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La F2SM veut penser aux salariés

Mis à jour le 09/01/2019 à 05:06 Publié le 09/01/2019 à 05:06

La F2SM veut penser aux salariés

Cédric Lanari, président de la Fédération des syndicats des salariés de Monaco, la F2SM, est relativement optimiste : « Je trouve que s'asseoir tous ensemble à la même table, c'est une bonne méthode.

Cédric Lanari, président de la Fédération des syndicats des salariés de Monaco, la F2SM, est relativement optimiste : « Je trouve que s'asseoir tous ensemble à la même table, c'est une bonne méthode. Cela permet de confronter les points de vue. On nous a dit que beaucoup de gens étaient contents de rester en intérim. Je suis intervenu pour rappeler que ce n'est pas le cas de tout le monde. »

Si sur la méthode employée, l'avis de la F2SM diverge de celui de l'USM, le fond des revendications est le même.

Les deux fédérations de syndicats de salariés affirment la même chose : ce système crée une précarité sociale. « On ne peut pas faire de crédit quand on est en intérim, on ne peut pas construire sa vie. »

Il a aussi tenu à rappeler que tout n'est pas rose dans l'intérim : « On nous a dit qu'il n'y avait pas de plainte à la Direction du travail de la part de salarié intérimaire. Mais est-ce que l'on pense vraiment qu'un travailleur en contrat intérimaire, qui n'est pas monégasque, va aller saisir la Direction du travail ? Tout le monde sait bien qu'il ne retrouvera jamais de travail à Monaco après cela ! »

Est-ce que pour autant il faut se passer du travail temporaire ? Pas exactement : « Il faut que l'on conserve la flexibilité que cela apport aux entreprises, tout en apportant du mieux pour les salariés. Mais l'intérim ne doit pas être un mode de fonctionnement permanent. Dans certaines entreprises de la construction, il y a 30 à 40 % d'intérimaires. »

« Quand on veut trop en avoir, on n'obtient rien »

Alors, pour limiter les débordements, il propose d'aligner un peu les statuts en proposant, par exemple, que les intérimaires utilisés sur une longue durée bénéficient des mêmes avantages que les salariés des entreprises utilisatrices (13e mois, chèques cadeaux, etc). Il propose aussi qu'au-delà d'une durée à définir, le salarié reçoive une proposition d'embauche de l'entreprise dans laquelle il est placé, qu'il aurait la liberté de refuser.

Et même si cela semble peu, pour Cedric Lanari c'est toujours mieux que rien : « Aujourd'hui, personne ne pense aux salariés. Si on arrive à obtenir quelque chose pour les salariés, ce sera toujours ça de pris ! Quand on veut trop en avoir, on n'obtient rien. Et le statu quo profite à qui ? Pas aux salariés. Finalement, il vaut mieux avancer petit à petit que pas du tout. »


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