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Le nouveau directeur général du MEB dévoile ses stratégies pour promouvoir la Principauté à l’étranger

Mis à jour le 26/03/2019 à 08:41 Publié le 26/03/2019 à 10:00
Après une modification des statuts du Monaco Economic Board, le Monégasque Guillaume Rose a été nommé directeur général exécutif du MEB. Sa mission est de coordonner toutes les entités du pays pour permettre un meilleur rayonnement de la Principauté à l’étranger.

Après une modification des statuts du Monaco Economic Board, le Monégasque Guillaume Rose a été nommé directeur général exécutif du MEB. Sa mission est de coordonner toutes les entités du pays pour permettre un meilleur rayonnement de la Principauté à l’étranger. Photo Jean-François Ottonello

Le nouveau directeur général du MEB dévoile ses stratégies pour promouvoir la Principauté à l’étranger

Guillaume Rose, directeur général exécutif du MEB, a dorénavant toutes les cartes en main pour coordonner les forces afin de faire rayonner la Principauté à l’international.

Le poste de Guillaume Rose ne s’est pas fait en un jour. Après un long travail fourni par le fonctionnaire monégasque et celui entamé il y a plusieurs années déjà par Michel Dotta et son équipe du Monaco Economic Board, et enfin une modification des statuts à l’occasion des vingt ans de l’association le 21 mars dernier, voici un nouveau chapitre qui s’écrit pour le MEB.

Guillaume Rose, officiellement nommé directeur général exécutif, est prêt pour coordonner les équipes à Monaco et à l’étranger pour assurer le développement du rayonnement de la Principauté. Une mission qu’a souhaitée le ministre d’État Serge Telle dans le sillage du travail réalisé par Michel Dotta.

"Que Monaco parle d'une seule voix à l'étranger"

Comment est née l'aventure MEB pour vous ?
J’ai connu le MEB peu de temps après sa création (sous le nom de Chambre de développement économique), alors que je travaillais à la direction générale de la SBM. Une entité chargée de rassembler les entreprises monégasques et de leur permettre de communiquer et d’exporter, c’était tout de suite une très bonne nouvelle pour une société tournée vers l’international comme la SBM. Les contacts ont donc été fréquents et suivis depuis mes différents postes, notamment bien sûr après avoir pris la Direction du Tourisme, qui est un partenaire naturel pour le MEB.

Quels sont vos projets à court terme pour le MEB ?
Mon action s’articulera autour de trois axes. Il s’agira d’abord de renforcer les équipes existantes. D’avoir ensuite une écoute approfondie auprès des membres adhérents, actuels et à venir, avec la mise en place d’une enquête à l’issue de laquelle nous serons en mesure de remplir encore mieux leurs attentes. Et enfin, de développer les réseaux à l’international grâce à l’apport décisif des dix bureaux de représentation de la destination Monaco dans le monde. Ceux-ci ont déjà été briefés pour travailler pour le MEB en plus de la Direction du Tourisme, et ont commencé à proposer certaines nouvelles actions, ainsi que le suivi systématique de toutes nos actions dans leur zone de compétence. Cela couvre la plupart de l’Europe occidentale, les États-Unis et le Canada, la Russie et l’ensemble de l’Asie et de l’Océanie.

Quelles sont les nouvelles grandes orientations de la structure ?
De manière générale, j’entends développer les actions à l’étranger par la création d’une véritable coordination entre le secteur économique que nous représentons, le tourisme, la culture et la diplomatie. Cela sans oublier le sport, la médecine et la science, qui sont aussi de très importants vecteurs de développement des activités de Monaco à l’étranger. Et enfin, bien sûr, il conviendra de ne pas oublier les efforts entrepris par l’État pour attirer à Monaco les personnes à très forte contribution. Sous l’impulsion conjointe d’Henri Fissore et de Michel Dotta, le MEB a déjà entamé un virage il y a trois ans vers une coordination des efforts de toutes les entités. À moi de renforcer et d’institutionnaliser cette coordination jusqu’à ce que Monaco ne parle réellement plus que d’une seule voix à l’étranger. Ce chantier commence immédiatement.

"La qualité des équipes m'a impressionné"

L'équipe en place est-elle immédiatement opérationnelle pour suivre les nouveaux axes de développement ?
Les prochaines semaines seront cruciales pour le déterminer, mais la qualité des personnes que j’ai trouvées à mon arrivée m’a impressionné. Il s’agit d’une équipe d’experts véritablement polyvalents. Dynamiques, ils sont très intéressés par les nouvelles ouvertures que je propose. Ils ont déjà de nombreuses idées, et ils savent qu’ils me trouveront à leur écoute. En outre, des renforts sont prévus, mais au compte-gouttes, afin de prendre garde à ne pas déstabiliser une structure que le président Michel Dotta et son comité directeur ont menée d’une main de maître, et qui fonctionne.

Le MEB, une suite logique dans votre parcours professionnel ?
Depuis mon arrivée à la SBM en 1997, je me suis employé à concilier l’intérêt de la structure qui m’emploie avec celui de la principauté de Monaco en général. Le MEB, qui a trouvé le parfait équilibre entre le public et le privé, était un débouché naturel pour moi. Lorsque le Ministre d’État a souhaité que cette entité soit la base de la coordination future des efforts de Monaco à l’étranger, et que je la dirige, je n’ai pas hésité une seconde. Je pense que la vie offre de rares opportunités. Les refuser n’est pas dans ma philosophie.

"Concilier vie politique et vie professionnelle"

Allez-vous être amené à vous déplacer aussi souvent que lorsque vous étiez à la tête de la direction du Tourisme et des Congrès ?
La mission principale du directeur du Tourisme est la promotion permanente de la destination Monaco à l’étranger afin de ramener des clients, individuels ou en groupe, pour l’hôtellerie notamment. Le déplacement à la rencontre de ces clients est donc l’essence du métier. Pour le MEB c’est relativement différent : ses clients sont avant tout ses membres, soit les entreprises basées en Principauté, et les déplacements doivent être ciblés pour leur correspondre. Il ne s’agira pas de « promener » des entreprises mais de leur ouvrir des marchés, de leur permettre de nouer des contacts, d’assurer le suivi. Le temps de se garantir ce sérieux réduit forcément la fréquence des voyages. En revanche ce qui ne changera pas, au contraire, ce sont les déplacements aux côtés des grandes entités culturelles monégasques. Ceux-là seront encore développés.

Avec le Conseil national dont vous êtes un des 24 élus, on vous sait très impliqué dans la vie politique. Comment conjuguez-vous MEB et Conseil national ?
Je suis en effet très impliqué aux côtés du président Stéphane Valeri et de mes collègues conseillers nationaux. Je ne compte pas plus les abandonner que je ne compte abandonner les électeurs Monégasques qui ont mis mon nom dans l’urne il y a un peu plus d’un an. Nos institutions sont si adaptées qu’elles permettent de concilier parfaitement vie professionnelle et vie politique. Cette conviction m’a parfois valu quelques vicissitudes, mais elle n’a jamais faibli!


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