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La start-up azuréenne Therapixel lève 5 millions d'euros pour améliorer le dépistage du cancer du sein

Mis à jour le 13/03/2019 à 16:49 Publié le 13/03/2019 à 15:10
La startup fait appel à l'intelligence artificielle pour détecter les cellules cancéreuses dans les mammographies.

La startup fait appel à l'intelligence artificielle pour détecter les cellules cancéreuses dans les mammographies. (Photo Ari Rossner - Therapixel)

La start-up azuréenne Therapixel lève 5 millions d'euros pour améliorer le dépistage du cancer du sein

Décidément, les startupers de la région ont le vent en poupe en ce début d'année. Après la Niçoise Inalve, spécialisée dans la production de microalgues, qui a annoncé mardi une levée de fonds de 1,6 M€, c'est au tour de la Sophipolitaine Therapixel de boucler un tour de table de 5 M€.

Créée à Sophia Antipolis en 2013, Therapixel a développé un algorithme qui interprète les mammographies et permet ainsi le dépistage du cancer du sein en première lecture avec une grande fiabilité. Elle vient de réaliser une série A de 5 millions d’euros avec Omnes et M Capital Partners. Ces derniers rejoignent les investisseurs historiques que sont Région Sud Investissement, IT-Translation et le Crédit Agricole.
Cette spin-off d’Inria Sophia Méditerranée – les deux fondateurs Olivier Clatz et Pierre Fillard se sont rencontrés en 2004, au sein de l’équipe Asclepios, focalisée sur les images biomédicales -, avait commencé par développer des technologies visant à simplifier la vie du personnel médical avant de s’intéresser au dépistage du cancer du sein. Elle avait notamment mis au point Fluid, un outil de visualisation sans contact des images médicales pour faciliter le quotidien des chirurgiens dans le bloc opératoire.
Le pivot intervient en 2017 lorsqu’elle remporte, parmi 1 200 participants, Mammography DREAM Challenge. Cette compétition mondiale faisait appel à l’intelligence artificielle pour dépister le cancer du sein qui touche une femme sur huit au cours de sa vie.
Depuis, Therapixel a continué à développer son algorithme dont le niveau de performances atteint désormais celui des meilleurs radiologues. «Notre ADN, explique Pierre Fillard, est de fournir un accès simplifié et efficace à la bonne information médicale. Fluid s’adressait aux chirurgiens dans le bloc opératoire. Mammo Screen, le nom de code du projet, aide les radiologues à prendre la bonne décision. L’algorithme que nous développons fait office d’assistant virtuel qui permet de détecter plus tôt les premiers signes de cancer.»

Chaque année, 250 millions de mammographies sont analysées chaque année dans le monde et le cancer du sein est très difficile à dépister: 0,5% à peine des mammographies révèlent des tissus cancéreux et 10% d’entre eux sont de faux positifs.

Déploiement d’ici la fin de l’année

Cette levée de fonds de 5ME permettra à Therapixel de financer le déploiement de sa technologie. «Nous sommes en construction de notre offre R&D. Notre algorithme est un dispositif médical et nous devons aller jusqu’à sa validation clinique» qui devrait intervenir d’ici à la fin de l’année.
Le dispositif sera commercialisé en priorité aux Etats-Unis avant de s’étendre en Europe «qui est un marché plus segmenté», analyse Pierre Fillard. 

Nommé depuis le 1er mars directeur de programme IA et Diagnostique par le Conseil de l’innovation (le grand défi lancé par l’État sur l’intelligence artificielle, ndlr), Olivier Clatz laisse la direction de l’entreprise à son cofondateur et CTO, Pierre Fillard. Sacha Loiseau, président-fondateur de Mauna Kea Technologies, a rejoint le conseil d’administration en tant que membre indépendant et président du conseil, tandis que Maximilien Fournier-Sourdille, chargé d’affaires chez Omnes et investisseur dans le secteur MedTech, intègre également le conseil d’administration aux côtés de Yoann Bonnamour de M Capital Partners.
Basée à Sophia Antipolis et Paris, l’entreprise qui compte 13 personnes prévoit d’étoffer son équipe afin de maintenir son avance technologique. «Un recrutement de quatre personnes est en cours», confirme Pierre Fillard.


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