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Israël, la Terre promise des nouvelles technologies

Mis à jour le 22/06/2017 à 13:32 Publié le 22/06/2017 à 05:08
Une série de conférences ont été données dans les locaux de Google.

Une série de conférences ont été données dans les locaux de Google. Photo A.C.

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Israël, la Terre promise des nouvelles technologies

Dans les locaux de Google Israël, hier, les dirigeants monégasques ont beaucoup appris sur les recettes du succès économique hébreu

Impossible de savoir si l'on arrive à la bonne adresse. « On n'a qu'à chercher sur Google », blague un dirigeant monégasque. Eclat de rire général dans la délégation du Monaco Economic Board, hier matin, à la descente du bus, au pied de la tour Electra. L'adresse est la bonne. C'est celle de Google Israël, à Tel Aviv. Et pas une petite antenne du géant américain, qui pourrait expliquer l'absence de signalétique à l'entrée de l'immeuble ultra-moderne. Non. Les acteurs économiques monégasques sont bien devant le siège de Google en Israël, l'un des centres de recherche et développement de la firme parmi les plus importants au monde. Une tour dont les quelque 2 000 employés occupent 22 des 40 étages.

Les raisons du succès

Dans l'entrée, aucune trace du logo de Google. Il faut attendre que les portes de l'ascenseur s'ouvrent au 29e étage pour voir apparaître le sigle tant attendu. Il n'est pas ostentatoire. La politique maison semble portée sur la discrétion. La consigne qui suit immédiatement le confirme : « No photo ! » De toute façon, il n'y aurait pas grand-chose à photographier : la délégation est aussitôt conduite dans une salle de conférence où, à l'exception de quelques coussins et gobelets de café siglés, rien ne laisse à penser que l'on se trouve dans l'un des centres de Google les plus importants du monde.

En quelques minutes, le premier intervenant de la matinée fera vite oublier cette curieuse impression préliminaire. Yuval Passov, responsable industriel chez Google Israël, entame sa présentation. Raconte qu'il est entré dans l'armée à 18 ans, pour un service militaire obligatoire de trois ans, a travaillé dans plusieurs start-up avant d'arriver chez Google. On a même droit à une photo de ses enfants. Puis, l'intervenant décline les raisons qui font d'Israël un champion toutes catégories dans le secteur des hautes technologies, ce pays que l'on surnomme à juste titre la « Nation start-up ». Pour lui, trois facteurs expliquent l'insolent succès économique israélien : la qualité du personnel, formé par l'armée puis par des universités de très haut niveau ; la culture du risque, cette capacité à accepter l'échec pour mieux rebondir et, pour les investisseurs, à miser facilement sur des projets ; l'élan général de tout un pays vers cet objectif de réussite.

Culture du secret

C'est en surfant sur ces fondements que le géant des moteurs de recherche sur internet (et des milliers d'autres start-up, lire l'exemple de Foresight ci-contre) s'est développé à une vitesse vertigineuse dans l'État hébreu. Yuval Passov n'entre pas dans les détails, culture du secret oblige. Ce cadre de Google raconte juste que la firme est passée de 6 à 22 étages, présente les dernières innovations et décline des devises - « l'innovation est ouverte », « les idées viennent de partout », pensez gros, commencez petit » et « ne jamais craindre l'échec ».

Des devises qui ont permis à la filiale israélienne du géant de l'internet de devenir aujourd'hui l'un des plus gros centres de recherche et développement de Google. Comme Israël est aujourd'hui la Terre promise des nouvelles technologies. Deux membres de la délégation monégasque, sans doute plus que les autres, ont suivi avec la plus grande attention les présentations d'hier matin. Martin Péronnet, le directeur général de Monaco Telecom, et Fabrice Marquet, le directeur de la future MonacoTech (lire notre édition d'hier). Ils vont, à la demande du gouvernement, ouvrir un incubateur de start-up à Monaco. Et rêver d'y reproduire l'exemple israélien.


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