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Ex-directeur de l’IMSEE, Lionel Galfré prend la direction de l’incubateur MonacoTech

Mis à jour le 30/01/2020 à 11:09 Publié le 30/01/2020 à 13:00
Lionel Galfré a pris ses fonctions au début de l’année, et s’avoue conquis par les entrepreneurs qu’il a  rencontrés à MonacoTech.

Lionel Galfré a pris ses fonctions au début de l’année, et s’avoue conquis par les entrepreneurs qu’il a rencontrés à MonacoTech. Cyril Dodergny

Ex-directeur de l’IMSEE, Lionel Galfré prend la direction de l’incubateur MonacoTech

Lionel Galfré, l’ex-directeur de l’IMSEE, a pris la direction de l’incubateur MonacoTech. Un choix étonnant à première vue, mais qui prend tout son sens si on y regarde de plus près.

Quand on pense start-up (ou jeune pousse, pour les allergiques aux anglicismes), on pense souvent sweat à capuche et baskets, baby-foot et trottinette électrique. On pense rarement à un costume sombre cravate en soie. «Je n’y peux rien, je suis comme ça depuis tout petit!», s’exclame Lionel Galfré, avec un sourire malicieux.

Il semblerait que derrière l’apparente sobriété, se cache un sens de l’humour qui n’attend que l’occasion de se pointer. L’ancien directeur de l’Institut monégasque de la statistique (Imsee), qui a participé à sa création, n’est pas la première personne qui nous serait venue à l’esprit pour un incubateur de start-ups. Et pourtant, ce serait une erreur de le sous-estimer.

Bon joueur

Le bonhomme a un peu de bouteille dans le développement commercial. Après plusieurs années passées à Milan, où il installe une filiale pour un industriel du jouet (et où il a pris le goût des cravates), Lionel Galfré prend la direction commerciale de tout le groupe Berchet, puis d’Oregon Scientific, puis de Meccano. Seau de plage, station météo ou jeu de construction, Lionel Galfré n’est pas un petit joueur.

Quand se présente l’opportunité de revenir à Monaco, il participe à la création de l’IMSEE. « Je suis passionné par les statistiques, c’est vraiment un truc qui me fascine ». Après plusieurs années, il quitte l’IMSEE pour intégrer la direction de l’information et de la transition numérique, en janvier 2019.

Puis survient l’opportunité MonacoTech. Une évidence qui le ramène à ses meilleurs souvenirs dans le monde de l’entreprise. «J’aime les entrepreneurs. Ce sont des gens qui ont des idées. Et j’avais très envie de retrouver ces talents.» Mais MonacoTech n’est pas une antenne du gouvernement. «C’est une société anonyme monégasque. J’ai postulé, et passé plusieurs entretiens» Et il est choisi parmi plusieurs candidats, dont plusieurs issus du privé.

À son poignet, un fin bracelet d’argent, très tendance, où des caractères à l’ancienne forment les mots «Keep calm».

Un accessoire mode qui cadre bien dans les locaux très pop de l’incubateur. De l’autre côté du couloir, on joue au ping-pong. C’est la pause déjeuner. «Il n’y a pas que la super salle de pause et la table de ping-pong. Ça, c’est que les gens voient en premier. Mais il y a bien plus que ça. Je n’ai jamais connu un tel climat de bienveillance», confie le nouveau directeur.

Vaisseau amiral

Pour autant, il reste prudent. «Je suis dans la phase d’écoute. Je rencontre tous les entrepreneurs pour comprendre quels sont leurs besoins. Ce n’est pas que je ne veux pas vous dire quelles sont mes intentions. C’est plutôt qu’elles s’affinent à mesure que je découvre ce très bel outil.»

Malgré cette apparente prudence, l’intention est annoncée: «On doit les mettre en condition de réussir en Principauté, pour la Principauté, et au-delà de la Principauté.» Faire de MonacoTech une sorte de vaisseau amiral de l’économique monégasque, dans la droite ligne de la croissance numérique orchestrée depuis quelques années à Monaco.

Lionel Galfré le sait, les principales difficultés des jeunes pousses qu’abrite MonacoTech, c’est la structuration, la commercialisation, et la recherche d’investisseurs: «Il y a des gens qui font des bateaux solaires; d’autres qui font des prothèses pour animaux. Mais à un moment ils ont tous le même problème: il leur faut des sous. Développer son concept, c’est bien, mais après il faut le vendre. Comment on fait pour vendre? Quelle force de vente? Quels réseaux ?»

Son expérience l’aidera à les aider. Son apparente sobriété deviendra alors un atout: «Je ne suis pas sûr qu’on travaille mieux en portant un sweat et des converses roses. Quand on va voir des financiers, les converses roses, c’est dans la tête qu’il faut les avoir.»


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