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Le club Provence Rosé vise l’excellence pour la filière vitivinicole

Mis à jour le 13/02/2021 à 12:51 Publié le 13/02/2021 à 12:42
 "Nous souhaitons pousser à trouver des solutions les plus vertueuses possibles afin qu’elles soient des atouts pour les vins de Provence", confie le président du cluster Provence Rosé.

 "Nous souhaitons pousser à trouver des solutions les plus vertueuses possibles afin qu’elles soient des atouts pour les vins de Provence", confie le président du cluster Provence Rosé. Photo DR

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Le club Provence Rosé vise l’excellence pour la filière vitivinicole

Avec Philippe Brel à sa barre, le cluster Provence Rosé a l’ambition de faire encore progresser les vins rosés de Provence à travers notamment un développement responsable de la filière vitivinicole.

Le directeur général d'Estandon Coopérative en Provence Philippe Brel a été élu récemment président du cluster Provence Rosé qu’il a cofondé il y a six ans.

Cette association, qui regroupe aujourd'hui 45 adhérents, s'est donnée pour mission de favoriser l'excellence de la filière vitivinicole en se tournant vers l'innovation et un développement plus responsable.

Plusieurs projets sont dans les cartons pour l'année 2021 comme le lancement d'une plateforme d'offres d'emploi et la remise des premiers Trophées de l'innovation.

Quelle est la particularité de ce cluster?
"Lorsque nous avons créé ce cluster fin 2014, l'ambition était de permettre aux entreprises qui ne sont pas représentées dans les syndicats d’appellation, l’interprofession et tous les organismes qui structurent notre filière, de se retrouver. Ces entreprises un peu périphériques qui fournissent des produits, des biens ou des services ont aussi un rôle crucial à jouer dans le développement de la filière. L’idée du cluster était de les réunir, se mettre en synergie et trouver des leviers afin d’accompagner le succès des vins de Provence qui étaient déjà sur une très belle trajectoire."

Et aujourd'hui ?
"D'une vingtaine de membres, nous sommes désormais 45: des entreprises de l'amont et de l'aval de la production. De l’amont, c'est-à-dire des entreprises qui fournissent fournitures, conseils ou prestations de toutes sortes aux producteurs; et de l’aval puisqu’il y a trois sociétés de négoce en vin ou de mise en marché. Au départ, nous étions très présents en Provence verte, autour de Brignoles. Il y avait un bassin important avec plus de 40 entreprises représentant au moins 500 emplois. Et aujourd’hui, le cluster regroupe des fournisseurs qui ont des sociétés d’ampleur nationale, voire plus, avec une activité importante en Provence et qui, à ce titre, sont légitimes pour travailler avec nous. On peut citer Pellenc qui fait des machines à vendanges et du matériel agricole à Pertuis dans le Vaucluse. On compte aussi des bouchonniers basés en Languedoc mais qui opèrent dans plusieurs pays. Ainsi que des fournisseurs très locaux, de matériel agricole, de fournitures et d’intrants pour la viticulture, de produits œnologiques, des prestataires de services, des œnologues conseils, des laboratoires, des assureurs, des banques, des avocats..."

En raison de la crise sanitaire, vous avez dû décaler vos premiers Trophées de l'innovation...
"Initialement, ils devaient avoir lieu en avril 2020. Nous les avons reportés à octobre prochain, après les vendanges, à l'occasion de la Foire de Brignoles. Le but est de mettre en avant le dynamisme de notre filière. Plus d’une vingtaine d’entreprises ont déjà répondu à notre appel à candidature qui vise à améliorer notre filière. Plusieurs trophées seront remis par un jury sur différentes thématiques dans les domaines techniques, organisationnels, de la vigne, du vin, des pratiques culturales, œnologiques..." 

Plusieurs de vos groupes de travail planchent sur différentes problématiques dont l'emploi...
"Le groupe Rosé 2030, interorganisé avec la chambre d'agriculture ou des écoles comme Kedge Business School, a réfléchi à des sujets d'importance comme la création d'une plateforme d'emplois pour la filière viti-vinicole et œnologique. Nous avons beaucoup de partenariats avec des centres de formation. Cette plateforme permettrait d'offrir des emplois (cavistes expérimentés, techniciens viticoles...) dans des métiers qui valorisent la filière car nous sentons bien un besoin de faire connaître ces offres. Cette plateforme devrait être lancée dans les prochaines semaines."

Il est aussi question de transition agroécologique...
"Le groupe Sol Vivant réunit plusieurs sociétés de conseil dont huit ingénieurs impliqués au quotidien dans la transition agroécologique. Ils font des expérimentations en plein champ pour favoriser la vie du sol, permettre une meilleure résilience de la vigne face au choc climatique et une meilleure santé du végétal, améliorer les intrants et favoriser la qualité du raisin et des vins qui en découlent. Le but est de mettre au point des pratiques agro-environnementales qui permettent la résilience du vignoble par rapport au changement climatique, de protéger aussi l'environnement et de progresser vers la voie de l'excellence pour les vins rosés de Provence."

Vous évoquez aussi la responsabilité climatique, de quoi s'agit-il?
"Le groupe Responsabilité Climatique, initié par l'entreprise Concept Emballage, réunit une dizaine d'entreprises volontaires qui réaliseront un bilan de leurs émissions carbone et échangeront leurs bonnes pratiques. L'ambition est de réduire ces émissions de CO2 et de voir comment, dans les offres de services et produits de nos membres, réduire cet impact dans le fonctionnement de nos entreprises et inclure des solutions. J'ai calculé que les salariés d'Estandon font 600.000 km par an juste pour venir travailler. Même si la Covid nous a permis de réduire la facture, il s'agit de trouver des solutions durables et de présenter des solutions avec un bilan prévisionnel. Nous souhaitons être innovants et trouver des solutions les plus vertueuses possibles, afin qu’elles soient des atouts de plus pour les vins de Provence."

3% de volume en plus qu’en 2019 à l’export

Comment avez-vous ressenti l'année 2020?
"Forcément, la crise sanitaire a bousculé tout le monde, les entreprises et les personnes, les relations avec les fournisseurs et les collègues. Si on regarde les affaires, elles ne sont pas si mauvaises; elles ont continué malgré la crise sanitaire. Nous avons même réalisé 3% de volume en plus qu'en 2019 à l'export, c'est une très bonne surprise. On a un peu perdu sur les États-Unis (12% environ) mais on s'est rattrapés sur d'autres pays. On ne peut pas dire que tout a été rose, notamment à cause des pertes liées à la fermeture des restaurants, mais il semblerait que les entreprises et membres du cluster ont continué à répondre à des projets d'investissement et à créer de la valeur. Globalement, la filière a fait preuve d'une très belle résilience par rapport à d'autres vignobles comme la Champagne qui a perdu 40% de son chiffre d'affaires."

Comment l'expliquez-vous?
"Le printemps et l'été 2020 ont été favorables. On a vu que nos produits ont gardé une belle attractivité."

Que dites-vous de la généralisation de la taxe Trump?
"Ce n'est pas un événement majeur car cette taxe était déjà en place sur 90% de nos vins. La philosophie des acteurs du cluster et de la filière est de privilégier l'emploi et la valeur locale. Avec le président Biden, on peut espérer une réorganisation plus sereine mais leurs intérêts aux États-Unis à travers cette taxe restent les mêmes."

En savoir +

2014: Création du cluster Provence Rosé. De 20 membres à ses débuts, le nombre d’adhérents est passé à 45. Philippe Brel succède aujourd’hui à Laurence Berlemont et Eric Paolini.

Les engagements du cluster en 2021:
- La création d’une plateforme d’emplois pour la filière viticole et œnologique.
-La réalisation du portrait de chaque entreprise membre du cluster en format vidéo pour faire connaître les offres et spécificités de chaque adhérent.
- L’organisation des Trophées de l’innovation au mois d’octobre lors de La Foire de Brignoles.
- L’amélioration, pour les entreprises qui le souhaitent, de leur bilan carbone et le partage de pratiques agroenvironnementales favorables à la vigne face au changement climatique et aux défis de la protection environnementale.

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