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Les salariés des télécoms monégasques ont désormais leur syndicat

Mis à jour le 06/06/2019 à 08:43 Publié le 06/06/2019 à 08:10
Michele Degli Albizi et Thierry Loutre (à gauche) ont créé un nouveau syndicat affilié à la F2SM de Cédrik Lanari et Hubert Dupont-Sonneville (à droite).

Michele Degli Albizi et Thierry Loutre (à gauche) ont créé un nouveau syndicat affilié à la F2SM de Cédrik Lanari et Hubert Dupont-Sonneville (à droite). Photo L.M.

Les salariés des télécoms monégasques ont désormais leur syndicat

Depuis le mois de mars, un nouveau syndicat est apparu au sein de Monaco Telecom. Nouvelle structure mais visages connus : il est dirigé par des anciens affiliés de l’USM

Et encore un. La Fédération des syndicats de salariés de Monaco (F2SM) poursuit son développement - sans toutefois communiquer le nombre de ses adhérents - et annonce la création, au mois de mars du SMNTIC (le Syndicat monégasque des nouvelles technologies de l’information et de la communication).

À la tête de cette nouvelle organisation, deux salariés de Monaco Telecom : Thierry Loutre, secrétaire général, et Michele Degli Albizi, trésorier adjoint. Pas étrangers au monde des syndicats, les deux hommes étaient jusqu’en décembre à la tête du Syndicat des télécoms, affilié à la confédération historique, l’Union des syndicats de Monaco.

Désaccord majeur

S’ils ont fait sécession, c’est parce qu’ils affirment qu’ils ne se retrouvaient plus dans la philosophie de l’USM: "Nous avons été parmi les premiers à Monaco à mettre en place le télétravail. On voulait vraiment apporter un bien-être aux salariés, et l’USM n’était pas d’accord. Or, il y avait une demande de la part des salariés, explique Thierry Loutre. De ce fait, nous perdions des syndiqués."

Malgré de longs échanges, ils ne trouvent pas de terrain d’entente. Alors en décembre, Thierry Loutre quitte le syndicat des télécoms. Dans le courant de l’année 2018, il avait rencontré Cédrik Lanari, le président de la F2SM, qui lui a présenté un mode de fonctionnement différent: "Nous n’imposerons jamais une idéologie qui ne convient pas au syndicat et aux salariés. Nous, ce que nous voulons, c’est avancer. Nous ne voulons pas être ceux qui refusent les accords d’entreprise par principe. Si c’est favorable aux salariés, alors il faut y aller."

Le progrès
en marche

Une façon de travailler qui semble mieux correspondre à Thierry Loutre. "Notre but est de faciliter le bonheur des salariés, pas de lutter forcément contre une certaine image du patronat."

Ils n’écartent pas pour autant les questions fondamentales: "Bien sûr que nous sommes favorables à une augmentation des salaires. Mais le sujet est complexe! Faut-il augmenter tout le monde ? Faut-il augmenter seulement les plus bas salaires, au risque qu’ils rejoignent le niveau de rémunération de leurs collègues plus qualifiés qui ne comprendraient pas, et qui ensuite demanderaient une augmentation?", détaille Michele Degli Albizi.

Pour Thierry Loutre, le SMNTIC doit adopter une position résolument progressiste: "La révolution industrielle qui s’annonce dans les domaines des technologies de l’information et de la communication est aussi l’amorce de nouveaux métiers, de nouveaux enjeux socio-économiques et de nouveaux rapports des hommes avec le monde du travail. Notre syndicat se doit d’être une sentinelle sociétale et d’accompagner ces changements sociaux et culturels avec les intervenants économiques, les acteurs gouvernementaux, et tous les partenaires sociaux. Nous nous devons d’accompagner les gens dans leur soif d’idéal plutôt que de les désenchanter."

Alors que l’USM va défiler aujourd’hui dans les rues de la Principauté, la F2SM ne manifestera pas. Pour Cédrik Lanari, ce n’est pas dans leur ADN: "Les sujets sont tellement épars… Ce serait intéressant de savoir si ce sont vraiment des travailleurs monégasques qui défilent. Il y a de moins en moins de participants à ces grands-messes. Nous, nous sommes dans la négociation, la discussion, le partage. On n’est pas dans les revendications irréalistes. On est dans la construction plutôt que dans l’affrontement permanent."


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