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Logements, transports : France et Monaco main dans la main

Mis à jour le 16/11/2017 à 05:23 Publié le 16/11/2017 à 05:23
Près de deux heures de conférence animées par six intervenants ont dressé un tableau de la double problématique transports et logements des actifs de la Principauté.

Près de deux heures de conférence animées par six intervenants ont dressé un tableau de la double problématique transports et logements des actifs de la Principauté. J.D.

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Logements, transports : France et Monaco main dans la main

Alors que la Principauté continue de créer quelque mille emplois par an, les politiques et chefs d'entreprise monégasques et français envisagent des projets communs

Nous sommes à la croisée des chemins. Monaco est condamné à la croissance. Les infrastructures de transport n'ont pas suivi la progression des salariés. À sa mise en service en 1999, la gare de Monaco voyait transiter 3 millions de passagers. Ils sont maintenant le double ! Les salariés se plaignent des transports. De plus, il doit y avoir un plan de reconstruction majeur. Les administrations monégasques et françaises doivent en avoir conscience. Ca passe par le transport et le logement. C'est là que les efforts principaux doivent se faire. Ce n'est pas un problème d'argent il faut libérer les droits à bâtir pour que l'on travaille tous ensemble. Nous sommes un bassin d'emploi on veut devenir un bassin de vie. »

70 000 salariés en plus en 2050

Philippe Ortelli, président de la Fédération des entreprises monégasques (FEDEM) veut aller de l'avant. Franchement de l'avant. Lors d'un débat à l'Auditorium Rainier-III, dans le cadre du Monaco Business 2017, plusieurs acteurs économiques et politiques, français et monégasques, se sont réunis pour expliquer leurs problèmes et leurs solutions en matière de transports et logements des actifs.

Thierry Poyet, conseiller national, président de la commission Intérêts Sociaux et Affaires Diverses, souligne en effet que l'a progression du nombre d'actifs est de 2,5 % par an. Et quelques chiffres peuvent inquiéter : « C'est donc 12 000 pendulaires en plus en 2025 ; 70 000 en plus en 2050… »

Mais Monaco continuera à créer de l'emploi si des solutions sont trouvées pour loger et permettre des conditions de transports acceptables… « La problématique est externe à la principauté. Il va falloir voir tous les acteurs économiques : communes, département, région, État. Nous n'avons pas le choix. C'est l'équation à résoudre si nous voulons rester attractifs. »

Or, il semble que le seuil critique approche. Est-ce que cela vaut vraiment la peine de travailler 39 heures et de faire trois heures de transport par jour ? « Les contraintes deviennent supérieures aux avantages immédiats », souligne Renaud Durand, président du Syndicat des Entreprises de prestations de services et de personnel intérimaire.

Un maillage d'actions

Il n'y a pas de solutions miracles, mais « un maillage d'actions », note Séverine Canis-Froidefond, directeur de la Prospective, de l'Urbanisme et de la Mobilité. Parmi elles : « le télétravail qui est un vrai levier », mais aussi les crèches multisociétés, des navettes de bus et maritimes, le covoiturage,...

La problématique du transport est également celle des communes limitrophes.

Invité de cette conférence, Gérard Spinelli, maire de Beausoleil depuis 1989, a noté :

« En terme d'emploi, 80 % de notre population active travaille à Monaco. Les salariés se déplacent pour 25 % d'entre eux en deux-roues, 25 % en voiture, 14 % transport en commun et 33 % à pied. » Le maire est très favorable aux déplacements « propres ». « Le nombre de gens qui circulent à pied pour se rendre à Monaco pourrait être bien plus important. Nous nous sommes lancés dans un programme d'ascenseurs publics et avons l'ambition de monter jusqu'au Riviera palace. Nous aimerions étendre l'offre avec l'aide de Monaco. Nous sommes très demandeurs. » Gérard Spinelli insiste également sur quatre parkings de dissuasion qu'il serait possible d'envisager, sur l'offre de bus qui, si « le service exceptionnel à Monaco », manque cruellement dans les communes limitrophes. Et d'évoquer une dernière idée : l'éco-quartier. « Je suis maire d'une ville française mais je suis un quartier de Monaco. Pourquoi pas construire la ville dans la ville ? Pourquoi pas un éco-quartier ? Nous serions très partants. C'est très complexe à monter. »

Mais il n'y aurait moins de problèmes de transports s'il y avait davantage de logements pour actifs. « La ville dispose de mille logements sociaux, auxquels s'ajoutent 200 logements dont Monaco est propriétaire et loués aux actifs de la principauté », explique Gérard Spinelli. Mais le maire est attentif au bien-être des Beausoleillois : « Il faut augmenter la qualité de vie de la population. On doit parler d'urbanisation. »

Alors Philippe Ortelli voit plus loin ; beaucoup plus loin même… Lui espère 4 à 5 000 appartements créés à Cap-d'Ail, et pas moins de 10 000 à Beausoleil… « Monaco et les communes limitrophes doivent trouver un accord pour le logement des actifs. »

Et Thierry Poyet d'insister : « On est tous ensemble dans le même bateau. Monaco a déjà investi dans la sortie d'autoroute à La Turbie, l'extension des quais de Nice-Riquier, l'élargissement du boulevard du Tenao,... Il faut aller plus loin. C'est un autre Monaco qui se dessine. »


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