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Cette Niçoise perd son emploi à cause de la crise sanitaire, envoie plus de 100 CV mais reçoit 0 réponse

Mis à jour le 08/03/2021 à 07:12 Publié le 08/03/2021 à 08:00
"Je sais que mon CV est atypique et je comprends qu’en cette période l’événementiel n’est pas un secteur qui rassure. Mais j’ai d’autres choses à offrir, il ne faut pas s’arrêter à un CV", insiste Stéphanie Huguet.

"Je sais que mon CV est atypique et je comprends qu’en cette période l’événementiel n’est pas un secteur qui rassure. Mais j’ai d’autres choses à offrir, il ne faut pas s’arrêter à un CV", insiste Stéphanie Huguet. Photo Dylan Meiffret

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Cette Niçoise perd son emploi à cause de la crise sanitaire, envoie plus de 100 CV mais reçoit 0 réponse

Cela fait six mois que Stéphanie Huguet, une Niçoise de 41 ans, a perdu son emploi dans l’événementiel. Depuis septembre, elle a envoyé de nombreuses candidatures, en vain.

Lorsqu’elle perd son poste dans une entreprise d’événementiel de Monaco, en septembre, Stéphanie Huguet, une Niçoise de 41 ans, n’est pas inquiète et se met immédiatement en quête d’un nouvel emploi.

"J’ai un bac +5 en école de commerce, une expérience dans la banque et dans l’événementiel, valorise-t-elle. J’ai été embauchée en 2018 dans une entreprise monégasque mais avec la crise sanitaire, seulement une personne sur quatre a été gardée."

Les derniers arrivés ont donc été les premiers partis dans cette entreprise qui n’a eu d’autre solution que de licencier, après des mois d’inactivité.

Une cinquantaine de sites de recrutement

Déterminée et pleine de bonne volonté, Stéphanie Huguet se lance dans la rédaction d’un nouveau curriculum vitae.

"Après avoir travaillé sept ans dans le secteur bancaire, dans le nord de la France, j’ai choisi, en 2013, de déménager à Nice et de changer de métier." Elle se forme pendant un an aux relations publiques et commence, en free-lance, dans l’événementiel, avant d’entrer dans la société monégasque qui l’embauche en 2018.

"J’avais déjà l’expérience d’une reconversion professionnelle et je ne me suis pas souciée de ce chômage temporaire, poursuit-elle. Dès mon licenciement, je me suis inscrite sur une cinquantaine de sites de recrutement, j’ai réactivé mon réseau et j’ai postulé à des offres d’emploi."

Mais une centaine d’envois de CV plus tard, Stéphanie se désespère de ne recevoir aucune réponse. "Je ne sais pas quel est le problème, se désole-t-elle. Je suis consciente que les agences de recrutement sont submergées de candidats mais elles ne prennent pas le temps de creuser les profils."

Des formations avec Pôle emploi

Au départ, elle cherchait un poste d’assistante de direction. Puis elle a élargi en y ajoutant les fonctions de chargé de mission et de responsable de développement. "Je sais que mon CV est atypique et je comprends qu’en cette période l’événementiel n’est pas un secteur qui rassure. Mais j’ai d’autres choses à offrir, il ne faut pas s’arrêter à un CV."

Stéphanie, qui ne baisse pas les bras, admet que cette situation est « décourageante ». Elle profite d’ailleurs de ce temps "libre" pour affiner ses formations.

"Pôle emploi et ses organismes mandatés, notamment l’agence Envergure, font tout ce qui est en leur pouvoir pour accompagner les demandeurs d’emploi, constate-t-elle. Ils sont extrêmement sensibles à la situation critique que nous sommes nombreux à vivre, et sont engagés dans le parcours de chacun."

Face à cette situation, la jeune femme cherche donc des solutions pour être plus visible des recruteurs: "Je vais travailler mon réseau plus en profondeur et tenter de rencontrer une personne d’influence par semaine. Je vais également développer mes trois pistes de recherche en m’adaptant aux offres de poste. Et puis, je vais également poursuivre mes formations."

Ce dont elle est sûre, c’est qu’elle n’a pas "envie de se brader" et regrette que "les compétences n’ouvrent pas plus les portes. (...) C’est une période où nous avons besoin de contacts humains et on fait du matching informatique, ce qui n’est pas adapté aux CV", soupire-t-elle.

 

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