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L’intelligence artificielle a trouvé un toit à Sophia

Mis à jour le 30/11/2019 à 10:36 Publié le 30/11/2019 à 10:35
En haut : avec la maison de l’IA, les élus du département regardent vers l’infini et au-delà. À droite : Charles-Ange Ginésy, président du conseil départemental, visite virtuellement les futurs locaux de la maison de l’IA, à Biot.

En haut : avec la maison de l’IA, les élus du département regardent vers l’infini et au-delà. À droite : Charles-Ange Ginésy, président du conseil départemental, visite virtuellement les futurs locaux de la maison de l’IA, à Biot. J. T.

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L’intelligence artificielle a trouvé un toit à Sophia

Biot Le Département, avec la participation de la Casa, de l’Université Côte d’Azur et de la chambre de commerce et d’industrie, a dévoilé la maison de l’IA, hier, au cœur de la technopole

Pas de pierre, pas de construction. Pas de construction, pas de palais. » Ça, c’est dans le film d’Alain Chabat Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. À Sophia Antipolis, lorsqu’il n’y a pas de pierre, on assiste tout de même à l’émergence d’une maison de l’Intelligence Artificielle (IA). Officiellement, de nombreux élus du département se sont réunis, hier, pour assister à la pose de la première pierre de cette maison de l’IA, sur la partie biotoise de la technopole. Officieusement, aucune pierre en vue puisque les locaux de ce futur centre de l’IA verront le jour mi-janvier, au sein même des locaux sophipolitains du CNRS qui pour l’occasion sont en cours de réhabilitation.

« Créer un écosystème »

Pour évoquer cette initiative départementale - conçue dans le cadre du projet national 3IA (1) - bâtie avec l’aide de la Casa (communauté d’agglomération Sophia Antipolis), de l’Université Côte d’Azur ainsi que de la chambre de commerce et d’industrie, Charles-Ange Ginésy, le président du conseil départemental, était pressé. « Il n’y a pas de temps à perdre. » Pressé par le temps, évidemment, mais uniquement parce qu’il trépignait d’impatience à l’idée de dévoiler son projet. Celui d’un espace dédié aux technologies du futur, qu’est en train de redéfinir à elle seule l’IA. « Cette maison de l’IA est posée là où il y a déjà une révolution numérique engagée depuis longtemps, explique le président du département. Nous voulons, en implantant cette maison au cœur de Sophia, créer un écosystème qui va réfléchir sur l’IA. Sur ce phénomène nouveau qu’est la gestion des données. C’est le carburant de l’IA. »

Plus qu’une réflexion, la structure aura pour mission d’expliquer, d’orienter et de former les curieux au monde de l’IA, comme le détaille Guilaine Debras, maire de Biot : « Ce qui est important, de la même manière qu’aujourd’hui on parle beaucoup de la culture du risque (2), ce sont les craintes que génèrent les nouvelles technologies et particulièrement l’IA. Il ne faut pas en avoir peur, il faut avancer. Et pour chasser ces craintes, il faut expliquer et faire connaître l’IA. C’est un lieu d’explication, de vulgarisation et de formation important. »

S’informer, se rassurer et comprendre l’IA

Et Charles-Ange Ginésy de poursuivre en incitant les jeunes générations à se rendre dans ce nouveau temple, au sein duquel ils ont tous un rôle à jouer : « Je compte beaucoup sur l’université, sur la recherche, sur les étudiants, les collégiens, les lycéens… Tous ceux qui peuvent participer à un mouvement afin de créer un écosystème au sein de cette maison. Et bien sûr avec le milieu de l’entreprise. Il y a là l’enjeu de demain. Il faut laisser l’Homme au cœur du dispositif et de l’évolution de l’IA. C’est notre objectif. Permettre à l’IA d’émerger et de proposer des choix. Faire en sorte que la France s’inscrive dans l’Europe de demain. Et tienne entre ses mains l’équivalent de ce que font les Gafam (3) qui sont aujourd’hui des forces importantes en matière d’IA sur le territoire nord-américain. Ou encore les Batx (4) sur le continent asiatique. La France ne peut pas rester isolée et l’Europe ne peut pas rester sans réaction. La réaction peut partir d’un territoire. Et j’espère que ce sera celui des Alpes-Maritimes. »

Le grand public sera également concerné puisque « l’ambition de cette maison de l’IA est d’offrir à chacun la possibilité d’entrer en contact avec cet écosystème. Sur place, il y aura du concret. On ne viendra pas voir un musée. On viendra pour s’informer mais aussi pour se rassurer et comprendre quels métiers sont et seront liés à l’IA. »

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