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Il fait de la liqueur avec les oranges récoltées à Monaco. Et ça marche!

Mis à jour le 09/03/2017 à 22:23 Publié le 09/03/2017 à 21:45
Philip Culazzo travaille ici, dans son local de la rue de La Turbie. La liqueur d’orange est fabriquée là.

Philip Culazzo travaille ici, dans son local de la rue de La Turbie. La liqueur d’orange est fabriquée là. Photo N.H.-F.

Il fait de la liqueur avec les oranges récoltées à Monaco. Et ça marche!

Depuis décembre dernier, Philip Culazzo crée un produit « authentique, qui vient du terroir ». De la liqueur d'orange… faite à partir d'agrumes récoltés un peu partout en Principauté

Un local clair, rue de La Turbie. Une forte odeur d'orange flotte à l'intérieur. Philip Culazzo, le maître des lieux, vient de recevoir une cargaison d'agrumes. Ceux-ci viennent de la rue Princesse-Caroline.

D'autres arrivent d'ailleurs, des Moneghetti, des Moulins, de La Condamine… Toutes ces oranges amères ont poussé sur des arbres plantés un peu partout en Principauté. Et depuis décembre, il les transforme en liqueur, dans son local de la rue de La Turbie.

Eau, alcool, écorces d'oranges, sucre

Il travaille sur l'idée de L'Orangerie, du nom de la liqueur d'orange, depuis plus de deux ans. La démarche procède d'un constat.

Le premier concerne les fruits. "Avant, beaucoup des oranges partaient à la déchetterie, explique Philip Culazzo. Des familles de Monaco en faisaient de la marmelade, du vin d'orange… Et comme ce sont des oranges amères, on ne peut pas les manger".

Et puis il a voulu "créer quelque chose d'authentique, qui vient du terroir", explique celui qui vit en Principauté depuis sept ans, lui qui est né en Irlande et a passé ses étés à Bordighera, la ville d'origine de son père.

D'autant qu' "avant d'être un lieu touristique, avant d'être connu pour le casino, Monaco était un pays agricole. Et le produit phare de l'économie de Monaco, c'était les agrumes".

La liqueur d'orange compte d'ailleurs peu d'ingrédients : eau, infusion alcoolique d'écorces d'orange, un peu de sucre. Les oranges ne sont pas traitées.

Vers une eau-de-vie

Voilà pour la démarche. Après ces constats, Philip Culazzo prend contact avec le gouvernement, embauche un œnologue, achète du matériel, et trouve son local rue de La Turbie. Les premières oranges ont été récoltées en 2016. D'autres le sont depuis le mois de janvier.

Et en décembre dernier, il ouvre L'Orangerie, après s'être assuré que les oranges étaient propres à la consommation.

Tant pis s'il n'y a qu'une seule récolte dans l'année: avec 600 arbres plantés un peu partout en Principauté, "on peut faire 50.000 bouteilles", dit celui qui gère aussi une société de négoce alimentaire basée à Monaco.

Maintenant, L'Orangerie compte une quarantaine de clients en Principauté, hôtels, restaurants, bars, sans compter les particuliers. D'autres viennent d'ailleurs, "dont le George V à Paris", complète-t-il.

Philip Culazzo a d'autres projets. La liqueur d'orange est faite à partir d'écorces d'orange. Ce qui veut dire qu'après, il reste le jus. Et cela peut devenir le point de départ… d'une eau-de-vie. L'élixir devrait être disponible fin 2 017. Et la boisson sera toujours fabriquée dans le local de la rue de La Turbie.

Photo N.H.-F.

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