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"Ils n’ont pas conscience du tsunami économique que l’on va se prendre?" L'appel au secours et le cri de colère des commerçants de Monaco

Mis à jour le 17/03/2020 à 17:23 Publié le 17/03/2020 à 17:21
Illustration.

Illustration. Photo Cyril Dodergny

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"Ils n’ont pas conscience du tsunami économique que l’on va se prendre?" L'appel au secours et le cri de colère des commerçants de Monaco

C’est un cri. Autant de colère que de secours.

Mardi matin, dans un message conjointement signé par Nicolas Matine-Narmino (président de l’Union des Commerçants) ; Dominique Gastaldi (président de l’association des commerçants du Métropole), Philippe Clerissi (président du groupement des commerçants du centre commerciale de Fontvieille) et Alberte Escande (présidente de l’association des industries hôtelières), les représentants des professionnels du commerce ont lancé un appel au secours estiment que pour l’heure, le gouvernement n’a pas pris pleinement la mesure de l’impact de cette crise sanitaire sur leur domaine.

"On se demande si ces gens-là vivent dans un autre monde ou s’ils n’ont pas conscience du tsunami économique que l’on va se prendre. L’annonce de l’enveloppe de 50 millions d’euros, le report de TVA ou des charges sociales ce ne sera pas suffisant pour régler le problème" tempête Nicolas Matile-Narmino, joint par téléphone.

>>RELIRE. Le Ministre d'Etat de Monaco Serge Telle testé positif au coronavirus

"Il faut les mêmes mesures qu’en France"

Le fleuriste estime qu’il va perdre 50.000 euros ce mois-ci, 120.000 euros le mois prochain dans cette configuration. Il va devoir ponctionner dans ses économies pour assurer les salaires pleins des employés.

"Mais je ne peux pas payer mon loyer de surcroît. Et nous allons tous faire pareil. Il faut qu’à Monaco, les mêmes mesures qu’en France au minimum (suspension des loyers et des factures de gaz et d’électricité pour les commerces N.D.L.R.) soient prises pour les commerces, pour éviter de mettre la clé sous la porte et créer une crise sociale".

Le président de l’UCAM estime que 90% des professionnels sont dans cette situation.

"Un commerçant m’a dit que s’il reste fermé deux mois, ses pertes financières vont être de 1,2 million d’euros. Une autre venait d’investir 400 000 euros dans sa boutique qui doit ouvrir fin mars. Elle n’a plus rien en trésorerie".

Un plan Marshall?

Pour le président de l’Union des commerçants et artisans de Monaco, c’est un plan Marshall qu’il faut à la Principauté à ce niveau.

"Le pays vit principalement de recettes de la TVA. C’est irresponsable et irrespectueux de ne pas davantage nous soutenir. L’indemnité chômage ne doit pas couvrir 70% mais 100% du salaire. Nous avons la chance d’être un pays sans dette, il va falloir sortir du cash, sans faire n’importe quoi certes, mais pour subvenir à cet état de guerre" estime Nicole Matile-Narmino qui assure avoir écrit trois fois au gouvernement ces derniers jours.

*Et attend aujourd’hui un soutien plus fort pour son secteur professionnel.


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