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INTERVIEW. Pour Flavio Briatore, "si tu réussis à Monaco, tu réussis partout"

Mis à jour le 25/05/2017 à 16:55 Publié le 24/05/2017 à 16:55
Flavio Briatore hier, dans son bureau monégasque au NiBox.

Flavio Briatore hier, dans son bureau monégasque au NiBox. Cyril Dodergny

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INTERVIEW. Pour Flavio Briatore, "si tu réussis à Monaco, tu réussis partout"

L'homme d'affaires s'implante encore davantage en Principauté, en ouvrant deux nouvelles adresses au Larvotto. Et une pâtisserie à Monte-Carlo. En attendant d'autres idées…

Total look noir contrastant avec ses boucles blanches, Flavio Briatore reçoit en toute simplicité, autour d'un café, dans son bureau au premier étage du NiBox. L'homme d'affaires international a eu mille vies. De sa période Benetton à l'écurie de F1 de Renault, partout où il est passé, Monsieur Briatore, 67 ans, a fait parler de lui.

Résident monégasque de longue date, Flavio marque son empreinte dans l'univers de la restauration à Monaco. Il a ouvert ces dernières années deux de ses établissements phares en Principauté. Le Cipriani pour dîner et le Twiga pour danser. Un tandem auquel s'ajoutent ces jours-ci trois nouveaux lieux, faisant du volubile homme d'affaires italien un poids lourd du secteur monégasque. Tout juste rentré d'Indianapolis où il était allé encourager son ami Fernando Alonso, Flavio Briatore détaille ses nouveaux projets.

Vous êtes le papa de deux nouveaux restaurants à Monaco, Crazy Fish et Caviar Kaspia. Qu’est-ce qui a déclenché la création de ces deux lieux?
C’est d’abord l’emplacement du Zelo’s, qui s’est libéré (au deuxième étage du Grimaldi Forum NDLR) et qui est pour moi l’un des meilleurs à Monaco. Nous avons eu la possibilité de le reprendre pour développer le concept d’un restaurant de poissons comme il n’y a pas à Monaco. Nous proposons, je crois, le meilleur poisson de la Côte d’Azur, vendu à la criée à l’aube en France, en Italie et à Barcelone. Les poissons arrivent encore vivants au restaurant. Et autour, une carte de pâtes a été créée avec des sauces à base de poisson. Dans l’enceinte même de ce restaurant, nous avons choisi d’installer Caviar Kaspia, dérivé de la célèbre Maison du Caviar à Paris. Et la combinaison des deux fonctionne.

Entendez-vous développer une nouvelle franchise avec Crazy Fish?
Oui, j’espère. Mais avant, il va falloir consolider cette marque. Le marché de la Principauté est très sévère, très difficile. La clientèle monégasque a du goût. Il y a déjà beaucoup de bons restaurants à Monaco, on doit trouver l’adéquation avec la clientèle mais je pense que Crazy Fish va être apprécié dans son rapport qualité prix. Après, si tu réussis quelque chose à Monaco, tu peux réussir dans le monde entier!

Au départ, vous envisagiez d’ouvrir une franchise du restaurant Assunta Madre. Le scandale de blanchiment d’argent autour de cet établissement vous a refroidi?
La vérité est qu’avant même que nous soyons informés de ce problème, nous avons pensé que nous étions suffisamment prêts pour ouvrir sans eux. Les responsables d’Assunta Madre n’ont jamais été associés contractuellement avec moi. Nous avions juste évoqué ensemble un accord de licence qui ne s’est finalement pas réalisé.

L’ouverture de Cipriani en 2012 était un pari. Vous êtes fier de son succès?
Je suis fier évidemment. En premier lieu, c’est tout le staff qu’il faut remercier. L’équipe est fantastique. On peut avoir les meilleures idées du monde, à la fin, ce sont les collaborateurs qui font la réussite. Je pense aussi que plus on fait dans la qualité, plus les gens viennent.

Votre discothèque Twiga est aux premières loges du chantier de l’extension en mer. On entend dire qu’elle va devoir fermer...
Les gens parlent beaucoup mais n’ont rien à dire. Il y a des champions du monde dans ce domaine ici (rires). Pour Twiga, nous avons un accord avec Patrice Pastor, nous avons rencontré les responsables de Bouygues et évoqué ensemble le programme des travaux. Peut-être que nous modifierons certaines choses dans le futur, mais l’extension en mer ne va pas être achevée demain, non? Il ne faut pas oublier que Twiga emploie 150 personnes et le club fonctionne bien.

Qu’en est-il de l’ouverture attendue de la pâtisserie Cova, là encore un projet que vous portez?
Elle va ouvrir boulevard des Moulins, fin juin. Les travaux ont été plus compliqués car les installations étaient vétustes dans l’immeuble, il a fallu tout refaire, pour mettre tout aux normes de sécurité. Je tiens beaucoup à ce projet. Cova, c’est la meilleure pâtisserie de Milan, ouverte depuis cent ans. La marque a été rachetée par LVMH et se développe aujourd’hui. J’espère qu’elle servira de locomotive pour rehausser le boulevard des Moulins, qui en a besoin. Il n’y a que des agences immobilières ou presque sur cette artère!

Avez-vous d’autres idées pour la Principauté?
Il y a de la compétition à Monaco, mais je trouve que c’est sain pour tout le monde. La variété d’offres est attractive pour les gens de Nice, de Cannes, d’Italie. Il y a de la place pour tous, seuls les meilleurs restent. Pour le moment, si j’avais un autre lieu à ouvrir à Monaco, ce serait sur le port. Et j’y travaille…


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