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Les salariés d'Héli Air montent au créneau à Monaco

Mis à jour le 08/10/2015 à 08:39 Publié le 08/10/2015 à 08:37
AGENCE DE MONACO VUE GENERALE DE L'HELIPORT DE MONACO

Les salariés d'Héli Air montent au créneau à Monaco

Les 120 employés d’Heli Air se retrouvent pris dans la tourmente d’une guerre du ciel entre leur patron Jacques Crovetto et Monacair, société qui récupère la ligne régulière à partir du 1er janvier

Ils ne s'étaient pas encore exprimés alors que ce sont les premiers concernés. Les 120 salariés de la compagnie Héli Air Monaco - société de transport en hélicoptère qui vient de perdre l'exploitation de la ligne Monaco-Nice-Monaco - sont inquiets mais pas muets.

Et quand ils décident de prendre la parole, ce n'est pas pour dresser l'éloge de leur emblématique patron, Jacques Crovetto.

Le fondateur d'Héli Air tout à sa colère, s'est en effet exprimé à plusieurs reprises dans la presse afin d'affirmer que l'ensemble de ses employés étaient "unis" derrière lui et ne souhaitaient aucunement rejoindre la concurrence, "qui n'avait aucune expérience et ne leur fournissait aucune garantie".

Une position qui semble être soutenue par quelques cadres historiques mais qui est loin de faire l'unanimité.

>>RELIRE. La société monégasque HéliAir contre-attaque en justice

"Une transition sans encombre"

Le Syndicat des transports aériens a donc souhaité clarifier les choses: "Les salariés sont dans le flou et aimeraient que l'horizon se dégage enfin. Tout ce qu'ils souhaitent c'est la sauvegarde de leur emploi. Et pour ça, la transition doit se dérouler sans encombre. Le temps presse, le 1er janvier va arriver très vite!".

Car, une chose est sûre, Héli Air, en perdant la ligne régulière qui représente 50% de son chiffre d'affaires, ne pourra pas garder l'ensemble de ses salariés.

"C'est impossible!", même Jacques Crovetto en est conscient. Du côté de Monacair, Gilbert Schweitzer assure qu'il est en relation avec le gouvernement sur ce dossier et affirme encore une fois que "les salariés affiliés à la ligne seront bien repris".

Et ce, conformément à la loi. Ce qui représente environ 80 salariés, soit une quinzaine de pilotes, une soixantaine d'agents au sol, mécaniciens, commerciaux...

Mais à seulement 10 semaines du passage de relais, les discussions sont au point mort. Jacques Crovetto doit en effet fournir une liste de son effectif et divers documents nécessaires à la mise en route de cette ligne qui enregistre plus de 70.000 passagers par an et qui devra continuer coûte que coûte ce service à partir du 1er janvier.

Mais ce dernier argue que cette demande est "farfelue" et que les salariés "ne souhaitent pas aller à la concurrence qui n'offre aucune garantie".

Un employé, présent dans l'entreprise depuis de nombreuses années, s'insurge: "C'est inadmissible de retenir des informations. Il se sert de nous pour mettre la pression et ne se soucie aucunement de nos emplois. Et les salariés ont gardé le silence jusqu'ici par peur de se faire licencier!"

"Aucune stratégie de développement"

Sur l'inquiétude d'une reprise par le concurrent, un autre n'hésite pas à enfoncer le clou: "La gestion telle qu'elle est aujourd'hui est dramatique, ça ne pourra pas être pire pour nous chez Monacair. Il n'y a aucune visibilité, aucune stratégie de développement et de modernisation et surtout aucun investissement n'est prévu pour remplacer les machines qui commencent à devenir des vieilles dames."

Des arguments qui ont, semble-t-il été retenus par le gouvernement lors du choix, après l'appel d'offres, puisque Monacair, de son côté, est dans une véritable offensive de récupération de la clientèle et de développement du haut de gamme.

Une stratégie qui comble d'aise les autorités, mobilisées autour de la politique d'attractivité de la Principauté.

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