“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

"C’est un drame humain et personne ne dit quoi que ce soit": les salariés de Monacair très inquiets sur leur avenir

Mis à jour le 05/07/2020 à 21:58 Publié le 05/07/2020 à 19:36
Le personnel de Monacair, maintenu en chômage partiel « jusqu’à nouvel ordre », est toujours cloué au sol.

Le personnel de Monacair, maintenu en chômage partiel « jusqu’à nouvel ordre », est toujours cloué au sol. Photo Jean-François Ottonello

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

"C’est un drame humain et personne ne dit quoi que ce soit": les salariés de Monacair très inquiets sur leur avenir

Mais que se passe-t-il chez le transporteur aérien? Quasiment tout le personnel est en chômage partiel "jusqu’à nouvel ordre". Certains disent n’avoir aucune explication quant à la suite de leur activité.

"C’est un drame humain qui est en train de se produire et personne ne dit quoi que ce soit. Ce métier, on le fait par passion, certainement pas pour le salaire pas franchement mirobolant. Un pilote par exemple, c’est 3.000 euros net par mois."

Ce salarié de Monacair explique ainsi son désarroi. Il veut rester anonyme, comme les trois autres que nous avons contactés. Pourquoi? "Peur des représailles"; "peur que ce soit pire encore"; "peur d’être jeté". Ce sont leurs mots. Séparément, ils dressent tous exactement le même tableau.

Quasiment tous les salariés de Monacair sont en CTTR (chômage total temporaire renforcé) depuis la mi-mars, mécanisme ponctuel mis en place avec la crise sanitaire afin que le personnel, soudain au chômage, soit indemnisé.

Pas (encore) de plan social

Alors qu’ils n’avaient pas d’information de leur employeur depuis plus d’un mois et que leur inquiétude était à son paroxysme, les quelque 80 salariés de Monacair ont reçu, le 30 juin, un courrier de Damien Mazaudier, le président.

"La situation est extrêmement préoccupante financièrement. (...) Il n’est pas possible de parler d’une quelconque reprise significative de l’activité. (...) L’ensemble du personnel sera pour l’heure maintenu en chômage partiel (CTTR) jusqu’à nouvel ordre, à l’exception de quelques salariés."

Des mots qui laissent imaginer des lendemains difficiles pour les salariés de Monacair? C’est en tout cas ainsi que cela a été perçu. D’ailleurs, les propos de Didier Gamerdinger, conseiller de gouvernement - ministre des Affaires sociales et de la Santé, sont circonspects.

"Soucieux de la situation sociale des travailleurs de la Principauté, le gouvernement princier suivra la situation de cette entreprise de près afin d’accompagner les personnes qui perdraient leur emploi, si un plan social devait être concrétisé par l’entreprise."

"Le contexte actuel est catastrophique"

Pourtant, pour l’heure, rien n’est encore officiellement engagé: "La Direction du Travail n’a pas été saisie d’un plan social de la société Monacair ni approchée sur cette éventualité", explique succinctement Didier Gamerdinger.

Interrogé vendredi, Damien Mazaudier répond par un mail: "Je comprends l’inquiétude des salariés de Monacair, compte tenu du contexte catastrophique actuel dans le secteur aérien, à la fois au plan régional, national et mondial (aéroport de Nice partiellement fermé, frontières encore fermées…). (...) La ligne est totalement à l’arrêt. Seuls quelques vols privés d’hélicoptères sont à ce jour réalisés".

Sur le site de Monacair, il est effectivement écrit que "tous les vols Monacair sont désormais privés, pour respecter la distanciation sociale".

En respectant les mesures barrières connues de tous, on peut maintenant prendre un avion plein à craquer, des bus, des trains et recommencer toutes les activités de loisirs. Mais les transferts Monaco-Nice et Nice-Monaco en hélicoptère, non…

Des salariés notent également que Monacair avait six hélicos. Deux ont été vendus au printemps, tandis qu’un autre est en maintenance. Et ce n’est pas mieux du côté des voitures qui font la navette pour les clients: toutes, sauf une, auraient été redonnées à la société de leasing…

Alors que se trame-t-il en coulisses? L’insoutenable suspense ne devrait plus durer très longtemps. Le président Damien Mazaudier explique vouloir "faire un point complet avec les salariés" avant jeudi.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.