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En mission économique dans un pays en crise

Mis à jour le 30/03/2016 à 05:07 Publié le 30/03/2016 à 05:07
« La conjoncture est difficile mais les fondamentaux du Brésil sont solides », estime Michel Dotta, le président du Monaco Economic Board (MEB), qui conduit la mission économique à São Paulo.

« La conjoncture est difficile mais les fondamentaux du Brésil sont solides », estime Michel Dotta, le président du Monaco Economic Board (MEB), qui conduit la mission économique à São Paulo. Photo DR

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En mission économique dans un pays en crise

Après un cycle de trois ans en Asie, le Monaco Economic Board (MEB) se concentre aujourd'hui sur l'Amérique latine. Samedi, 40 entrepreneurs s'envolent vers la capitale économique du Brésil

Le Brésil. Sixième économie mondiale. Un potentiel économique considérable. Depuis des années, des entreprises adhérentes au Monaco Economic Board (MEB) rêvent de partir à la conquête de cette puissance économique en devenir. Elles ont dû patienter, l'ex-Chambre de développement économique ayant misé sur l'Asie. Pendant trois ans, de nombreuses entreprises monégasques ont ainsi participé à des missions économiques à Hong Kong, Shanghai, Singapour et Pékin (lire le bilan ci-dessous).

Après ce cycle asiatique, Michel Dotta, le président du MEB, offre un nouveau territoire aux appétits des entrepreneurs monégasques : l'Amérique latine. Ce samedi 2 avril, il conduira une délégation d'une quarantaine de personnes, représentant vingt-cinq entreprises de Monaco, à São Paulo, la capitale économique du Brésil. Une mégapole de 11 millions d'habitants…

«Débouchés intéressants»

Si le Brésil intéresse de nombreuses entreprises de la Principauté depuis des années, la date de cette mission économique n'est pas des plus propices. Le pays traverse actuellement une crise politique majeure et son économie est en récession (lire par ailleurs).

« La conjoncture est difficile mais les fondamentaux du Brésil sont solides, estime Michel Dotta. L'économie brésilienne repartira. En étant attentives, nos entreprises pourraient y trouver des débouchés intéressants. » Signe que la crise brésilienne n'a pas tari les envies des chefs d'entreprise, ils sont une quarantaine à s'être inscrits. « Je suis agréablement surpris par le nombre et la qualité des entreprises qui composent la délégation », se réjouit d'ailleurs Michel Dotta.

Dans ces conditions, même si sa mission économique ne tombe pas au meilleur moment, le MEB va tout faire pour favoriser les prises de contacts au profit des entrepreneurs monégasques. Quitte à ce que ces rencontres et échanges de cartes de visite débouchent, dans un an ou deux, sur du business.

En présence du prince Albert II

Dans quels domaines ? Plusieurs passerelles commerciales ont été identifiées, en amont, avec l'aide du consul de Monaco au Brésil, Arnoldo Wald Filho, du consul du Brésil à Monaco, André de Montigny, et de Gian Lucca Bragiotti, le patron de Monaco Asset Management, un spécialiste de la gestion de fortune, qui a déjà des intérêts au Brésil. Ainsi, le tourisme, le yachting, l'immobilier, l'architecture, l'ingénierie financière, les assurances ou encore les technologies de l'information et le négoce international sont les principaux secteurs d'activités qui pourraient permettre à des entreprises locales de nouer des relations commerciales avec leurs homologues brésiliennes.

Cette mission économique au Brésil devrait être dopée par la présence du prince Albert II, en déplacement à São Paulo dans le cadre de la rencontre Monaco Blue Initiative, organisée à São Paulo les 3 et 4 avril, co-organisée par la Fondation Prince Albert II de Monaco et l'Institut océanographique. Chaque année, ses membres se réunissent afin de débattre des défis mondiaux en matière de protection des océans. En l'occurrence, cette fois-ci, ce sera sur le thème de l'aquaculture au Brésil et en Amérique du Sud.

Business et culture

Dimanche soir, les membres de la délégation du MEB participeront ainsi à une réception donnée au Palais des gouverneurs de São Paulo en amont de la Monaco Blue Initiative et en l'honneur du prince Albert II. Le lendemain, des rencontres bilatérales et des rendez-vous de networking seront organisés toute la journée dans les locaux de la chambre de commerce de São Paulo. Un accord de coopération sera d'ailleurs signé avec la Monaco Chamber of Commerce, entité du MEB.

Les dirigeants monégasques auront aussi l'occasion d'assister à une conférence sur les perspectives économiques du Brésil ou encore de visiter le musée des Arts de São Paulo. Beaucoup de business au programme, donc, mais aussi un peu de culture…

Questions à Michel Dotta, président du Monaco Economic Board : «Monaco a tout intérêt à renforcer sa présence en Asie

Le MEB mise aujourd’hui sur l’Amérique latine. L’occasion de dresser un bilan, avec son président, des missions économiques menées ces trois dernières années en Asie.

Que retenez-vous des missions économiques asiatiques?
Elles confirment ce que je pense depuis longtemps: il est nécessaire d’avoir une représentation diplomatique forte dans cette région du monde, singulièrement à Singapour. En Asie, les relations se construisent avec le temps, dans le long terme. Être présent sur place est donc essentiel. Monaco dispose d’une antenne de la DTC (Direction du Tourisme et des Congrès, NDLR) à Singapour pour toute l’Asie du Sud-Est, la Chine et l’Inde, et la SBM un bureau de vente à Tokyo. C’est insuffisant. Monaco a tout intérêt à renforcer sa présence en Asie.

Le potentiel économique est si important que cela?
C’est évident. Nous ne pouvons pas négliger les pays asiatiques.

Ces missions économiques ont-elles été fructueuses pour les entreprises monégasques?
Je peux difficilement répondre à leur place mais, d’après les retours que nous avons, oui, les chefs d’entreprises étaient satisfaits.

Brésil, rien ne va plus

La plus puissante économie d’Amérique latine, la sixième mondiale, est en récession depuis plus d’un an. À cette tendance lourde s’ajoute une crise politique majeure qui frappe le pays depuis plusieurs semaines. La présidente Dilma Roussef assiste à une implosion de la coalition qui l’a menée au pouvoir en 2011 et 2014. Menacée par une procédure de destitution sur fond de scandales de corruption, Dilma Roussef est lâchée par sa majorité. Dernier exemple en date: lundi, le vice-président du Brésil, Michel Terner, principal allié de la présidente, a claqué la porte de coalition. Ce qui pourrait précipiter la chute de la présidente. Le 13 mars, environ 1,4 million de personnes sont descendues dans les rues de São Paulo pour réclamer la démission de la Présidente.


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