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Comment Monaco Foundry fait grandir les startups

Mis à jour le 09/06/2020 à 14:07 Publié le 08/06/2020 à 11:13
Dans sa Foundry, Fabrice Marquet aide les startups à passer à la concrétisation de leur projet. A produire et à vendre. A s’industrialiser.

Dans sa Foundry, Fabrice Marquet aide les startups à passer à la concrétisation de leur projet. A produire et à vendre. A s’industrialiser. (Photo Cyril Dodergny)

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Comment Monaco Foundry fait grandir les startups

Après avoir aidé les entreprises à naître à MonacoTech, son ex-directeur Fabrice Marquet les aide à passer à l’étape industrielle au sein de la nouvelle structure qu’il a créée en Principauté.

Fabrice Marquet n’est pas du genre à faire du sur place. Quand il sent que son heure est venue, il file comme le vent. "Je suis un créateur, pas un manager. Je ne voyais plus bien quelle valeur apporter à MonacoTech, il fallait que je passe la main." 

Sitôt dit, sitôt fait. Marquet plie ses gaules et repart en quête d’une aventure.

Ce scientifique de formation, biberonné au business de la prestigieuse université de Columbia, a très vite trouvé de quoi assouvir son besoin. Pourquoi créer une fois? Pourquoi ne pas répéter l’aventure à l’envi  

"On a identifié une zone libre dans le marché. D’un côté, il y a les investisseurs qui apportent de l’argent pour aider les entreprises à se développer. Ils gèrent des centaines de sociétés, ils n’ont pas le temps de s’impliquer. D’un autre côté, il y a les incubateurs qui apportent de la valeur en aidant les entreprises à se structurer. Mais c’est souvent limité dans le temps. Et après ? Une fois qu’on a de l’argent et qu’on est structuré, comment on construit un business mondial?" 

En voilà une question ambitieuse.

Passer au stade industriel

Pour y répondre, il a créé avec Brian Frederiksen, ex-Chief Strategy and Operating Officer des laboratoires Merck, la Monaco Foundry. En français, la Fonderie de Monaco. Un endroit où l’on fait passer les jeunes pousses à l’étape industrielle. Une structure à la double implantation monégasque et américaine, où ils ont réuni six éminences grises. Des gens qui ont bourlingué, des ex-pdg, DG, financiers, innovateurs, qui connaissent le monde des affaires et qui connaissent du monde. Beaucoup de monde. Vraiment beaucoup.

L’objectif? "Offrir aux jeunes entreprises une expertise qu’ils ne pourraient pas se payer. Cela leur permet de taper à la bonne porte." 

Comprenez: cela évite de s’encombrer avec la plaie des grosses entreprises, à savoir le mid-management. Contourner les directeurs divers et variés qui auraient tous aimé avoir la même idée, qui ont un sens du rythme bien loin de celui des jeunes pousses et qui ont tendance à ralentir la machine et à "tuer l’innovation. On apporte le dossier directement sur le bureau des patrons de grands groupes qui, eux, ont envie d’innovation. Notre service est à la carte: on peut juste ouvrir les bonnes portes ou carrément devenir l’équipe de développement."

Actionnaire à long terme

Évidemment, il y a un prix pour ces services de première classe. Mais Fabrice Marquet sait qu’au début de la vie d’une entreprise, l’argent est souvent un problème: "On ne fait pas payer, on s’associe à ces sociétés sur le long terme en devenant actionnaire. Comme ça demande beaucoup de temps, on ne gère que huit sociétés." 

Une ligne de conduite pas vraiment dans la tendance du moment où les fonds d’investissement accumulent un maximum d’entreprises en espérant qu’une poignée sortira du lot et rapportera du cash. Une manière très brutale de limiter l’impact du risque. "Nous, on a choisi de prendre le contre-pied de ça: on limite le nombre de sociétés, mais on ne travaille qu’avec des entreprises que l’on aurait pu créer nous-mêmes."

Alors, forcément, parmi les sociétés, il y a pas mal de technologies et d’innovations dans le domaine de la santé puisque c’est l’univers dont les membres de la Monaco Foundry sont issus. Pour autant, ils ne se posent aucune limite:

"On est ouverts à tous les secteurs. Juli Ferré Nadals, l’ancien directeur marketing de l’AS Monaco nous a rejoints, et il va nous permettre de nous développer dans l’innovation dans le sport."

L’ancrage à Monaco, ce n’est pas par facilité que Fabrice Marquet l’a choisi. Quand on carbure à la passion, c’est autre chose qui motive: "C’est mon pays. On joue à fond pour Monaco. On a pas mal de projets en cours avec l’université de Monaco. L’une de nos advisors, Rina Spence, qui a dirigé un hôpital à Boston, est aussi consul honoraire de Monaco à Boston. On essaie au maximum de créer à Monaco, parce que je veux créer de la valeur pour la Principauté."

Faire remonter les idées

Investir c’est bien, mais c’est du long terme. Pour faire bouillir la marmite maintenant, Monaco Foundry a une autre activité: "Nous aidons les grands groupes en leur offrant de l’innovation sur la transition numérique et digitale."

Une activité qui n’est pas si éloignée de leurs autres services. Là encore, l’objectif est de faire remonter les idées jusqu’en haut. "On peut sonder les bonnes idées qu’ont les personnels de terrain et qui ne remontent jamais jusqu’à ceux qui peuvent les mettre en œuvre. On peut aussi proposer à des jeunes entrepreneurs de s’installer dans leurs locaux, de façon à créer une émulation avec le personnel, tout en permettant aux dirigeants des grands groupes d’avoir l’innovation directement sous le nez, au cas où ils voudraient investir."


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