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L’Oustau de Camille, l’apéro bio et bon comme à la maison

L’Azuréenne L’Oustau de Camille qui a développé deux gammes bio et végétales pour l’apéro lance un crowdfunding pour se faire – mieux – connaître.

K.Wenger Publié le 06/05/2022 à 18:35, mis à jour le 06/05/2022 à 18:35
L’Oustau – qui signifie foyer en provençal – de Camille porte bien son nom. C’est à son domicile que la cuisinière-créatrice a inventé et testé toutes les recettes. (Photo K.W.)

L’idée

L’apéro? Un moment sacré pour les Français qui veulent plus que des chips et des "cahuètes".

Bonne nouvelle, Camille Verney-Carron qui a fondé en mai 2019 à Antibes L’Oustau de Camille, revisite cet instant de convivialité avec ses gammes de neuf pâtes à tartiner et de trois crackers.

Leur spécificité? "Elles sont végétales, bio et utilisent des légumes et produits locaux", explique celle qui a été traiteur pour entreprises à Paris pendant huit ans et qui vient de démarrer une campagne de crowdfunding, "étape nécessaire au développement de la startup".

Les produits

Pendant plus de six mois, Camille Verney-Carron, formée à l’école de cuisine d’Alain Ducasse, a conçu et testé des recettes inspirées du terroir méridional. Que des ingrédients issus de l’agriculture biologique, pas d’additif, de colorant, ni de conservateur.

 

C’est pour garantir des produits sains, sûrs et d'une qualité constante que la cuisinière a choisi de se faire accompagner par le Centre régional d’innovation et de transfert de technologie (CRITT) et le Centre technique agroalimentaire (CTCPA) d’Avignon.

Dans ses créations: des farines aux saveurs méridionales, des graines, de l’huile d’olive et du sel pour les crackers. Rien que des légumes, des herbes, un peu d’huile d’olive et de sel pour les tartinables.

Ainsi sa tapenade est 100% végétale: "Il n’y a pas d’anchois, que des olives bio" et pour éviter la rupture de stock, faute d’une filière française suffisamment importante, la startuppeuse a dû préacheter la récolte.

La plus-value

Manger sainement, partager et se régaler. C’est autour de ces trois piliers que Camille Verney-Carron a bâti le concept de son Oustau.

"L’apéritif est un moment déstructuré et libre durant lequel les gens veulent innover et sortir des sentiers battus. En cela, le confinement m’a aidée car les Français ont redécouvert le goût du bon et du local."

 

Désireuse de limiter l’impact sur l’environnement à son échelle, la dirigeante a choisi des emballages recyclables pour ses tartinables et poste des idées de recettes sur Internet pour réutiliser les restes d’un bocal ouvert à l’apéro.

Outre le site e-commerce, L’Oustau de Camille est disponible dans les épiceries fines, les magasins bio ainsi que sur des places de marché comme Ankorstore qui "nous ont permis de nous développer partout en France mais aussi à l’étranger, notamment en Belgique, Allemagne et Irlande où nos crackers sont vendus en vrac".

L’investissement

Lancé avec 80k€ de fonds propres et un emprunt bancaire de 50k€  cautionné par le Fonds européen de développement régional (Feder), L’Oustau de Camille a réalisé 60k€  de chiffre d'affaires en 2021 et devrait avoisiner les 150/200k€  cette année.

Sa dirigeante qui vient de recruter un alternant a démarré un crowdfunding de 10k€  sur Ulule pour mieux faire connaître la philosophie, élargir sa gamme de pâtes à tartiner et " financer notre logistique avec DSL, un nouveau partenaire niçois, afin d’optimiser les envois de nos commandes".

Toujours dans cette optique de développement, la startup qui fait fabriquer quatre de ses tartinables et conditionner ses crackers par l’Esat La Bastide à Châteauneuf-de-Grasse, met en place en parallèle un partenariat avec une conserverie bio vauclusienne.

Le défi

La campagne de financement participatif permettra d’"enrichir la gamme de trois nouvelles pâtes à tartiner: deux “classiques” et une originale, un houmous à base de lentilles corail". La difficulté étant pour la créatrice de rester local car il n’y a pas de filière française.

"Heureusement, nous avons trouvé un partenaire avec la coopérative Fermiers de Provence à Manosque…"

 

Même topo pour la gamme aux amandes qu’elle voudrait développer, "ce superaliment qui coche toutes les cases du végétal, du local et du bon pour la santé. Je suis en train de chercher un fournisseur. Peut-être en Sicile."

L’objectif

Camille Verney-Carron veut faire de son Oustau une marque incontournable de l’apéritif. En renforçant sa présence dans des boutiques mais aussi les bars et hôtels.

Elle mise sur son tout récent référencement au sein du pôle Épicerie fine du distributeur France Boissons pour y parvenir. Au nombre de ses projets de développement figure aussi le vrac.

En attendant, son cracker sarrasin-seigle-olives noires-graines de fenouil est en lice pour le trophée Les Épicures du salon Le Monde de l’Épicerie fine qui se tiendra en juin à Paris. 


> https://loustaudecamille.com et https://fr.ulule.com/l-oustau-de-camille/#sponsors

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