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"Etre les meilleurs croupiers du monde, c’est notre objectif. Si ce n'est déjà fait" : Pascal Camia, directeur des Jeux à la SBM, dévoile ses ambitions

A l’occasion de l’ouverture d’une nouvelle session de formation de jeunes croupiers, le directeur des Jeux à la SBM, Pascal Camia, revient sur sa volonté de tutoyer l'excellence et d'attirer de nouveaux joueurs du monde entier, notamment grâce à à un espace "funplayer" et à un meilleur accompagnement des clients SBM

CÉDRIC VERANY Publié le 07/03/2019 à 11:30, mis à jour le 07/03/2019 à 08:48
Pascal Camias, directeur des Jeux de la SBM Photo JFO

Quel profil de jeunes cherchez-vous à recruter?
Nous sommes à un tournant avec les jeunes de la génération millennials. Ce n’est plus seulement la technique du jeu qui intéresse mais la relation avec le client, la probabilité du jeu, le marketing. Le métier d’employé de jeu se complète. Dans la dernière école, nous comptions aussi un tiers de femmes. Et j’aimerais que la profession se féminise.

La filiation dans ce métier est-elle toujours d’actualité?
Oui et c’est ce qui est fort. Mais je ne voudrais pas que ceux qui n’ont pas eu de parents dans les Jeux se disent : “Ce n’est pas pour moi”. Une composante importante désormais, avec la nouvelle convention, est la mobilité dans la société. Avant, on entrait dans les Jeux, on n’en sortait pas. Maintenant, il est possible de bifurquer au bout de quelques années sur d’autres métiers. C’est la nouveauté, d’ouvrir les champs du possible dans la SBM. Nous en sommes au démarrage, je pense qu’il y a encore quelques marches à monter avec un bâton de pèlerin, mais c’est possible !

"On ne doit pas être prétentieux"

Pourtant vous misez beaucoup sur la formation des employés de Jeux pour en faire des professionnels aguerris?
L’objectif de notre école de formation est de faire de nos employés les meilleurs employés du monde. Nous avons un panel de tous les jeux pratiqués dans le monde. En neuf ans de formation continue, ils apprenant six jeux premium, c’est unique. En termes de capacités professionnelles, être les meilleurs au monde c’est notre objectif si ce n’est pas déjà fait. C’est le grand luxe du jeu.

Un employé de Jeux doit-il aussi adapter son style par rapport aux nationalités de ses clients?
Effectivement, on ne doit pas être prétentieux en disant que c’est au client de s’adapter à Monte-Carlo. Le client est roi, il faut qu’il joue dans les règles de jeux que nous avons définis, mais comme il le souhaite. Les clients chinois par exemple, ont une manière particulière de jouer au punto banco qu’ils appellent baccarat. Ainsi, nous avons envoyé seize cadres et employés à Macao pour se former à cet univers du baccarat et pour voir comme physiquement jouent les Asiatiques qui touchent et plient les cartes.
Nous sommes encore perfectibles dans l’accompagnement du client par exemple. Nous n’avons pas encore de casino ouvert 24h/24 ou de restauration asiatique à toute heure. Mais nous essayons de mettre notre établissement en ordre de bataille pour conquérir cette clientèle.

 

"Comme de passer de la brasserie à la haute gastronomie"

Quel genre de nouveaux clients?
On peut se vanter d’avoir les joueurs qui comptent dans le monde à Monaco. Notre objectif est de les attirer et de leur montrer qu’ils pourront, à Monte-Carlo, avoir chaussure à leur pied en termes de jeu. Pour autant, quand je suis arrivé à mon poste, nous étions centrés sur les très gros joueurs. Les joueurs occasionnels ou les jeunes n’avaient pas de produit dans notre casino. C’est aujourd’hui notre volonté de divertir tous les types de clientèle. De gros joueurs, il y en aura toujours, car nous observons dans le monde que des quadras, des trentenaires jouent très fort. Le côté exclusif des jeux de tables à Monaco va perdurer et nous voulons maintenir l’expérience que nous offrons avec la roulette française. L’envie est d’attirer des clients haut de gamme, de la roulette anglaise à la roulette française. Comme de passer de la brasserie à la haute gastronomie.

Et pour les jeunes?
Nous sommes en train de finaliser l’atmosphère dans la salle Europe d’un espace baptisé "funplayer", destiné à être un poumon pour une clientèle jeune qui veut avoir une expérience de jeu à Monte-Carlo. C’est aussi le sens des casinos nomades l’été pour attirer les jeunes générations vers les tables de jeux, alors qu’ils préfèrent de prime abord les jeux automatiques où les mises sont moins chères et les règles plus simples. Nous allons vers le développement d’une offre pour millennials. Et si nous avons des croupiers jeunes qui leur ressemblent, c’est un plus.

Imaginez-vous, un jour, former d’autres professionnels que ceux qui travaillent pour les casinos de Monte-Carlo?
Il existe une volonté de transformer, d’ici deux à trois ans peut-être, notre service formation en académie. Ce qui permettrait d’attirer des jeunes de toute l’Europe pour se former au métier de croupier.

Offre numérique MM+

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