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Les invendus non alimentaires ne finissent plus à la poubelle

Depuis le 1er janvier, la destruction des produits invendus non alimentaires est interdite. La loi antigaspillage pour une économie circulaire (Agec) invite à favoriser le don.

Mathilde Tranoy Publié le 07/01/2022 à 07:30, mis à jour le 06/01/2022 à 19:11
C’est l’une des mesures phare de la loi antigaspillage: depuis le 1erjanvier les entreprises n’ont plus le droit de détruire leurs invendus non alimentaires. Elles sont invitées à en faire don à des associations. (Photo Eric Ottino)

Promulguée en février 2021, la loi antigaspillage pour une économie circulaire (Agec) prévoit plusieurs mesures pour sortir la France du "tout jetable". Parmi elles, l’interdiction faite, à compter du 1er janvier, aux producteurs, importateurs et distributeurs de détruire leurs invendus non alimentaires. Cette mesure intervient 6 ans après la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire de février 2016 qui interdit aux distributeurs, sous peine d’amende, de rendre impropres à la consommation leurs invendus encore consommables, notamment en les passant à l’eau de Javel.

L’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) évalue à 4,3 milliards d’euros la valeur marchande des invendus non alimentaires en France en 2019. Si 42% sont voués au déstockage, 27% sont recyclés et 7% finissent détruits. La loi Agec vise à favoriser le don qui, à ce jour, ne représente que 20% des solutions d’écoulement des invendus.

Quels produits sont concernés?

En région Sud, "les produits les plus demandés par nos associations sont la lessive. Car c’est un produit qui reste cher", indique Christel Tertzaguian, responsable de l’antenne Paca de Dons Solidaires, association qui collecte les invendus non alimentaires auprès de 140 entreprises mécènes et les redistribue à 1000 associations en France, dont 30 dans le Var et 50 dans les Alpes-Maritimes.

"Depuis le premier confinement, beaucoup d’associations nous ont rejoints. Il y a 2 ans, elles étaient 60 en Paca. Aujourd’hui elles sont 180" note la bénévole.

 

Viennent ensuite les produits d’hygiène corporelle, savon, gel douche, dentifrice. Le papier toilette et les produits d’hygiène féminine, les produits pour bébé, couches et lingettes. Mais aussi les vêtements, les fournitures scolaires et les jouets.

D’où viennent les dons en Paca?

Les produits collectés par Dons Solidaires sont centralisés sur leur plateforme en région parisienne et acheminés, sur demande, vers les associations qui les commandent sur un e-catalogue. Les articles sont mis en vente dans des épiceries sociales et solidaires à un prix qui ne peut excéder 20% du prix de vente initial.

"Certaines entreprises demandent que leurs dons soi ent acheminés vers des associations locales. C’est le cas du magasin Décathlon de Bouc-Bel-Air, de la Savonnerie du fer à Cheval à Marseille, des Galeries Lafayettes de Nice, de Cultura, L’Occitane, McCormick (Ducros, Vahiné), Bic, Papermate..." énumère Christel Tertzaguian.

Pourquoi sont-ils obsolètes?

Changement de collection, évolution de gammes, évolution marketing, changement de normes, problème de mentions légales sur les étiquettes, défaut de packaging... les raisons d’obsolescence d’un produit non alimentaire sont nombreuses même s’il n'est pas soumis à une date limite de conservation.

Cette loi est donc une très bonne nouvelle pour les associations qui, depuis la crise sanitaire, enregistrent une hausse du nombre de leurs bénéficiaires.

Offre numérique MM+

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