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Les entrepreneurs voient 2 018 d'un très bon oeil

Mis à jour le 01/02/2018 à 05:17 Publié le 01/02/2018 à 05:17
Colloque aux allures de petit-déjeuner conférence au salon Bellevue du Café de Paris.

Colloque aux allures de petit-déjeuner conférence au salon Bellevue du Café de Paris. Michael Alesi

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Les entrepreneurs voient 2 018 d'un très bon oeil

Lors de la conférence Coface sur les Risques Pays organisée hier par le MEB, l'économiste Julien Marcilly a adressé des signaux positifs aux entrepreneurs monégasques désireux d'exporter leur savoir

Le Monaco Economic Board qui, assure la promotion de l'activité économique de la Principauté et participe activement à son développement, a reçu, hier, le conférencier et économiste en chef de Coface, Julien Marcilly, pour présenter les grandes tendances de l'économie mondiale.

Ce petit-déjeuner conférence s'est tenu en parallèle de la 22é édition du colloque annuel de Coface sur l'évolution des risques pays dans le monde, qui avait lieu la semaine dernière à Paris.

Près de 80 personnes étaient réunies lors de cette réunion du MEB dont le but est de soutenir les acteurs du commerce international pour définir une stratégie commerciale, en prenant compte de tous les risques géopolitique, financier ou digital sur l'ensemble du territoire mondial.

Un bilan mitigé

Enthousiaste, le président du MEB, Michel Dotta, a précisé à l'issue de ce colloque : « Il faut rester prudent pour 2 018 mais, c'est important pour les entrepreneurs monégasques que des économistes reconnus viennent "blanchir" Monaco ».

Si le bilan 2 017 est positif et les prévisions 2018 prometteuses pour l'économie mondiale, des incertitudes subsistent. Tour d'horizon signé Julien Marcilly.

D'un point de vue global, la croissance se montre meilleure dans l'ensemble. En 2017, seulement 12 pays auront été en récession contre 23 en 2 016. Malgré tout, le niveau d'endettement a augmenté, ce qui comporte un risque important de limite des investissements des entreprises et une fragilisation de l'économie.

L'Europe résiste

La croissance est plus élevée pour le Vieux continent en 2 017 qu'en 2016, où les résultats des élections aux Pays-Bas et en France n'ont pas déstabilisé le projet européen mais certaines incertitudes politiques perdurent encore.

Entre la difficulté à former le gouvernement en Allemagne et les indépendantistes catalans, le climat politique reste fragile. De plus, à l'orée du second semestre 2018, des contraintes d'offres pour les entreprises seront à prévoir sur l'équipement et le recrutement.

Tout d'abord en Allemagne, où le taux de chômage est extrêmement bas depuis plusieurs décennies, puis en France, où les chefs d'entreprises éprouvent des difficultés pour recruter malgré un taux de chômage important.

États-Unis, Trump rassure

Comme en Allemagne et en France, l'activité s'est montrée plus robuste que prévu aux États-Unis. Un constat qui corrobore celui du premier semestre, au cours duquel les risques politiques majeurs craints pour l'année 2 017 ne se sont pas concrétisés. Le protectionnisme prôné par le nouveau président américain n'a eu aucun impact sur le commerce international et son plan de relance profitera en partie aux entreprises étrangères exportant vers les États-Unis.

Une croissance forte mais instable en Asie

La remontée des cours du pétrole et des autres matières premières a participé au regain de la croissance en 2017, ce qui favorise une croissance forte des économies d'Asie. Mais, en 2018, cette dynamique restera soumise au risque protectionniste des États-Unis et à la résilience de l'économie chinoise.

Les entreprises chinoises restent fragiles car leurs productions dépassent la demande dans des secteurs comme la métallurgie, la chimie et la construction, ce qui fait enfler leurs dettes.

Les pays émergents en eaux troubles

Les tendances suivent pour 2018, la croissance s'accélère pour les pays émergents dont certains, comme la Russie, sortent de récession.

En découle un contexte plus favorable pour l'exportation. Malheureusement, cette tendance optimiste pourrait ne pas durer à cause de la résurgence de risques politiques comme les élections en Amérique latine, au Brésil et au Mexique, ou encore les inégalités de revenu accrues et la corruption créant une insatisfaction sociale élevée.


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