“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Davantage d’aides pour les commerçants du Rocher à Monaco

Mis à jour le 10/01/2021 à 19:35 Publié le 10/01/2021 à 19:34
Les commerçants et restaurateurs du Rocher sont en détresse. Sans client en raison de l’épidémie, du télétravail, et de l’absence de touristes, ils ont obtenu des aides supplémentaires.

Les commerçants et restaurateurs du Rocher sont en détresse. Sans client en raison de l’épidémie, du télétravail, et de l’absence de touristes, ils ont obtenu des aides supplémentaires. Photo Sébastien Botella

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Davantage d’aides pour les commerçants du Rocher à Monaco

Les commerçants et restaurateurs du Rocher sont en détresse. Sans client en raison de l’épidémie, du télétravail, et de l’absence de touristes, ils ont obtenu des aides supplémentaires

Les théâtres avant la représentation, lorsqu’ils sont encore vides, ont un côté magique. Mais cette magie n’opère que parce qu’elle ne dure pas. Et dans les rues du Rocher, les acteurs sont en place, mais le public n’arrive pas. Voilà quasiment un an que les commerçants patientent. Qu’ils prennent sur eux. Qu’ils attendent que les touristes reviennent s’émerveiller de ce lieu, tenu par la plus ancienne famille régnant d’Europe. Qu’ils aient des étoiles dans les yeux, et qu’ils repartent avec une casquette, un cendrier et des coquetiers aux armoiries de la ville pour toute la famille. Mais les touristes ne viennent pas. Ils n’arrivent jamais, ou si peu. « Il y a des jours où l’on ne voit personne. Mardi, il n’y a pas une personne qui est venue. Pas une seule » confie une marchande de souvenirs, qui préfère ne pas être citée. Histoire de ne pas rajouter l’humiliation à la catastrophe financière.

Pas de touristes et peu de locaux

« L’arrière-saison est terminée, l’hiver a commencé, la pandémie ne se calme pas, et les touristes ne sont pas là. Même cet été, il y a eu peu de clients » explique Alexandra Rinaldi, de la boutique « Le Panier des Sens », et membre du bureau de l’Ucam. Elle explique que si les touristes sont venus en petit nombre, ils ont été rares à acheter.
Elle arrive toutefois à sauver les meubles : « J’ai la chance d’avoir une bonne clientèle locale, avec qui j’ai bien travaillé. L’application Carlo m’a aidé énormément (une application locale, qui fidélise la clientèle dans les commerces de proximité, N.D.L.R.). Mais, beaucoup de boutiques ici ne font que du souvenir. Les restaurants ne peuvent plus accepter les gens des alentours, ça porte encore un coup supplémentaire. »

Alexandra est très lucide : « On ne peut rien reprocher à personne. Ce n’est la faute de personne. » Elle est aussi très reconnaissante, comme beaucoup d’autres commerçants, des aides attribuées : « On a été énormément aidés par le gouvernement. Ils ont été très réactifs, et ils nous ont écoutés depuis le début. »

Prix astronomiques

D’ailleurs, lorsqu’elle a demandé à être reçue, avec d’autres commerçants, par le Ministre d’État, Pierre Dartout, le conseiller de gouvernement ministre des Finances et de l’Économie, Jean Castellini, et la directrice de l’Expansion économique, Laurence Garino, ils ont répondu présent.

« Ils ont pris des mesures supplémentaires, car il y a des gérances qui atteignent des prix astronomiques, et les commerçants courent à la faillite s’ils ne sont pas aidés. »
Alors, les autorités ont décidé cette semaine d’attribuer une aide supplémentaire. Dorénavant, 50 % du loyer des murs sera pris en charge par l’État, ainsi que 50 % de la gérance. « Cette aide va permettre à certaines personnes de passer l’hiver. Rien ne garantit que ça les sauvera » commente Alexandra Rinaldi. Aussi, Jean Castellini a-t-il expliqué, dans le courrier envoyé aux commerçants et annonçant cette aide, que l’État en appelait aux propriétaires, afin qu’ils concèdent un geste supplémentaire sur les loyers.

En discutant dans les boutiques, on constate que les réactions des propriétaires sont variées. « Ma propriétaire n’a que cette ressource pour vivre, et elle me fait une remise depuis le mois de mars » explique Alexandra Rinaldi. Une autre commerçante raconte que son propriétaire « ne veut rien savoir ».
De l’autre côté de la barrière, un propriétaire explique pourquoi il fait un geste à son locataire : « Ça me semble normal de faire un effort, par solidarité. Même le gouvernement fait un effort. Ça coûte à tout le monde, mais c’est ça aussi, la solidarité. »

Questions à Jean Castellini, ministre des Finances

Pour quelle raison avoir décidé de cette aide supplémentaire envers les commerçants et restaurants du Rocher ?
Leur activité économique est particulièrement impactée par la crise, et la situation s’est aggravée depuis le re-confinement français cet automne. De plus, l’absence des touristes et croisiéristes n’est pas compensée par la venue sur le Rocher des résidents, ni des salariés. L’inquiétude est forte et le manque de visibilité pour le printemps est préoccupant.

Cela fait-il suite à une sollicitation des commerçants ?
Depuis le début de la pandémie, le gouvernement et les services de l’État sont à l’écoute des commerçants et restaurateurs du Rocher. Début décembre, une délégation a souhaité rencontrer le Ministre d’État. À cette occasion, nous avons évoqué les nombreuses problématiques qui les concernent et les pistes d’amélioration sur lesquelles nous devrions travailler ensemble.
La question du poids des loyers et de la location-gérance est récurrente pour ces acteurs, et constitue une de leurs principales préoccupations.

Vous demandez aux propriétaires de faire un geste. Avez-vous eu un retour de ceux-ci pour indiquer quelles sont leurs intentions ?
Dans ce courrier de sensibilisation, le gouvernement attire l’attention des propriétaires des murs et des fonds de commerce, sur la situation de leurs locataires, et invite chacun à faire connaître au Welcome Office les dispositions qui sont prises. Nous avons d’ailleurs déjà reçu un certain nombre de réponses, riches en enseignement.
Dans certains cas, des propriétaires ont démontré une grande solidarité depuis le début de la pandémie, en fournissant un effort conséquent qui couvre parfois les mois de mars à décembre 2020.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.