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Immobilier, loisirs, vacances... Ce que vous avez fait de l'argent économisé pendant le confinement

Mis à jour le 10/08/2020 à 07:43 Publié le 10/08/2020 à 07:43
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Illustration Photo Pixabay

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Immobilier, loisirs, vacances... Ce que vous avez fait de l'argent économisé pendant le confinement

Un habitant sur quatre des Alpes-Maritimes a épargné malgré lui, faute de pouvoir consommer. Plus de la moitié a déjà tout dépensé. Les autres ont opté pour un placement à long terme

Boutiques fermées, cafés et restaurants à l’arrêt, voyage impossibles et concessionnaires automobiles inaccessibles, pendant les huit semaines de confinement, faute de pouvoir consommer et se faire plaisir, une partie des Français a réalisé des économies malgré elle.

Cette épargne contrainte s’élevait dans notre pays à près de 55 milliards d’euros au 11 mai, jour de la sortie du confinement, selon une enquête de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Elle a grimpé jusqu’à 75 milliards d’euros début juillet puisque les Français ont continué à réaliser des économies au-delà de la date du déconfinement, les services et loisirs ayant rouvert progressivement.

Dans la région Sud, un habitant sur quatre a ainsi pu mettre de l’argent de côté, rapporte une étude Altaprofits, cabinet d’assurance vie en ligne. Mais seulement 28% d’entre eux savent ce qu’ils vont faire de cette épargne.

Quarante-six pour cent des résidents de la Côte d’Azur ont choisi, dans un premier temps, de garder l’argent économisé sur un compte courant selon ce même sondage. Vingt-cinq pour cent l’ont aussitôt transféré sur des livrets réglementés (Livret A, LLDS) et 29% sur de l’épargne rémunérée (17% en assurance vie et 12% en bourse).

Avec ces 12% d’investissements réalisés en bourse, les marchés financiers connaissent un réel engouement. Le phénomène peut s’expliquer par le temps que les boursicoteurs en herbe ont pu consacrer à l’apprentissage de la discipline pendant le confinement.

"La majorité des Français s’est contentée de laisser l’argent non dépensé sur leur compte courant, notamment parce que les banques étaient fermées durant cette période, ou ont basculé des liquidités de comptes bancaires vers des livrets réglementés. Cette épargne de précaution rassure mais ne rapporte rien et ne contribue pas à la relance économique", note Stellane Cohen, directrice générale d’Altaprofits, cabinet d’assurance vie en ligne.

L’envie de rattraper le temps perdu et de profiter de la vie semble primer chez les Azuréens qui ont épargné: 58% d’entre eux ont joué les "cigales" et déclarent avoir consacré leur épargne aux loisirs, aux vacances, à la consommation (électroménager, prêt-à-porter)… contre 42% de "fourmis" qui indiquent qu’elles vont placer leur argent sur le long terme, notamment dans l’immobilier.

Une tendance que confirmait, dans nos colonnes le 6 juillet, le directeur général du Crédit agricole Provence-Côte d’Azur José Santucci: "Nous avons, en effet, constaté une hausse des dépôts. Une partie de ce qui a été épargné a été consommée. Les investisseurs savent que l’épargne ne rapporte pas et que les taux d’intérêt sont bas. Il y a donc un report sur l’immobilier. C’était déjà le cas avant. La crise n’a donc pas refréné la volonté d’investir dans la pierre."

"Me mettre à l’abri en cas de crise financière"

Parce qu’il pressent que "la situation économique en France va être extrêmement difficile", Bernard, retraité gaudois, a décidé d’assurer ses arrières et d’investir.

"Des liquidités, il faut en garder un petit peu mais pas trop. Des actions, je suis sceptique.J’en ai acheté un peu, quand elles étaient très basses, pendant le confinement. Je sais qu’ensuite on va avoir une remontée, ça fera du yoyo."

La bourse, un placement pas assez sûr donc pour l’ingénieur à la retraite qui a choisi de s’orienter vers des "placements financiers prudents, sans attendre des rentabilités phénoménales. Je ne prends pas de risque", résume-t-il. Et pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, il a aussi songé à la pierre. Une valeur sûre.

"Je me suis orienté vers un produit de bonne gamme pour avoir de bonnes chances de louer", indique celui qui vient d’acheter un appartement au Mont-Boron à Nice.

"Je ne suis pas un spéculateur, se défend-il. Je veux simplement me mettre à l’abri en cas de crise financière et transmettre un patrimoine à mes enfants.C’est du bon sens."

Aurélie, de Nice, a aussi réalisé des économies pendant le confinement. "Plus de frais de garde d’enfants, de cantine, de pleins d’essence pour aller travailler pendant trois mois.Pas de sorties au cinéma ni au restaurant.Impossibilité de partir pendant les vacances de Pâques et annulation de notre week-end à l’étranger pendant un des ponts de mai...", énumère-t-elle.

En juin, le couple s’est "lâché" après des semaines d’austérité et a dépensé une partie de ce qu’il avait mis de côté.  

"Mais nous avons surtout pris conscience que nous étions un peu juste à cinq dans notre 4-pièces. Il nous manque notamment un bureau, fermé, pour pouvoir télétravailler en cas de seconde vague, mais aussi parce qu’on y a pris goût. Mais travailler à distance au milieu du salon avec les enfants pendant le confinement, plus jamais!"

La famille a trouvé un bien, un appartement en rez-de-jardin, à Nice, qui répond à tous ces critères. L’acquisition devrait être finalisée à l’automne.


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