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Les commerçants veulent rapidement "un projet pour le Larvotto" pour contrer la baisse de leur chiffre d'affaires

Stéphane Valeri, le président du Conseil national, a rendu visite aux commerçants du Larvotto. Il veut insister auprès du gouvernement pour que la promenade du Larvotto soit enfin rénovée. Presque tous les commerçants constatent une baisse de leur activité.

Joelle Deviras Publié le 13/09/2018 à 09:02, mis à jour le 13/09/2018 à 09:18
Stéphane Valeri est allé à la rencontre de tous les commerçants de la promenade du Larvotto, notammentClaude Serra, propriétaire exploitant de la salle de sport, Anne Tanzy, la patronne de La Note bleue,Christophe Cailteux, du Miami plage, et Pascale Bruno, de La Rose des vents. Photo J.D.

Dans le rôle d’élu des Monégasques qu’il affectionne tout particulièrement, le président du Conseil national Stéphane Valeri est allé à la rencontre des commerçants de la promenade du Larvotto pour évoquer la saison estivale et envisager l’avenir. 

Chez presque tous, le moral n’est pas au beau fixe car après un été où le chiffre d’affaires à baissé en raison du mauvais temps et du chantier de l’extension en mer, les restaurateurs et le patron de la salle de sport ne savent absolument pas ce qu’il va advenir de la promenade du Larvotto.

Alors, face à cette incertitude, les commerçants, qui ont besoin évidemment d’organiser leur budget et passer leurs commandes, attendent tous des informations. Claude Serra, propriétaire exploitant de la salle de sport, explique: "Le ministre d’État Serge Telle est passé. C’est bien mais nous aurions voulu une communication plus importante. Car
en réalité, on ne sait rien du tout."

"Il faut des décisions"

Stéphane Valeri est ferme: "Le chantier de l’extension en mer a démarré il y a plus de deux ans. Nous voulons vite un projet pour le Larvotto. Le Larvotto n’est pas digne de l’excellence que l’on veut pour Monaco. Ça fait des années qu’on parle de la rénovation. Le Conseil national va demander au gouvernement d’accélérer les choses et d’être associé au projet de rénovation de la plage. Il faut maintenant que des décisions soient prises. Puis vous informer."

 

Claude Serra confirme: "Il y a des rumeurs… Les gens ne sont plus venus dans la salle de sport parce qu’il a été dit que tout serait cassé."

Le patron de la salle de sport estime que sa perte de chiffre d’affaires, depuis deux ans, se situe "entre 15 et 20%".

Sur cet aspect économique des choses, Stéphane Valeri a une réponse nette: "Si la baisse d’activité est liée aux travaux, nous allons demander pour vous une indemnité. Une
fois le chantier acté, il s’agira ensuite de vous trouver un local durant la phase des travaux et savoir comment vous serez installé après."

À Miami Plage, même ambiance… Christophe Cailteux note, lui aussi, une perte d’activité.

 

En cause: "la météo". "Et puis les gens d’ici sont inquiets de la qualité de l’eau." Le patron de la plage sait qu’il faudra bientôt tout rénover, si ce n’est réhabiliter.

À Stéphane Valeri, il explique: "On s’y est préparé. On espère avoir l’opportunité de continuer. Ça fait quatre ans qu’on entend des rumeurs. Le fait que vous veniez, ça nous réconforte."

21 % de perte de chiffre d’affaires

À La Note bleue, Anne regrette "le mauvais temps", "et un peu le chantier qui génère nuisances et trafic. On a travaillé un peu moins cette année alors qu’on a toujours été en progression".

La gérante a besoin de savoir ce que le site va devenir. "Cette plage, c’est mon bébé. Chaque année, j’investis. Il y a un moment donné où il faut savoir ce que l’on fait. Les rumeurs
bruissent. Vous pouvez nous assurer qu’on sera relogé?"

Stéphane Valeri rétorque: "Le projet doit se décider en accord avec le Conseil national."

 

Le restaurant La Rose des vents est, quant à lui, le plus près du chantier d’extension en mer. Et Pascale Bruno, la gérante, est sans nuance: "L’été a été très problématique. Nous avons perdu 21 % d’activité. En treize ans, c’est notre plus mauvaise année. Et cela nous a contraints à embaucher 10 à 15 salariés de moins cette année. Déjà, 2017 n’avait pas été un bon cru. L’eau trouble et les mauvaises odeurs rendent la clientèle locale très méfiante. Pour nous, c’est très dur. On a bien besoin d’un soutien. On aimerait que le gouvernement soit plus clair sur ses projets. Ça fait cinq ans qu’on attend."

Stéphane Valeri souligne: "Le gouvernement nous a promis des réponses avant la fin de l’année." Du côté du gouvernement, il semblerait que le projet de rénovation soit présenté au Conseil national avant la fin de l’automne. 

Une idée signée Renzo Piano, pour lequel la SAM Anse du Portier doit donner une enveloppe. Une somme suffisante? Cela dépend du projet, bien sûr…  "Nous en discuterons au primitif 2019, explique Stéphane Valeri. Il faut un appel d’offres qui garantit l’impartialité de l’État."

L’objectif du président du Conseil national est "de conserver l’âme du quartier". Mais la rénovation s’impose. "Il ne faut plus que ça traîne"

 


Turbidité de l’eau, odeurs, nuisances: Bouygues explique

Les commerçants de la promenade du Larvotto ont évoqué à Stéphane Valeri plusieurs nuisances liées au chantier de l’extension en mer. Voici les explications de Christophe Hirsinger,directeur de Bouygues Travaux publics Monaco.

 

Des odeurs désagréables

"Pascale Bruno, de La Rose des vents, s’est plainte au printemps des odeurs. Cela venait de la chambre de rejets construite sur l’épi du Larvotto qui recueille les eaux pluviales du quartier. La commerçante a fait remonter une plainte. C’est une nouvelle chambre qui remplace l’ancienne et qui a permis l’installation d’un nouvel émissaire qui sort de l’emprise du projet. Le problème a été traité en deux jours."

La poussière

"Nous n’avons eu qu’une seule plainte de tout l’été. C’était début août. La poussière venait d’une des barges près du Larvotto qui portait du ballast. Nous avons aussitôt installé un
système pour arroser le matériau et le problème a été éliminé."

La turbidité de l’eau

"La turbidité est mesurée. Nous assurons les minima réglementaires de visibilité. L’impact du projet sur le milieu marin impose des dispositifs très stricts. Entre décembre 2017 et juin 2018, il y a eu la mise en place d’un million et demi de tonnes de remblais d’assise de la ceinture du caisson. C’est du calcaire qui vient de Châteauneuf-les-Martigues. C’est vrai que la mise en œuvre a provoqué une couleur laiteuse de l’eau de mer. Depuis cet épisode, qui a été le plus contraignant, la turbidité peut exister mais est extrêmement limitée grâce à des écrans de protection."

 

Un projet écolo?

"J’insiste sur le fait que l’État a mis la barre très haut sur les sujets environnementaux. Nous les remplissons. Ce sont des challenges qui sont sans comparaison avec ce qui a pu se faire partout dans le monde."

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