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John Taylor se lance dans le yachting à Monaco et annonce de grands projets de Cannes à Saint-Tropez

Mis à jour le 17/12/2018 à 11:55 Publié le 17/12/2018 à 17:55
Le p.d.-g. d¿Artcurial et du réseau imobilier de luxe John Taylor, Nicolas Orlowski,

Le p.d.-g. d¿Artcurial et du réseau imobilier de luxe John Taylor, Nicolas Orlowski, Photo S.B.

John Taylor se lance dans le yachting à Monaco et annonce de grands projets de Cannes à Saint-Tropez

Un an après le rachat du réseau immobilier de luxe John Taylor par le Groupe Artcurial, son p.d.-g., Nicolas Orlowski, annonce un bilan très positif et le lancement de nouvelles activités

La success-story continue. Érigé en 2002 au rond-point des Champs-Elysées, à Paris, l’empire économico-culturel d’Artcurial ne cesse de gagner du terrain à l’international. Une aura galvanisée par le rachat à la famille Pastor, l’an dernier à Monaco, du réseau immobilier de luxe John Taylor. "Un groupe mondial, même si ça reste une PME", souligne Nicolas Orlowski.

P.d.-g. d’Artcurial et Arqana, l’audacieux entrepreneur a décidé "pour les années à venir" d’être le patron "opérationnel" de chaque entité de son groupe. Un exemple en somme pour celui dont le projet repose sur l’intermédiation de biens d’exception.

Avec le nouvel atout John Taylor dans sa manche, Nicolas Orlowski a déjà séduit de nouveaux marchés comme l’Inde et assis le leadership de la marque de Monaco à Cannes, en passant par Saint-Tropez.

Alors que les projets phares poussent ou germent, le Groupe Artcurial accélère aussi sa diversification. Après les vignobles cet été, John Taylor se lancera dans le yachting, dès février prochain, à Monaco. Bref, tout baigne!

Il y a un an, vous vous étiez engagé à "garder", et même "renforcer", les agences John Taylor du Sud. Qu’en est-il?
Évidemment aucune agence John Taylor n’a été fermée. J’avais indiqué que la Riviera demeurerait une de nos priorités, c’est le cas. On a d’ailleurs conforté notre position avec des performances différentes selon les marchés. On a un peu réorganisé l’entreprise, surtout au niveau de son management. Les forces vives sont toujours là et il y a plein de gens formidables dans chacune des agences de la Riviera.

Tous étaient réunis en convention à l’Hôtel Hermitage jeudi et vendredi, quel message avez-vous délivré?
Nous avons annoncé une progression de 18 % des activités du groupe John Taylor. La progression est plus forte à l’international qu’en France, avec des villes très importantes comme Genève ou Milan.  On enregistre aussi une très forte progression à Monaco, au-delà de ce qu’on avait prévu pour deux raisons: John Taylor Monaco va très bien, et Monaco évolue dans le bon sens.

"Monaco évolue dans le bon sens"

Et le reste de la Riviera?
Monaco, Saint-Tropez, Cannes et ses environs, Saint-Jean-Beaulieu et ses environs sont autant de micro-marchés distincts, avec des problématiques propres au niveau de l’immobilier de luxe. Ce n’est pas toujours le même client, le même type de produit, ni la même typologie d’attractivité. À Cannes, par exemple, il y a beaucoup de transactions de luxe mais des montants de tous niveaux. à Saint-Jean-Cap-Ferrat, les prix sont toujours élevés et souvent supérieurs à 15-20 millions d’euros. À Saint-Tropez, il y a eu un petit réajustement des prix qui fait qu’il y a à nouveau une certaine dynamique. D’une manière générale, là où les acheteurs et les vendeurs se rencontrent, ça va. Là où ils ont des difficultés à se rencontrer, en ce moment pour des raisons de prix, c’est plus compliqué.

Quelle stratégie adopter dans ce contexte diffus?
Le marché est assez dynamique entre 2 et 4 millions d’euros, John Taylor ne doit pas délaisser ce secteur. C’est une direction importante qu’on a impulsée et qui a eu un résultat immédiat. John Taylor est indiscutablement leader sur la partie la plus haute du marché du luxe mais doit aussi travailler la partie intermédiaire.

John Taylor a intégré le groupe Artcurial-Arqana, les clients des différentes marques ont-ils conscience de cette fusion?
Pas encore véritablement. C’était d’ailleurs le but de cette convention: lancer les synergies commerciales à partir de janvier 2019.

"deux très beaux projets
sur la croisette à cannes"

Vous axez votre stratégie sur une forte intermédiation, les connexions se sont-elles faites entre les salariés du groupe?
Les gens de John Taylor ont déjà côtoyé ceux d’Artcurial. Ils ont rapidement compris qu’ils ont les mêmes clients, même s’ils les approchent de manières différentes. Je suis très excité et très confiant à la vue de ces prémices. D’ailleurs, avant la mise en place complètement effective des synergies, les équipes d’Artcurial ont déjà apporté près de 300 millions d’euros d’affaires.

John Taylor est en passe de vendre la villa la plus chère d’Espagne à Majorque (65 millions d’euros) mais votre activité c’est aussi la location…
Oui et l’activité marche très bien. On a des locations entre 150.000 et 200.000 euros par mois. Des étrangers qui s’interrogent sur la France, à procéder à l’achat. Ils ne passent pas tous à l’acte mais, une chose est sûre, ils adorent toujours la Riviera. On a aussi fait plusieurs transactions au-delà de 15 millions d’euros sur la Riviera et à Monaco en 2018.
Sachant qu’en Principauté, en réalité, il y a beaucoup de transactions qui sont des surfaces moyennes mais avec un prix au mètre carré toujours n° 1 dans le monde. Monaco est aussi attractif pour toute la zone èze-Beaulieu-Villefranche, et je trouve que toute cette partie-là est de plus en plus connectée à Monaco.

Vous êtes également impliqué dans le projet immobilier de luxe First Croisette à Cannes…
C’est un très beau projet qui sera commercialisé par John Taylor et quelques autres. Nous avons fait une des plus grosses transactions commerciales de la Riviera ces dernières années en y implantant ce qui est peut-être la plus grande boutique Dolce&Gabbana d’Europe.  Il y a un autre projet sur un immeuble résidentiel très bien placé de la Croisette, face mer, qui est en cours de finalisation et devrait être lancé en 2019. Ce n’est jamais arrivé pour John Taylor d’avoir deux si beaux projets sur la Croisette en même temps. Et c’est une très bonne nouvelle pour Cannes.

"John Taylor Yachting créée
le 1er février 2019"

Avez-vous des projets phares dans les cartons à Monaco?
Comme d’autres, nous regardons avec beaucoup d’attention le gros dossier de l’extension en mer. Nos équipes sur place y travaillent.

Vous êtes impliqués dans un projet d’envergure en Inde.
John Taylor n’était pas présent là-bas. Nous avons pris des contacts et, en seulement six mois, on a négocié l’ouverture de plusieurs agences en Inde, entre 2019 et 2020. Nous avons signé la commercialisation d’un énorme complexe Four Seasons, qui monte deux tours phénoménales à Bangalore. C’est l’un des plus beaux projets du monde.

L’été dernier, vous annonciez le lancement d’une nouvelle activité de ventes de vignobles sur la Côte d’Azur. Allez-vous poursuivre dans cette voie de la diversification?
Oui. John Taylor va se lancer réellement dans le yachting. Pas comme certaines agences immobilières qui mettent des jolies photos sur Internet mais n’assurent aucune activité derrière. On a pris une participation dans une société monégasque qui est un des grands acteurs dans la transaction et la location de yachts au-delà de 25 mètres. Cette société deviendra John Taylor Yachting à partir du 1er février et Bertrand Vogèle, son président, demeure actionnaire et deviendra le patron de John Taylor Yachting. Cette nouvelle activité va nous conforter dans notre image de groupe de biens d’exception.


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