“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

  • Et si vous vous abonniez ?

    Au quotidien, où que vous soyez, consultez le journal complet en ligne, dès 6h du matin.

    Abonnez-vous

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Le groupe niçois Pascal Coste est en finale pour le rachat de Dessange International

Mis à jour le 27/02/2021 à 14:58 Publié le 26/02/2021 à 18:30
En attendant de voir Pascal Coste dans un film à l’automne, le voici en lice pour absorber Dessange International.

En attendant de voir Pascal Coste dans un film à l’automne, le voici en lice pour absorber Dessange International. Franz Chavaroche

Je découvre la nouvelle offre abonnés

Le groupe niçois Pascal Coste est en finale pour le rachat de Dessange International

Le groupe niçois Pascal Coste est en finale pour le rachat de Dessange International. Une opération qui le hisserait au 4e rang mondial des géants de la coiffure. Une boucle bouclée pour celui qui a fait ses armes chez Dessange.

Pascal Coste, c’est le jeune coiffeur qui quitte Toulouse pour débarquer sur la Côte d’Azur. On est en 1985, il n’a alors que 20 ans et se fait embaucher à Monaco, dans un salon Jacques Dessange. Ironie du sort ou suite logique, voilà notre Pascal Coste, devenu Azuréen depuis, en finale de l’acquisition du géant Dessange International. "Nous avons appris l’année dernière qu’Eurazeo, le fonds qui détient Dessange International depuis 2008, l’avait mis à la vente. Alors je me suis entouré des meilleurs pour voir si l’impossible était possible." L’homme sourit. Le challenge, c’est dans son ADN (peut-être même avant la coiffure).

Croissance exponentielle

En 1997, il ouvre son premier salon à Nice rue d’Italie, en 1998 il rend ses salons accessibles à la franchise, en 2004 il lance la marque People Coiffure, en 2008 il crée le site Internet de la société (sa e-boutique contient déjà 10.000 références produits et bientôt 20.000) et fait du digital la puissance de son groupe avec une plateforme de 2.000 m² installée à Carros. Mais aussi, en 2017, il ouvre son premier salon dédié à l’Homme des temps modernes à Cap 3000 (7 ouvertures depuis), sans compter sa gamme de produits et sa Pascal Coste Academy (pour former les coiffeurs). A ce jour, le groupe compte plus de 1.600 salariés, près de 250 salons en France (quelques-uns en Suisse), la moitié en nom propre, les autres en franchise. Ce sont aussi de nombreux partenaires, dont L’Oréal qui apporte son entier soutien à ce rachat.

Le petit mange le gros

"C’est le challenge de ma vie. Je mise tout. Avec Thierry Deville [avocat et membre du conseil d’administration du groupe Coste, ndlr], Franck Coste [directeur général], TowerBroock et la banque suisse Mirabaud, nous avons monté un business plan. Parce que même avec un chiffre d’affaires de 58 millions d'euros en 2020, ce sera toujours “le petit qui absorbe le gros” et ça se travaille."
Et ils ont énormément travaillé. C’est que "le gros" pèse lourd. Dessange International compte 1 450 salons disséminés dans 43 pays (près de 1.000 rien qu’aux États-Unis), plus de 15.000 salariés, trois marques (Dessange, Camille Albane et Fantastic Sams), mais aussi une marque de produits phytosanitaires (avec une usine en Bretagne), des centres de formation et un groupe de distributeur (Coiff’idis). Avec un chiffre d’affaires 2020 de 89 millions d'euros. En absorbant Dessange, le groupe Coste-Dessange se hisserait au 4e rang mondial des plus grands noms de la coiffure. Le montant proposé pour ce rachat? "L’offre que nous avons faite est confidentielle à ce stade des négociations mais elle se chiffre à plus de 100 millions d'euros."

Glamour accessible

A priori, même pas peur pour Pascal Coste qui veut faire de son entreprise "une étoile filante". Il fourmille d’idées pour redonner de sa superbe à une enseigne qui a fait vibrer le tapis rouge fut un temps. Bardot et son chignon blond californien, c’est Dessange, Liz Taylor, Sylvie Vartan, Alice Taglioni et bien d’autres ont été coiffées par Jacques lui-même. "C’est cela que j’ai envie de recréer. Cette euphorie autour d’une marque forte. Qui donne envie. Je veux que la femme qui passe dans l’un de nos salons soit sous les feux des projecteurs. Qu’elle sente que l’on s’occupe d’elle." La patte Pascal Coste? Le glamour accessible, avec sa coupe "Remix": une coupe pour trois looks, toujours "à prix doux". Bien entendu, sa marque continuera de se développer. "L’année dernière, malgré le contexte nous avons ouvert 34 salons en France et cela devrait continuer. En filigrane, il y aura cette volonté d’inventer une stratégie commune qui concentre les expériences des deux groupes. J’ai ma propre vision, mais je souhaite que l’on partage nos idées pour aller loin. "

Le Christophe Colomb de la coiffure

Pascal Coste s’y voit déjà. Mais qui en face de lui pour racheter Dessange International? Deux fonds. "Je souhaite que notre vision métier, plus qu’une visée financière, fasse toute la différence. Nous reprendrons tout. Salons, salariés, usines, écoles, etc... et ne changerons pas le nom. Dessange, ça parle et cela doit rester", réagit le pdg. En souriant, il se décrit comme le "Christophe Colomb de la coiffure. J’ai un bateau, je choisis l’équipe qui est motivée pour découvrir les Amériques, et tout le trajet, je m’emploie à maintenir cette motivation. Au bout, il y a forcément quelque chose. Les Amériques ou une belle île, mais quelque chose." La passion entrepreneuriale transpire chez Pascal Coste qui sera fixé d’ici 1 mois. Est-il confiant? Réponse de ce féru de rugby: "Une finale, ça se gagne!" Il pense même au prochain objectif. Devenir n°1 mondial de la coiffure. Ne reste plus qu’à transformer l’essai.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.