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Hôtellerie-restauration: le patronat propose 10,5% d'augmentation salariale en moyenne, les syndicats mécontents

Les organisations patronales de l'hôtellerie-restauration ont annoncé avoir proposé jeudi une nouvelle grille des salaires avec une moyenne d'augmentation de 10,5%, lors des négociations avec l'ensemble des syndicats de la branche.

Rafael Perrot Publié le 18/11/2021 à 18:52, mis à jour le 18/11/2021 à 18:52
Illustration. Photo AFP

"Les organisations professionnelles du secteur (GNC, GNI, SNRTC, UMIH) ont présenté une grille des salaires commune avec une moyenne d'augmentation de 10,5%, soit au-delà de ce qui avait été annoncé début octobre", a indiqué l'Umih, la principale organisation patronale, dans un communiqué.

"Ils viennent juste avec une grille qui ne répond pas aux attentes", a réagi auprès de l'AFP Nabil Azzouz (FO, 3e syndicat de la branche), une fois la réunion finie.

"La masse des salariés des premiers niveaux, qui concerne entre 60 et 80% du personnel, va bénéficier de 3 à 4% d'augmentation seulement. Cela ne rattrape même pas l'inflation. En plus, c'est cette population qui part en masse et qu'on essaye d'attirer", a-t-il souligné.

 

En revanche, "il y a 20% d'augmentation prévue pour les niveaux 5, c'est-à-dire les patrons. Il faut être rationnel, cette orientation est inquiétante", a ajouté le syndicaliste.

"Le compte n'y est pas", a ajouté Arnaud Chemain, (CGT, 1er syndicat). "C'était plus une réunion qu'une négociation. La CGT et la CFDT (2e syndicat) ont fait des contre-propositions et les employeurs nous ont répondu qu'ils n'avaient pas de mandat de leurs conseils d'administration pour négocier. On a senti une grosse crispation".

"Selon leur proposition, le bas de l'échelle gagne 3,5%. Ca représente 48,50 euros brut par mois en plus. Dans les niveaux plus élevés, les augmentations sont plus significatives", a-t-il relevé.

"Côté salarié, pour seule réponse, une contre-proposition de grille des salaires avec une augmentation moyenne de 34,50% nous a été présentée", ajoute l'Umih. "Pour les quatre organisations professionnelles, cette proposition est déconnectée de la réalité économique et financière des entreprises, en cette période de sortie de crise".

"Nous avons proposé 25% d'augmentation et la CFDT a été encore plus gourmande", a précisé le représentant CGT.

"J'ai dit que nous souhaitions une augmentation modérée si elle s'accompagnait de la mise en place du 13e mois", a dit son collègue de FO.

 

Une seconde réunion de négociations, qui sont suivies de près par le ministère du Travail alors que ce secteur a été particulièrement fragilisé par la crise sanitaire, est prévue le 16 décembre.

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