Connectica Sécurité garde l’oeil sur le cybergardiennage partout en France

L’entreprise de sécurité privée villeneuvoise connaît une forte croissance grâce à sa solution de cybergardiennage.

K.Wenger Publié le 07/11/2022 à 18:30, mis à jour le 07/11/2022 à 10:23
"Depuis le centre opérationnel de surveillance, l’agent de sécurité a les yeux fixés sur un nombre limité de sites où qu’ils soient en France, explique Chloé Lepeltier-Letitre qui prévoit d’ouvrir un second centre d’ici la fin de l’année. L’humain reste au centre de notre solution." (Photo D.R.)

Cela fera bientôt un an que la solution de cybergardiennage de la Villeneuvoise Connectica Sécurité surveille "le chantier du Village des athlètes de Paris 2024, avoue Chloé Lepeltier-Letitre, sa dirigeante, mais nous n’avions pas le droit de communiquer sur le sujet."

L’énorme terrain de jeux olympiques francilien n’est pas le seul à faire appel au gardiennage humain de Connectica Sécurité. "Nous sommes présents partout en France: dans les Hauts-de-France, à Paris, Lyon, Bordeaux… et bien évidemment dans le Var et les Alpes-Maritimes" où l’entreprise qui emploie une cinquantaine de salariés a vu le jour en 2010 sur un constat très simple. "Je travaillais dans l’entreprise de sécurité familiale et me suis rendu compte que les besoins en agents de sécurité privée allaient croissant face au renforcement des plans Vigipirate, aux attentats…" explique Chloé Lepeltier-Letitre. Avec, pour corollaire, une hausse du coût de la main-d’œuvre et la menace d’une possible pénurie. D’où la création de Connectica Sécurité qui propose des solutions efficaces de cybergardiennage sur des sites en extérieur, isolés et sans moyen de communication. "On surveille des chantiers de construction – nous avons des contrats-cadres avec les plus gros promoteurs immobiliers –, des syndics de copropriété, des résidences seniors, des sites industriels, bancaires et sensibles dans la gestion des déchets et de l’eau. Ce sont des opérateurs d’importance vitale que l’on ne peut pas citer", regrette dans un sourire la dirigeante, fière de compter un groupe pétrolier dans son portefeuille clients.

Interpellation audio

La solution qui a demandé deux ans de R&D à ses équipes, c’est la Connectica Box. Un système de surveillance vidéo tout intégré: un mât qui se déploie jusqu’à 6mètres de hauteur avec une caméra au sommet qui peut voir le visage d’un individu dans le noir le plus complet jusqu’à 100m de distance.

"Elle s’installe en quelques minutes et on a juste besoin d’une arrivée de 220 volts pour fonctionner." En cas de coupure, une batterie et des panneaux photovoltaïques prennent le relais. La box enregistre les images 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et les transmet automatiquement au centre opérationnel de surveillance au siège de Connectica Sécurité où les agents de sécurité ont les yeux rivés sur les écrans de contrôle. A eux de détecter tout acte de malveillance, de détérioration, tentative de squat, d’intrusions et de vols de matériel. C’est là la plus-value de l’entreprise: l’alliance de la technologie et de la surveillance humaine car ces derniers "peuvent procéder à une interpellation audio dissuasive dans 90% des cas, décrire leur tenue, leurs actions, l’immatriculation du véhicule…, reprend Chloé Lepeltier-Letitre. Nous en recensons quelque 300 par mois. Dans les 10% restants, l’agent de sécurité décide selon la situation et le brief convenu avec le client de faire appel aux forces de l’ordre ou à une société d’intervention partenaire."

Essor au national

Précurseur dans le cybergardiennage – "C’est nous qui l’avons inventé en France", Connectica Sécurité connaît une forte croissance: les demandes affluent de partout en France. "Notre chiffre d’affaires de 1,6M€ en 2021 a doublé ces six derniers mois et nous prévoyons les 2,4M€ cette année".

 

Pour sa dirigeante, c’est "Parce que nous répondons efficacement aux besoins et attentes du terrain dans des budgets cohérents, surtout en période de crise. Nous pallions la problématique de recrutement grâce à la Connectica Box qui optimise les agents présents sur site." Agréée Cnaps (Conseil national des activités de prévention et de sécurité), l’entreprise de sécurité privée a embauché plus de dix personnes depuis septembre et prévoit d’en recruter une vingtaine de plus en 2023. Face aux difficultés de recrutement actuelles, "Nous avons aussi mis en place un management collaboratif afin de diminuer le turnover."

Pour répondre à la demande croissante des clients, la dirigeante prévoit d’ouvrir d’ici la fin de l’année un second centre opérationnel de cybergardiennage dans ses locaux et continue la R&D "toujours en interne". Que recherche-t-elle? À se faire davantage connaître. "Nous sommes à mi-chemin entre la surveillance classique et la vidéosurveillance et proposons une nouvelle vision de la protection. A nous de faire un travail de pédagogie pour montrer en quoi la Connectica Box est intéressante." 

> www.connectica-securite.fr/

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