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L'emballage de luxe fait salon au Grimaldi Forum

Mis à jour le 22/09/2016 à 05:05 Publié le 22/09/2016 à 05:05
La 29e édition du salon professionnel Luxe Pack fait bouillonner le Grimaldi Forum jusqu'à demain soir.

La 29e édition du salon professionnel Luxe Pack fait bouillonner le Grimaldi Forum jusqu'à demain soir. Michael Alesi

L'emballage de luxe fait salon au Grimaldi Forum

Flacons, papiers, emballages, sacs… Les exposants envahissent le Grimaldi Forum jusqu'à demain pour proposer des idées pleines d'originalité et de talents. 9.000 professionnels sont attendus

Voilà vingt-neuf ans que le salon mondial du packaging de luxe s'est installé à Monaco. Et le succès de Luxe Pack atteste d'un secteur toujours en expansion. Jusqu'à demain, tous les étages du Grimaldi Forum sont investis par quelque 470 exposants et plus de 8 500 visiteurs, tous des professionnels.

Durant trois jours, il s'agit de découvrir toutes les tendances en matière d'emballages, des flacons au papier de soie, en passant par les sacs, la passementerie, les étiquettes, les présentoirs et même les systèmes de traçabilité et d'authentification.

Et parmi les poids lourds du secteur, on découvre les savoir-faire de petites PME qui jouent avec le papier ou le carton comme on fait de la haute couture.

La tendance cette année ? Moins de strass et de paillettes dans les flacons - on nous parle de frugalité pour un luxe authentique, généreux, bienveillant. Plus d'effets 3D et de couleurs dans les emballages pour une identité forte. Un véritable éveil à la curiosité.

Doro: le savoir-faire made in Monaco

Pierre Batsalle, directeur général, avec Yaelle Hanriot, directrice des achats chez Doro, à Fontvieille.
Pierre Batsalle, directeur général, avec Yaelle Hanriot, directrice des achats chez Doro, à Fontvieille. Photo M.A.

Il est présent sur le salon depuis la première édition ! Pierre Batsalle, directeur général de Doro, installé à Fontvieille depuis 1951, a une analyse précise du secteur de l'emballage de luxe.

« La concurrence est de plus en plus sévère avec les pays d'Europe de l'Est où le business se délocalise. D'année en année, on se retrouve très nombreux sur un segment. Il y a une montée en gamme nette du mass market. Alors, pour tirer notre épingle du jeu, nous faisons du super-luxe avec des réalisations qui utilisent la peinture sur tranche ou le pelliculage holographique. À Monaco, quatre-vingts salariés ont un savoir-faire et travaillent sur des machines déployant beaucoup de technologie. En Tunisie, j'ai une usine de cent vingt personnes pour l'assemblage. »

La tendance actuelle ? «Il y a cinq ans, tout le monde nous demandait du blanc. Aujourd'hui, le métallisé et le toucher peau de pêche ont le vent en poupe.»

Coup de cœur pour l’élégance et le talent aiguisé des Suisses

Bruno Sonderegger et son fils Dimitri transforment le papier en dentelle.
Bruno Sonderegger et son fils Dimitri transforment le papier en dentelle. Photo M.A.

C'est indéniablement notre coup de cœur.

Un petit stand discret dans une allée de l'énorme salon. Son nom : Sonderegger. Il faut s'approcher de près, et même de très près, pour découvrir l'extraordinaire travail de cette PME suisse de trente-cinq personnes.

Ici, pas de bling-bling, juste un savoir-faire magnifique qui n'échappe pas, d'ailleurs, à l'exigence de toute l'horlogerie haut de gamme suisse - on voit des cartes d'invitation Jaeger Lecoultre, Vacheron Constantin ou Patek Philip -, les plus grandes marques de luxe françaises comme Hermès, Chanel, Dior…

Et même le roi de Jordanie qui confie aux Suisses, chaque année, la réalisation de ses cartes de vœux.

La découpe au laser est d'une finesse et d'une créativité éblouissantes. « Nous faisons tout : le pliage, le marquage à chaud, l'encollage », explique Bruno Sonderegger, à la tête de l'entreprise, mais qui préfère se dire « membre de l'équipe ». Avec son fils Dimitri, ils produisent de véritables œuvres d'art, des pop-up ou des bustes en feuilles de carton tirés de photos 3D.

Aussi précis qu'un mécanisme d'horlogerie !


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