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L’hôtel Hermitage a enfin rouvert, les trois palaces de Monaco prêts pour l'été

Mis à jour le 08/07/2020 à 18:42 Publié le 08/07/2020 à 18:42
Après 100 jours de fermeture, l'Hermitage reprend du service.

Après 100 jours de fermeture, l'Hermitage reprend du service. Photo Jean François Ottonello

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L’hôtel Hermitage a enfin rouvert, les trois palaces de Monaco prêts pour l'été

Dernier palace de la Principauté à avoir repris du service, l’hôtel a rouvert le 1er juillet après plus de cent jours d’inactivité, propices à quelques rénovations et à de nouveaux projets

Il se sera fait attendre… Parmi les trois palaces de la Principauté, l’hôtel Hermitage est le dernier à avoir repris son activité. C’était le 1er juillet. Un temps de réflexion, après plus de 100 jours en sommeil forcé, pour voir quelle serait la teneur de la saison estivale.

« Nous n’avions pas beaucoup de réservations pour les premiers jours, mais suffisamment pour permettre l’ouverture », note le directeur général, Louis Starck, qui observe une montée en puissance attendue après le 14 juillet. « Pour le mois d’août, les réservations sont déjà nombreuses. Et l’intérêt est fort de clientèles pas encore autorisées à voyager en Europe, comme celles de Russie ou du Moyen Orient. Nous espérons que la situation évoluera positivement. »

Une période révélatrice de talents

L’arrêt forcé a permis à l’hôtel un nettoyage de printemps nécessaire pour l’entretien des peintures, des parquets, de plusieurs équipements.

En coulisses, le directeur général assure que la période a été aussi révélatrice de talents dans l’équipe. « Beaucoup ont fait preuve d’adaptabilité, de créativité pour continuer à échanger avec les nouvelles technologies, se donner les moyens pour travailler. Les équipes étaient mobilisées pour rouvrir dans les meilleures conditions et nous avons entretenu le lien individuel avec nos meilleurs clients, pas de manière commerciale, mais pour prendre de leurs nouvelles. »

Et aussi leur parler des nouveautés. Hormis l’entretien, l’hôtel prépare, en 2020, des changements gastronomiques. Le chef Benoit Witz, parti au Monte-Carlo Beach, rouvrira donc le restaurant Vistamar le 17 juillet avec une formule bistrot chic le midi, et gastro chic le soir.

« Nous gardons l’ADN du Vistamar, mais dans une ambiance plus relax, pour bénéficier de cette terrasse qui est l’un des plus beaux points de vue de la Principauté », souligne Louis Starck.

Qui n’exclut pas d’autres surprises…

Yannick Alléno en invité

« Les projets de grande ampleur sont arrêtés compte tenu des circonstances et de cette saison exceptionnelle. Le Covid nous oblige à une pause, mais les idées continuent pour faire bouger les lignes. » Il n’y aura pas de cuisine libanaise au programme cette année, comme l’an passé.
Mais la première surprise est la venue, pour une soirée exceptionnelle, le 21 juillet, du chef triplement étoilé Yannick Alléno qui cuisinera à l’Hermitage pour un dîner d’exception. Les réservations sont ouvertes !

Fatima Tornatore a protégé le bâtiment pendant son confinement

Fatima Tornatore, directrice technique de l'établissement.
Fatima Tornatore, directrice technique de l'établissement. Photo Jean François Ottonello

La baisse d’activité pendant le confinement, elle n’a pas connu. Fatima Tornatore est la directrice technique de l’établissement depuis bientôt dix-sept ans. Un palace qu’elle connaît comme sa poche et auquel elle apporte une attention quotidienne. « Cet hôtel est dans mon ADN, dans mon cœur », assure-t-elle.
Et elle ne l’a pas laissé tomber. Dès la mi-mars et les chambres vidées de leurs clients, Fatima et son équipe ont été les seuls membres du personnel à occuper les lieux. Avec un objectif : maintenir l’hôtel à son niveau et assurer son entretien. « Le lendemain de la fermeture, j’étais là comme si de rien n’était et je suis venue tous les jours. »

Fatima supervise alors des travaux compliqués à faire lorsque le palace est en activité : notamment reprendre toutes les dorures du lobby, du salon Eiffel, de la marquise sur le perron. « Nous avons aussi fait de la peinture, de la plomberie, l’entretien des jacuzzis. Nous sommes allés dans les détails. Le bâtiment a un âge certain, nous ne sommes jamais à l’abri d’une fuite. »

Tout le personnel technique s’est mobilisé pour mettre à profit cet arrêt forcé. « Nous sommes une équipe très soudée, on travaille en famille. Certains avaient des problèmes pour venir car il n’y avait plus de train le soir avec le couvre-feu. Nous avons trouvé des solutions pour ajuster nos horaires et pour que le bâtiment ne souffre pas du manque de personnel », détaille Fatima.

Avec une obsession : maintenir l’Hermitage à flot. « Je voulais qu’on sache que le bâtiment était seulement en train de dormir, pas de mourir. J’avais la sensation de vouloir défendre mon établissement. »

Alors, le jour de la réouverture, elle a été heureuse de le voir reprendre vie, comme si de rien n’était. « La magie de l’Hermitage est revenue d’un coup, comme si rien ne s’était pas passé. Les clients étaient là, le personnel aussi, la seule différence avec avant, c’est le port du masque. »

Géraldine Carnus est ravie de retrouver les clients

Géraldine Carnus, depuis 15 ans concierge à l'Hermitage.
Géraldine Carnus, depuis 15 ans concierge à l'Hermitage. Photo Jean François Ottonello

Par essence, elle a un métier impossible à envisager en télétravaillant. Géraldine Carnus est concierge depuis quinze ans à l’hôtel Hermitage. Aux petits soins des clients pour les conseiller, les renseigner, les assister. Au fil des années, le lien se tisse avec les fidèles qui ont leurs habitudes dans le palace. « Ce sont ces clients habitués qui ont été les premiers à réserver. Et quand nous nous sommes revus, même au travers du masque, nous avons vu les sourires, explique-t-elle. Nous sommes ravis de les retrouver, qu’ils soient en pleine santé, c’est formidable. Ça donne une belle motivation. »

De quoi faire oublier les jours d’arrêt de l’activité. « La fermeture, c’était très triste, se souvient Géraldine. L’Hermitage, c’est notre deuxième maison, et c’est très particulier de voir un hôtel fermer. » Pendant le confinement, le lien n’a jamais été rompu. « L’essence de notre métier de concierge, c’est de savoir si les gens ont besoin d’aide. Sans activité, nous ne pouvions pas le faire avec nos clients, alors nous l’avons fait entre collègues. Pour garder le contact dans nos équipes, savoir si tout le monde allait bien. C’était une façon de tenir le coup », raconte-t-elle.

Tenir le coup en attendant la réouverture du 1er juillet. Quelques jours avant la date, les équipes ont d’abord dû se familiariser aux nouvelles contraintes sanitaires. « Nous sommes revenus avant la réouverture pour nous imprégner des nouveaux gestes à appliquer, les intégrer pour les communiquer à nos équipes, qu’il n’y ait pas d’appréhension et que les règles soient bien mises en place pour qu’elles soient efficaces. »


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