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Entretien avec Carlos Gomes, nouveau patron de BYmyCAR, l'homme qui ne lève jamais le pied

Mis à jour le 19/01/2021 à 15:08 Publié le 21/01/2021 à 18:30
Carlos Gomes a pris le 1er juillet les fonctions de directeur général de BYmyCAR, un des premiers groupes de distribution automobile en France avec 83 concessions et 1,7 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Carlos Gomes a pris le 1er juillet les fonctions de directeur général de BYmyCAR, un des premiers groupes de distribution automobile en France avec 83 concessions et 1,7 milliard d’euros de chiffre d’affaires. D.R.

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Entretien avec Carlos Gomes, nouveau patron de BYmyCAR, l'homme qui ne lève jamais le pied

Après avoir dirigé Fiat en France et PSA en Chine, Carlos Gomes a rejoint BYmyCAR un des leaders de la distribution automobile en France, présent notamment à Nice et Cannes.

C’est un sacré pro de l’auto qui a pris le 1er juillet le volant de BYmyCAR après trente-deux ans de carrière au service de grands constructeurs, en France et à l’étranger. Carlos Gomes se confie pour la première fois depuis sa prise de fonction.

Vous avez pris le volant de BYmyCAR en pleine crise sanitaire. Comment le groupe traverse-t-il cette période ?

Nous sommes assez satisfaits de cette année. Notre groupe est robuste, armé et résilient. Nous avons bien préparé et traversé le confinement, et les résultats ont été bons. Nos commandes sont en réduction de 17%, à 39.000 véhicules neufs dans un marché à -25%. Sur l’occasion, nous sommes étales par rapport à 2019 avec 25.000 véhicules vendus.

Le groupe n’a pas levé le pied ?

Nous ne nous sommes effectivement pas arrêtés. Nous avons continué à faire de la croissance externe en rachetant les affaires du groupe Volkswagen à Orléans puis la succursale de Renault à Nancy.

Avez-vous d’autres ambitions en la matière pour 2021?

Nous y travaillons, en France comme à l’international. C’est cohérent avec notre objectif d’arriver en 2025 à 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires [1,7 milliard en 2019, Ndlr].

Etes-vous satisfait de vos résultats en termes de digitalisation ?

Nous disposons d’une formidable force commerciale physique avec 83 concessions reconnues. Mais nous ne nous réfugions pas derrière cet atout pour renier la digitalisation, bien au contraire. Chez BYmyCAR, tout le monde est conscient de la manière dont notre profession est en train d’évoluer. Le projet digital est partagé par tous, ce qui nous a permis d’avancer très vite. Nous avons ouvert une boutique automobile digitale 24/7 et doté tous nos vendeurs d’outils d’aide à la vente qui permettent d’être en vidéo avec le client et de lui montrer les voitures du catalogue.

Peut-on vendre de la même manière derrière un écran ?
En théorie, oui. Le plus important, c’est de bien cerner les besoins du client.
L’offre est aussi plus complexe, en raison des évolutions technologiques...
La dimension de découverte du client s’est enrichie. Il faut arriver notamment à déterminer si celui-ci est prêt à évoluer vers un mode de consommation automobile plus propre.

On constate un regain d’intérêt pour l’occasion.Cela nécessite-t-il aussi des adaptations ?
Ce marché a été très dynamique en 2020. BYmyCAR a réalisé une très bonne année en occasion, avec notamment +8% en décembre, et nos marges se sont améliorées. 2021 sera une bonne année, avec un objectif de 35.000 voitures. Nous sommes devenus des professionnels du VO [véhicule d’occasion, Ndlr], avec plus de 3.000 voitures en vitrine sur notre site qui couvrent tout l’éventail des besoins du client, en marques et en prix. Nous allons continuer à développer ce marché pour accompagner cette nouvelle tendance.

Travailler pour un constructeur et diriger un groupe de distribution, est-ce différent?
Le métier est le même mais dans le rôle qui est le mien aujourd’hui, je suis beaucoup plus proche du client. Je suis ravi d’entamer cette nouvelle phase de mon parcours en tirant parti de ce que j’ai appris pour pouvoir améliorer la relation avec le client, ce qui est sûrement la partie la plus noble de notre profession. C’est en tout cas très réjouissant, et à un moment où tout est en train de changer dans notre secteur d’activité.

"Le Sud est notre axe de préférence"

La distribution automobile, ce n’est plus seulement la vente. C’est aussi, de plus en plus, la mobilité au sens large...

Notre ambition est vraiment de traiter toutes les problématiques de mobilité de nos clients, en étant par exemple en capacité de livrer une voiture n’importe où. Nous mettons en ce moment en service dix-huit camions-ateliers qui se rendent là où le client souhaite faire entretenir sa voiture – chez lui ou sur son lieu de travail – pour le même prix qu’en atelier. Nous en aurons deux dans votre région : un pour Mercedes et un pour Ford. Cela nous permet d’augmenter notre rayon de couverture en après-vente.

Quel est le poids de BYMyCAR dans notre région?

Avec Mercedes à Nice/Villeneuve-Loubet et Cannes, nous sommes un des acteurs de taille de la marque en France, avec une équipe très aguerrie et de belles performances. Nous sommes également présents avec Ford à Nice et Cannes et avons aussi Smart à Nice. Nous sommes très satisfaits de ces affaires.

Saisirez-vous des opportunités de croissance dans la région ?

Ce n’est pas inenvisageable... Le Sud est notre axe de préférence.


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