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Le patron de la société varoise Soleil du Sud explique pourquoi elle rayonnera bientôt dans toute la région

Mis à jour le 04/02/2021 à 12:05 Publié le 04/02/2021 à 18:30
Joël Oros a commencé par le groupe Circet, leader européen des télécoms installé à Solliès-Pont, puis avec la SICA, la société du marché aux fleurs d'Hyères, la plus grosse centrale avec trois hectares de panneaux, mise en service en 2016.

Joël Oros a commencé par le groupe Circet, leader européen des télécoms installé à Solliès-Pont, puis avec la SICA, la société du marché aux fleurs d'Hyères, la plus grosse centrale avec trois hectares de panneaux, mise en service en 2016. A.M

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Le patron de la société varoise Soleil du Sud explique pourquoi elle rayonnera bientôt dans toute la région

Dotée d’un modèle économique à contre-courant et d’un chef d’entreprise visionnaire la société de production d’électricité Soleil du Sud à Rocbaron a de quoi chanter sur les toits.

Développement durable: deux mots qui font bondir aussitôt Joël Oros lorsqu'on lui demande s'il y participe avec son entreprise Soleil du Sud à Rocbaron. Pourquoi? Parce que la "durabilité" est justement inscrite dans son ADN.

Tout comme la RSE [responsabilité sociétale des entreprises, Ndlr]. Des termes qui ne sont pas galvaudés ici. "Tout ce qu'on fait tous les jours doit être inscrit dans une logique de durabilité, sur vraiment tous les sujets", s’est fixé cet entrepreneur varois.

À commencer par les collaborateurs: tous embauchés en CDI. Et les fournisseurs : peu nombreux mais uniquement européens, surtout pas chinois ! Car quand Joël Oros prend une décision, il s'y tient et il l'assume. "Quand j'ai dit "On fait", on fait!"

Des choix qu'il ne regrette pas puisque, même s'il a pu passer parfois pour un fou ou un excentrique aux yeux de ses amis et associés entrepreneurs, ses décisions ont fini par payer.

L'entreprise connaît aujourd'hui un essor exponentiel, même malgré la crise sanitaire. 8 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2020 contre 6,5 millions d'euros en 2019 et 12 millions d'euros en 2021: "Je connais déjà mon chiffre d’affaires, les contrats sont signés", assure Joël Oros qui dispose d'un stock suffisant de matériel – ce qui l'a aidé durant la crise à poursuivre son activité.

Résultat: son modèle économique, jusqu'ici développé uniquement dans le Var, va désormais s'étendre à toute la Région Sud.

Producteur d'ÉLECTRICITÉ issue des toitures

Tout commence fin 2008 lorsque Joël Oros fonde Soleil du Sud dans le Var. Cet ex-cadre et directeur chez EDF puis chez Vinci Energies pendant vingt ans, ingénieur de formation et originaire de Salon-de-Provence, décide de tout plaquer à 47 ans. "J'étais au bout d'un cycle."

En trois mois de temps, l'entrepreneur traverse une crise personnelle difficile. Pourtant, il n'hésite pas à se lancer dans le panneau photovoltaïque, non pas pour les installer comme de nombreuses entreprises mais pour produire de l'électricité.

Son idée: racheter les toitures des sociétés, même en mauvais état, pour les restaurer et y installer ses panneaux afin de recueillir de l'énergie durable. Sa connaissance de l'écosystème local lui permet rapidement de décrocher des contrats.

"Je vends du kilowattheure à l'Etat comme EDF. Nous ne sommes qu'une quarantaine en France à le proposer, c'est extrêmement rare, explique Joël Oros. Notre particularité ? Nous faisons tout nous-mêmes. Le groupe Soleil du Sud, c'est 32 sociétés. On ne sous-traite rien. Tout est fait en interne. On est les seuls à faire ça car ça demande des compétences très atypiques et différentes."

Malgré les crises de 2008, puis de 2010 où "90% de la profession du photovoltaïque a disparu", cet industriel varois qui produit de l'électricité résiste aux bourrasques car "les installations auprès des particuliers ne représentent que 5% de notre activité".

Les entrepreneurs varois ont compris tout l'intérêt de rétrocéder les toits de leurs bâtiments industriels. "Je rénove le toit gratuitement, je garantis l'étanchéité pendant 40 ans – la durée du bail. En contrepartie, j'y installe mes panneaux. ça devient mon toit et de la valeur ajoutée pour l'entreprise."

102 centrales dans le Var

Aujourd'hui, Soleil du Sud gère 102 centrales dans le Var, soit environ 11 hectares de toitures. Son patron se dit toujours prêt à répondre aux commandes, vu l’importance de son stock disponible. "C'est un choix mais lorsqu'il y a eu le premier confinement, nous avons pu poursuivre nos chantiers."

Et les commandes affluent. "Pour 2021 et début 2022, on connaît déjà tous nos chantiers et ça ne cesse de croître toutes les semaines. C'est hallucinant. Habituellement, Soleil du Sud produit une dizaine de centrales par an. Là, il y en a déjà 70. Peut-être qu'avec les confinements, les chefs d'entreprise ont eu plus de temps à consacrer à ce type de projet qu'ils avaient mis jusqu’ici en stand-by ? Désormais, les gens veulent faire du développement durable à travers la voiture, les énergies, les circuits courts, le bio...", analyse Joël Oros.

À tel point qu’il a lui-même accueilli le premier projet de Potagers & Compagnie, issu d'une entrepreneuse varoise et amie Laurence Berlemont, pour fournir fruits et légumes du jardin à ses collaborateurs, toutes les semaines. Original mais visionnaire, Joël Oros n'a pas fini de surprendre.

Nouveau développement attendu en 2021

En attendant, le développement de Soleil du Sud devrait encore s'accélérer avec l'arrivée, depuis décembre, d'un nouveau partenaire, spécialisé dans les panneaux photovoltaïques – dont Joël Oros préfère taire le nom pour l’instant.

Car il reconnaît: "Je n'ai exploité jusqu'ici que 0,1% du potentiel rien que dans le Var." Avec 315 jours de soleil par an – l'entrepreneur les a comptés ! –, il reste du potentiel à exploiter. Ainsi que des postes à pourvoir. "On a déjà recruté cinq personnes en décembre. On vise quinze personnes en 2021 et encore 30 en 2022."

Des produits du potager d’entreprise pour les salariés

600 m² de bacs et une serre de 130 m² ornent désormais le potager de l’entreprise Soleil du Sud.
600 m² de bacs et une serre de 130 m² ornent désormais le potager de l’entreprise Soleil du Sud. D.R.

Fortement impliqué dans les réseaux d’entreprises puisqu’il est vice-président de l’Union patronale du Var de Brignoles, Joël Oros a été immédiatement séduit par le projet de Laurence Berlemont, co-fondatrice de Potagers & Compagnie au Val près de Brignoles, qui propose la création de potagers d’entreprise, gérés par des maraîchers salariés. Le projet a ainsi été lancé en novembre 2019.

Malgré un sol peu fertile pour accueillir ce potager en permaculture (sans engrais, ni pesticides), 600 m² de bacs en bois ont été construits.

Les premières récoltes sont apparues au printemps dernier et le maraîcher d’entreprise Renaud Dupuis a été embauché en novembre. Des journées de cohésion ont eu lieu dans le potager.

Les collaborateurs ont aussi la possibilité de travailler deux jours par an avec le maraîcher pour l’aider dans ses tâches.

Ainsi, tous les vendredis et moyennant 15 euros par mois, les salariés peuvent retirer leurs paniers de fruits et légumes à l’entrée de l’entreprise. Vingt-cinq poules rejoindront bientôt les quatre moutons déjà affectés à la tonte de la pelouse.

Quelque 70 oliviers et des arbres fruitiers viendront diversifier la production. Joël Oros ambitionne déjà une cuvée Soleil du Sud pour son huile d’olive et des cours de micro nutrition dans le potager.

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