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Ils déposent une pétition avec 10.000 signatures au Ministère d'État pour le maintien de l'assurance-maladie pour les retraités monégasques

Mis à jour le 09/06/2017 à 08:21 Publié le 09/06/2017 à 05:23
Les représentants des différentes sections syndicales s'étaient déplacés : tous corps de métiers, de nationalité monégasque ou non, ils sont tous solidaires.

Les représentants des différentes sections syndicales s'étaient déplacés : tous corps de métiers, de nationalité monégasque ou non, ils sont tous solidaires. Photo L. M.

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Ils déposent une pétition avec 10.000 signatures au Ministère d'État pour le maintien de l'assurance-maladie pour les retraités monégasques

L'Union des syndicats monégasques s'est fait le porte-voix de ceux qui réclament le maintien de l'assurance-maladie monégasque pour les retraités qui n'ont pas les moyens de vivre à Monaco

Dix mille signatures en huit mois. Un salarié sur cinq réclame le maintien de la couverture sociale monégasque après son départ à la retraite, à la CCSS (pour le privé) ou à la SPME (pour le public). 

En clair, actuellement, un salarié de la Principauté qui part à la retraite est automatiquement basculé sur le régime d'assurance-maladie de son pays de résidence. Après avoir bénéficié toute sa carrière de l'opulence du régime monégasque, le nouveau retraité, s'il est français, revient sous la couverture de la Caisse primaire d'assurance-maladie. Et en France, la sécu est beaucoup plus regardante. À titre d'exemple, en dehors des médicaments irremplaçables pour les affections lourdes (cancer, diabète, Parkinson, Alzheimer, etc.), les remboursements sont de l'ordre de 15 à 65 %, alors que la couverture monégasque les prend en charge à 80 %. Une situation qui, d'après le dernier recensement, concerne environ 83 % des salariés de la Principauté (dont 77 % de Français).

"Des richesses gargantuesques"

Une injustice totale pour Olivier Cardot, secrétaire adjoint de l'Union des syndicats de Monaco: "La retraite, c'est justement le moment où on a le plus besoin d'une bonne couverture sociale. Aujourd'hui, si vous vivez à Monaco, même si vous n'avez travaillé que six mois, vous êtes maintenus sur le régime CCSS. Or, un salarié qui a travaillé 40 ans à Monaco et qui n'a pas les moyens de vivre ici n'est pas maintenu. On trouverait logique qu'il y ait une meilleure répartition dans une Principauté où les salariés créent des richesses gargantuesques."

Non, c'est non !

Des salariés à qui le gouvernement claque la porte au nez, via cette réponse à notre sollicitation: "Le gouvernement avait déjà, par le passé et à plusieurs reprises, exprimé sa position sur cette revendication après l'avoir attentivement évaluée. Le ministre d'État, lors de sa rencontre avec l'Union des syndicats de Monaco le 17 mai 2017, a au demeurant explicité verbalement les raisons pour lesquelles les pouvoirs publics ne pouvaient accéder à cette revendication. (...) Une lettre a été déposée ce jour par cette fédération auprès du gouvernement, comme elle en avait exprimé l'intention. Une réponse lui sera bien sûr apportée."

Ces raisons évoquées le mois dernier, Olivier Cardot les explique: "Le ministre d'État a dit que c'était trop cher et que c'était non négociable."

Un argument déjà avancé dans la journée, mais que le secrétaire adjoint n'accepte pas: "En six ans, le PIB monégasque a augmenté de plus de 37 %. On est à presque 6 milliards d'euros de PIB, et la revendication coûte entre 220 et 240 millions d'euros."

L'USM est déterminée à aller jusqu'au bout : la couverture sociale des retraités sera à l'ordre du jour de la journée interprofessionnelle de mobilisation, le 22 juin prochain.

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