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Dans la tourmente, les commerçants de Monaco parlent de "survivre" et reçoivent un soutien... tombé du ciel

Mis à jour le 17/07/2020 à 13:09 Publié le 17/07/2020 à 13:15
Les commerces ont été bénis, ce jeudi, par les hommes d’Église.

Les commerces ont été bénis, ce jeudi, par les hommes d’Église. Photo Cyril Dodergny

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Dans la tourmente, les commerçants de Monaco parlent de "survivre" et reçoivent un soutien... tombé du ciel

Même si l’affluence touristique repart lentement, les commerçants de Monaco-Ville souffrent toujours et font le dos rond.

Dix-sept heures pétantes, ce jeudi. Parcourant les étroites venelles de Monaco-Ville, les pères Daniel Deltreuil et Luca Favretto bénissent, tour à tour, les commerces du Rocher. Les deux hommes d’Église en sont conscients: par ce geste symbolique, ils ne s’érigent pas en faiseurs de miracles.

Mais se posent, plutôt, en soutien religieux pour traverser une funeste parenthèse professionnelle, minée, on ne l’ignore plus, par le Covid-19 et l’absence notable de touristes. D’autant plus vrai sur un Rocher, place forte du tourisme en Principauté.

"Cette bénédiction n’est pas magique mais, dans la foi, elle est une force supplémentaire, argumente Daniel Deltreuil, responsable de la paroisse de la Cathédrale de Monaco. On ne peut pas, de notre piédestal, les regarder mourir sans rien faire. On est sensibles à ce qu’ils vivent, à leurs difficultés Ils font partie de l’âme du Rocher, il faut leur donner du courage."

"ça repart un peu"

Du courage, beaucoup l’ont perdu à la vue des ruelles largement désertées. Pas de bus de tourisme, pas ou peu de manifestations, pas de bateaux de croisières - interdits par le gouvernement princier d’accoster jusqu’à nouvel ordre.

Forcément, la conjoncture actuelle n’aide pas pour le business. "On parle de 90% en moins du chiffre d’affaires par rapport à l’an passé. On vit au jour le jour, souffle Enrico Moro, co-gérant de l’Aurore, un bar-restaurant habitué à travailler avec les groupes touristiques. On a une capacité théorique de 220 places, mais là, ce midi (lire jeudi), on a fait à peine une vingtaine de couverts. Depuis la réouverture, le seul groupe qu’on a eu, c’étaient quinze Italiens. Fin juin, un bus d’Allemands est venu mais ils n’ont pas mangé."

Toutefois, de l’avis de certains professionnels du Rocher, l’affluence se fait plus importante depuis ce lundi. Mais rien de comparable, évidemment, aux belles années. "À cette période, on n’arrive pas à circuler à pied dans la rue Basse, tellement il y a de vie. C’est loin d’être le cas en ce moment", explique l’une des pharmaciennes du Rocher.

"Mais oui, en effet, ça commence à repartir un petit peu. Avant, on voyait passer les bus rouges complètement vides. Maintenant, il y a du monde même s’ils ne sont pas pleins", reconnaît Alexandra Rinaldi, responsable de l’échoppe Les 5 Saveurs.

La réouverture successive du Musée océanographique, le 2 juin, puis la reprise de la traditionnelle relève de la garde, le 19 juin, ont bien aidé. Avec une montée en puissance pour les deux entités.

"On a une clientèle française, qui vient en voiture ou en train. Quelques Belges, Suisses et Hollandais. Mais on n’a pas les Italiens et le reste de la clientèle étrangère, ce qui est un gros manque à gagner. Personnellement, j’ai l’avantage de ne pas vendre que des produits touristiques donc je travaille un peu avec les locaux qui montrent leur solidarité", poursuit Alexandra Rinaldi.

C’est d’ailleurs l’un des défis au cœur des ruelles qui jouxtent le palais princier: que les locaux grimpent la rampe Major et se réapproprient les lieux. "Ils ont souvent, une fausse image du Rocher. Des vignettes à 2 euros, un plat de pâtes à 15 euros, ce n’est pas être un attrape-touristes", regrette un commerçant, un brin désabusé.

Ce jeudi soir justement, sous l’impulsion de l’Union des commerçants et artisans de Monaco (*), les "Jeudis du Rocher", premier du nom, étaient destinés à "draguer" une clientèle plus locale. À redonner un peu de vie aux lieux et, pourquoi pas, recréer une vie de village en perpétuant dans le temps la manifestation.


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