points de vente azuréens", calcule la dirigeante. En attendant que le trafic aérien redécolle et que ses chariots à ongles aux aéroports de Lyon et Toulouse retrouvent leur clientèle de voyageurs, Mademoiselle Vernis a tracé une feuille de route très locale: "Ouvrir des boutiques uniquement dans les Alpes-Maritimes, fini la France et l’étranger!", s’exclame-t-elle.

Ce qui lui permettra, espère-t-elle, de reconstruire son chiffre d’affaires en 2022 et de retrouver l’année suivante un niveau d’avant-Covid, soit 600k€.

Le défi

"La clientèle est devenue volatile", regrette Sandrine Guirao qui attribue ce changement d’habitude aux confinements à répétition et à un pouvoir d’achat en berne. Et l’entrepreneure très présente sur Instagram de s’appuyer sur les influenceuses locales pour endiguer la tendance, même si, admet-elle, "il est difficile de quantifier le taux de retour".

Les clients ne sont pas les seuls à être primesautiers : recruter de bons équipiers est aussi devenu compliqué.

L’objectif

En attendant un retour à la normale, la jeune dirigeante qui attend un heureux événement va se servir des 150k€ obtenus via différentes aides, fonds de solidarité et PGE pour pérenniser et optimiser ses quatre points de vente.

 

"J’en ai déjà utilisé 100K€ pour acheter le pas-de-porte de la rue Macé à Cannes et le reste ira à l’embellissement de la boutique niçoise et au réaménagement des corners du Carrefour Antibes et de Cap 3000."

Une tâche qui l’occupera toute cette année afin d’être prête dès 2023 à "réaliser une belle ouverture par an, voire plus selon les opportunités".

Pour que Mademoiselle soit à nouveau vernie.

> mademoisellevernis.fr/

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