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La French Tech Côte d’Azur enfin en ordre de marche

Mis à jour le 30/04/2021 à 18:04 Publié le 30/04/2021 à 18:30
Aider les startups à devenir des scale-up, former une nouvelle génération d'entrepreneurs plus féminine et inclusive, la French Tech Côte d'Azur est désormais en ordre de marche pour relever les défis à venir.

Aider les startups à devenir des scale-up, former une nouvelle génération d'entrepreneurs plus féminine et inclusive, la French Tech Côte d'Azur est désormais en ordre de marche pour relever les défis à venir. (Photo D.R.)

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La French Tech Côte d’Azur enfin en ordre de marche

Une association unie et apaisée et une feuille de route ambitieuse. Mission accomplie pour l’assemblée générale élective de la French Tech azuréenne.

Nouvelle gouvernance, nouvelle équipe et nouveaux objectifs. L’assemblée générale élective qui s’est déroulée il y a quelques jours en visioconférence vient dégager un peu plus l’horizon de la French Tech Côte d’Azur (FTCA).

Elle clôt un processus de travail engagé depuis plusieurs mois visant à mettre un terme à la guéguerre entre les quatre territoires – CannesIsUp, le Club des Entrepreneurs du pays de Grasse, NiceStart(s)Up et Telecom Valley – et repartir sur des bases saines avec une nouvelle dynamique. Notamment favoriser un fonctionnement collégial répondant davantage aux attentes des startuppers de la filière numérique azuréenne.

Après les nouveaux statuts votés en mars qui ont donné naissance à un collège de censeurs, un conseil d’administration resserré à 12 membres avec une représentation équitable entre les territoires, l’association d’entrepreneurs renouvelle sa gouvernance.
Eric Léandri (ex-Qwant et nouveau Altrnativ) a fait ses adieux après cinq années et deux mandats de coprésident – le premier avec Fabrice Moizan parti depuis outre-Atlantique et le second avec Cédric Messina (MyCoach). Celui qui "a vu grandir l’écosystème de startups et d’entrepreneurs et qui est parti à la conquête du label French Tech" se déclare "heureux de voir des réussites locales à l’international et au national. La FTCA a un avenir en or malgré la Covid, assure-t-il, car c’est la zone en France où on se la joue le plus collectif."
En capitaines du collectif pendant les deux prochaines années: Cédric Messina qui rempile et Frédéric Bossard (Wacan), co-président de la Sophipolitaine Telecom Valley – qui ne restera en poste que six mois.

Le premier aura notamment pour mission de représenter la FTCA au national. Le second aura un rôle plus opérationnel en menant à bien les projets de l’association et en faisant le lien avec les quatre territoires. "Notre ambition pour les deux années à venir est de faire de la French Tech Côte d’Azur une force économique de la Startup Nation, explique Cédric Messina qui, pour être élu, devait répondre à plusieurs critères: être un dirigeant d’une entreprise réalisant plus de 5 M€ de chiffre d'affaires – ou avoir levé au moins 5M€ – et décroché le parrainage de trois organes consulaires ou collectivités territoriales. Parrainage que lui ont accordé l’Université Côte d’Azur, la CASA et l’Agglomération de Cannes-Pays de Lérins.

Et le coprésident de reprendre: "Il faut faire en sorte que le territoire azuréen compte dans l’écosystème de la Tech. Les derniers mois ont été structurants. Aujourd’hui, on existe au national et on est fédérés. Maintenant, il nous faut des réussites qui se mesurent par des emplois et du chiffre d’affaires."
Même son de cloche pour Frédéric Bossard, "ravi de faire partie de cette aventure et de lancer cette dynamisation. Cette nouvelle mandature, précise-t-il, va être une période de développement et de stabilisation de toutes nos forces de terrain. Avec cette solidarité affirmée, les succès vont fleurir, y compris en réponse à l’adversité de la période Covid."

Booster la croissance endogène

Le binôme présidentiel pourra s’appuyer sur son vice-président Michel Gschwind (Areco - Club des Entrepreneurs du Pays de Grasse). Il sera notamment chargé de faire le lien avec les grands groupes et ETI afin de les impliquer dans le territoire: "Il ne faut pas passer à côté des financements des groupes privés", insiste Cédric Messina.
Le vice-président aura aussi pour mission de faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs en mettant en place un Scale-Up Club. Celui-ci regroupera toutes les startups – présentes ou pas dans la FTCA – réalisant plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires et les aidera à passer au stade supérieur. "Selon le livre blanc de la CCI NCA, nous sommes le dernier département de France dans le passage des entreprises en PME. Nous sommes très bons dans la création d’entreprises numériques mais mauvais en croissance endogène. A nous donc de réussir cet accompagnement et d’avoir d’ici un à deux ans plusieurs dizaines de boîtes dépassant les 150 employés." "Il faut créer des liens entre les donneurs d’ordres, les ETI du territoire et les startups", complète Michel Gschwind.

Veiller à la diversité
et à la féminisation

Second vice-président, Nathalie Orvoën (Les Potageurs - Nice Start(s)Up) veillera à la mise en place de deux autres engagements de cette FTCA: la diversité et féminisation – des recommandations fortes du gouvernement – "pour faire germer une génération d’entrepreneuses", reprend Cédric Messina. "L’écosystème ici est déjà très riche que ce soit les entrepreneuses, les institutionnelles, les politiques... qu’il faut aller chercher et structurer autour de nos projets", analyse Nathalie Orvoën.
Apaisée, structurée et motivée, la French Tech Côte d’Azur semble donc (re)partie sur de bonnes bases pour concrétiser sa feuille de route: "ça a été un gros marathon pour tenir nos engagements, conclut Cédric Messina. On a de grosses ambitions nationales. Le bureau de la FTCA n’a pas de baguette magique mais on fera le nécessaire pour être le plus smart et ambitieux possible. On est sur orbite pour y arriver." D’autant que le label de Capitale French Tech sera automatiquement renouvelé jusqu’en 2022.

Charge au collectif de fournir aux entrepreneurs azuréens soutien et accompagnement et d’accélérer leur développement. "Tutti insieme", comme le past president corse Eric Léandri le dit si bien.

Des censeurs

La FTCA s’est dotée d’un collège de censeurs dont le rôle est de veiller à la bonne utilisation des éventuels subsides qu’elle percevra. Ce collège qui participe aux assemblées générales mais qui n’a pas le droit de vote est composé de représentants d’organisations patronales, consulaires, collectivités territoriales et institutions.

Y figurent notamment la Région Sud, la CASA, l’UCA, l’UPE06, la CCI NCA ou encore Team Côte d’Azur, l’Agglomération de Cannes-Pays de Lérins, le Département des Alpes-Maritimes, la Communauté d’agglomération du Pays de Grasse, la Métropole Nice Côte d’Azur.

Aux commandes

L’assemblée générale élective a officialisé le conseil d’administration où siégeront Cédric Messina, César Camy, Nathalie Orvoën au titre de Nice Start(s)Up; Frédéric Bossard, Didier Romain et Philippe Peyrard pour Telecom Valley; Michel Gschwind, Olivier Béchu et Frédérick Besson pour le Club des Entrepreneurs du Pays de Grasse; Thomas de Pariente, Maxime Cousin et Grégory Biondo pour Cannes is Up.

Figurent au bureau: Romain Didier (trésorier) avec Thomas de Pariente pour adjoint ; Grégory Biondo (secrétaire général) secondé par Olivier Béchu.


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