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Les ventes aux enchères d'Artcurial débutent ce lundi à Monaco

La maison de ventes aux enchères a pris ses quartiers d’hiver à l’hôtel Hermitage pour disperser une série de lots prestigieux. En espérant atteindre les résultats importants de l’été dernier.

Cédric Verany Publié le 17/01/2022 à 08:30, mis à jour le 18/01/2022 à 14:22
À gauche: les crocodiles dessinés par Christian Dior, pour une cliente ou pour un défilé à l’époque? L’histoire ne le dit pas, mais les bijoux, de retour dans la tendance, devraient trouver preneurs. À droite: la montre de poche Vacheron en platine, diamant et rubis. (Photos Cyril Dodergny)

Les cadeaux de Noël sont déjà passés… mais en ouvrant ce matin ses ventes d’hiver, la maison Artcurial – installée dans les salons de l’hôtel Hermitage – espère à nouveau susciter l’envie. Et rejoindre les scores importants de sa vente estivale de juillet dernier. Au programme cette fois, bijoux, montres et sacs de luxe en six vacations jusqu’à mercredi.

Acte I, ce lundi dès 11 heures avec d’importantes vacations de joaillerie. Toutes les grandes signatures sont représentées et une pluie de diamants habite les vitrines. Le plus imposant? L’ultime lot de la vente: un diamant de cinq carats taille émeraude, fruit du travail de Marchak, un joaillier russe installé en France qui a imaginé cette bague en argent, émeraudes et diamants. Estimation: 180.000 à 250.000 euros. Une pièce exceptionnelle somme toute "classique" au regard des modèles plus originaux qui composent la vente.

Le come-back des années 1980

"Les créations des années 80 reviennent à la mode, elles qui n’étaient plus désirées dans les ventes aux enchères il y a quelques années. On ne voulait que de l’intemporel, de l’Art Déco", décrypte Julie Valade, directrice du département joaillerie d’Artcurial, "mais on revient à de vraies pièces de joaillerie, plus colorées, avec du pep’s. C’est aussi intemporel mais moins ostentatoire".

Exemple: une parure Van Cleef en diamant et rubis ou le collier formant un ruban noué sur le cou (estimation 40.000 à 50.000 euros) devrait taper dans l’œil de certaines clientes. Ou bien la collection de bijoux vintage sortie des archives de la maison Repossi avec perles et montures garnies. Too much pour certains, tendance pour d’autres.

Remarquable également, une parure broche et bracelet représentant des crocodiles et dessinée par Christian Dior himself au milieu du XXe siècle. Une pièce unique, sur un thème mythique de la joaillerie, en or et émeraude estimée entre 35.000 et 55.000 euros.

 

Enfin, la vente compte aussi sur une sélection de bijoux d’artistes signés Cocteau, Max Ernst, des compressions de César ou un étonnant fume-cigarette taillé dans un os de renard, fabriqué par la maison Verdura et signé du surréaliste Salvador Dali. Estimation entre 6.000 et 8.000 euros.

Les montres du GIGN

À 18 heures, aujourd’hui, suivra une vente d’horlogerie de collection qui compte notamment le lot 327, une Rolex Submariner du dernier plongeur scaphandrier de la Comex, entrée à la Compagnie maritime d’expertises en 2008 jusqu’à la revente de la société en 2020. Le partenariat de tradition entre la Comex et Rolex a donné lieu à cette montre, estimée pour la vente entre 60.000 et 80.000 euros et cédée avec tout le matériel du jeune plongeur.

Dans un autre registre, la vente compte sur un modèle de Rolex Submariner édité pour les 40 ans du GIGN. "Seulement 120 exemplaires ont été réalisés et il s’agit de la dernière série de montres militaires produites par Rolex", détaille Marie Sanna-Legrand, directrice du département horlogerie, devant ce modèle automatique de 2013 qui pourrait atteindre les 80.000 euros.

Enfin, plus singulier, une montre de poche "fantastique, très imposante qui est une pièce unique en platine, diamant et rubis avec le mécanisme apparent", signé Vacheron au milieu des années 90 pourrait affoler les enchères. Estimation entre 100.000 et 150.000 euros.

Offre numérique MM+

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