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La croisière de luxe, atout majeur pour l'économie

Mis à jour le 31/03/2016 à 05:12 Publié le 31/03/2016 à 05:12
62 % des passagers voyagent sur des croisières de catégorie «premium» et 37 % en «luxe» (le reste correspond à la catégorie «contemporain»).

62 % des passagers voyagent sur des croisières de catégorie «premium» et 37 % en «luxe» (le reste correspond à la catégorie «contemporain»). Photo Michael Alesi et archives NM

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La croisière de luxe, atout majeur pour l'économie

La Société d'exploitation des ports de Monaco et la Direction du tourisme et des congrès ont réalisé une étude démontrant l'intérêt d'accueillir les passagers des escales en Principauté

Assurer la pérennité des croisières de luxe et développer les retombées économiques. C'est en substance le bilan d'une vaste enquête menée par la SEPM (Société d'exploitation des ports de Monaco), en collaboration avec la DTC (Direction du tourisme et des congrès) de juin à novembre 2014, et dévoilée hier.

« La SEPM a pris en charge la gestion de la digue en 2004 avec pour mission de développer le trafic des croisières en Principauté, rappelle Aleco Keusseoglou, président de la société. Aujourd'hui, on recense en moyenne 250.000 passagers pour 200 escales par an. Mais l'industrie de la croisière a évolué. Nous avons donc décidé de réaliser une étude pour mesurer son impact. »

Il est ainsi apparu que les bateaux qui s'arrêtaient dans le port de Fontvieille ou en rade appartenaient à la catégorie « premium » ou « luxe ». Or, pour cette dernière typologie, les navires étant de plus petite taille, ils emmènent logiquement moins de passagers. Cependant, l'enquête révèle que, dans le temps, les passagers « luxe » dépensent en moyenne 655 euros à Monaco lors d'une escale et les passagers « premium » 60 euros.

Au total, les dépenses directes de l'activité croisière se portent à plus de 27 millions d'euros par an, engendrant ainsi 172 emplois directs et 50 indirects. Cette masse salariale représente plus de 8 millions d'euros.

Et le bénéfice ne va pas qu'aux marchands de souvenirs puisque les vacanciers consomment dans les restaurants et les boutiques. Les hôteliers ne sont pas en reste puisque la moitié des croisiéristes « luxe », qui démarrent ou achèvent leur voyage en Principauté, y passent également une nuit (cela correspond à 3,52 % des nuitées).

220.000 passagers pour 2016

L'étude a permis de se rendre compte que presque tous les passagers des bateaux descendent à Monaco (95 % d'entre eux). Et ils vont s'y promener seuls puisqu'ils ne sont que 12 % à acheter une excursion organisée.

La SEPM et la DTC ont donc convenu, chiffres à l'appui, que l'accent devait être mis sur les croisières « luxe » qui ont un impact très positif sur l'économie monégasque. « Nous avons établi que parmi les axes à développer figuraient l'accroissement des nuitées avant et après voyage, ainsi que la création de nouvelles offres et de nouveaux produits grâce à la collaboration des différents partenaires de la Principauté pour inciter les passagers à dépenser sur place », résume Guy Antognelli, adjoint du directeur de la DTC.

Pour cela, plusieurs pistes sont à l'étude comme la réalisation de plans qui seraient distribués gratuitement et qui inciteraient les visiteurs à se rendre dans les zones de shopping.

L'année 2016 surfe sur la tendance des années précédentes puisque 197 escales sont prévues au cours de l'année, amenant ainsi 220.000 passagers.

De gauche à droite : Guillaume Rose, directeur du Tourisme, Guy Antognelli, son adjoint, et Aleco Keusseoglou, président de la SEPM.
De gauche à droite : Guillaume Rose, directeur du Tourisme, Guy Antognelli, son adjoint, et Aleco Keusseoglou, président de la SEPM. Photo Michael Alesi et archives NM

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