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Des chefs d’entreprise volent au secours des abeilles

Mis à jour le 21/08/2019 à 10:07 Publié le 21/08/2019 à 10:07
Paul Gosselin n’hésite pas à se saisir d’un cadre grouillant d’abeilles à mains nues, sous l’œil attentif de son auditoire habillé en cosmonaute, pour expliquer le fonctionnement de la ruche autour de la reine, dont le règne dure en moyenne 3 ans.

Des chefs d’entreprise volent au secours des abeilles

Il y a des amphithéâtres où ce sont les abeilles qui tiennent le premier rôle.

Il y a des amphithéâtres où ce sont les abeilles qui tiennent le premier rôle. Et leurs plus fidèles soutiens sont des chefs d’entreprises de la région, avec en tête Antoine Mascarello, président de la société d’assistance foncière et immobilière Méditerranée (SAFI Méditerranée) et porteur d’un projet de réhabilitation de ces ruchers aussi nommés « naijous ». Comme il le dit avec malice : « C’est normal de s’occuper de l’habitat des abeilles quand on est administrateur de biens ! »

Et plus sérieusement : « Ce projet répond aux recommandations des hautes instances, à tous les niveaux : on a une déclinaison avec la préservation de l’environnement, l’intérêt est d’inverser l’inéluctable (la disparition des abeilles) et enfin, la production du rucher permet de maintenir des emplois, par la redécouverte d’une technique d’exploitation propre aux territoires de Tende et la Brigue et unique en Europe ».

L’histoire de ce sauvetage a commencé au hasard de ses rencontres à Tende : avec Rita Toesca, tout d’abord, propriétaire du dernier rucher en activité (et ancienne apicultrice), puis avec Paul Gosselin, un apiculteur breton tombé amoureux de la région et très investi dans le projet.

Préserver l’activité des abeilles

À présent, cette démarche associe un certain nombre de chefs d’entreprise, dont Sylvie Wohlgemuth, P.-D.G. d’EMR Ascenseurs : « Je suis très attachée à Tende, j’y ai de merveilleux souvenirs qui datent de mon adolescence, et ce projet m’a immédiatement séduite. »

L’association met à disposition de l’artisan solidaire tout le matériel nécessaire pour gérer le « naïjou », chaque ruche porte le prénom d’un des collaborateurs et celui-ci reçoit une partie de sa production. Sensibles comme Antoine Mascarello à la préservation de ce précieux patrimoine, ils étaient conviés récemment à une journée de découverte de l’activité des abeilles autour de trois ateliers. Paul Gosselin leur a expliqué en détail le fonctionnement fascinant d’une ruche. De son côté, Alain Creton, ethnobotaniste, présentait l’incroyable diversité floristique du secteur, dans lequel se trouvent 90 % des espèces répertoriées en France et très peu d’entreprises polluantes, des atouts certains pour préserver l’activité des abeilles. Enfin, Julie Gobi, apicultrice, s’est diversifiée dans la transformation du miel en produits dérivés alléchants (sirop, panforte, pâtes à tartiner…) et proposait une découverte de ses délicieuses créations. Un repas champêtre en provenance direct du potager et des fourneaux (du bio avant tout !) de la cuisinière du jour, Charlie Buzenet, rajoutait une note de convivialité à cette journée de rencontre fort appréciée. Gageons que de nouveaux chefs d’entreprise rejoindront ce projet afin de le faire essaimer dans toute la vallée, où se trouvent une centaine de ruchers de ce type, un patrimoine aussi exceptionnel que celui des gravures rupestres de la vallée des Merveilles.


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