Rubriques




Se connecter à

Baisse record du chômage en 2021, qui "efface" les conséquences de la crise de la Covid

Sur un an, la baisse est de 12,6%, soit 479.600 chômeurs en moins. Cette diminution record fait plus qu'effacer la hausse spectaculaire de 7,5% de 2020 due au Covid. Le nombre de chômeurs atteint fin 2021 son plus bas niveau depuis le 3ème trimestre 2012.

AFP Publié le 26/01/2022 à 13:45, mis à jour le 26/01/2022 à 13:46
Elisabeth Borne, la ministre du Travail. Photo AFP

Le nombre de chômeurs a atteint au quatrième trimestre son plus bas niveau en France depuis près de dix ans, clôturant l'année 2021 par une baisse record qui a plus qu'effacé la hausse provoquée par le Covid en 2020.

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A, sans activité, a enregistré une nette baisse de 5,9% au quatrième trimestre, soit 208.500 inscrits en moins par rapport au trimestre précédent, à 3,336 millions.

Sur un an, la baisse est de 12,6%, soit 479.600 chômeurs en moins. Cette diminution record fait plus qu'effacer la hausse spectaculaire de 7,5% de 2020 due au Covid. Le nombre de chômeurs atteint fin 2021 son plus bas niveau depuis le 3ème trimestre 2012.

En incluant l'activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi est en baisse au quatrième trimestre de 3,6% et s'établit à 5,659 millions, selon la Direction des statistiques (Dares) du ministère du Travail. Sur un an, la baisse est de 5,8%.

"2021 a été une année exceptionnelle pour l'emploi", a aussitôt commenté sur Twitter la ministre du Travail, Elisabeth Borne. La baisse a été surtout marquée au deuxième semestre, grâce aux créations d'emplois record intervenues après les réouvertures en juin dans les services (hébergement-restauration, services culturels...) à la sortie du troisième confinement.

 

L'emploi salarié privé avait déjà retrouvé son niveau d'avant-crise au 2e trimestre. Fin septembre, il dépassait son niveau de fin 2019 de 1% (190.600 emplois). Les chiffres sur l'année seront connus le 4 février.

Année atypique

"2021 a été une année atypique, très marquée par la crise sanitaire et par une reprise économique forte, plus forte qu'estimée", a résume mardi le directeur général de Pôle Emploi Jean Bassères. Fin 2021, les offres d'emplois déposées chez l'opérateur public ont ainsi progressé de 28% par rapport à fin 2019, dernière année "normale" avant Covid. 

Il y a cependant des disparités fortes entre des régions, avec 30% d'offres en plus en Bretagne contre seulement 6% en Île-de-France, qui abrite davantage d'activités durement touchées par les effets de la crise, comme le transport aérien ou le tourisme international.

Sur ce trimestre, la baisse en catégorie A est plus forte chez les jeunes de moins de 25 ans (-8,5% en France métropolitaine) que pour les autres tranches d'âge (-6,7% pour les 25-49 ans et -4,1% pour les 50 ans et plus). En 2021, le chômage des jeunes, une des faiblesses françaises, aura ainsi reculé de 17,8%, soit 87.400 inscrits en moins.

"Les plans FranceRelance, 1jeune1solution et notre action résolue pour les demandeurs d'emploi ont porté leurs fruits", a jugé Mme Borne qui met régulièrement en avant les mesures prises par le gouvernement en faveur des jeunes comme les primes à l'embauche ou à l'apprentissage.

 

Le chômage longue durée stable

Sur le front du chômage longue durée, point noir français, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits depuis un an ou plus diminue aussi, mais plus modestement de 4,1% au 4e trimestre (-6,2% sur un an) à 2,805 millions (catégories A, B et C). Ils représentent encore 49,6% du total des demandeurs d'emploi.

Selon Jean Bassères cependant, depuis mai 2021, 230.000 des 1,5 million de chômeurs de longue durée en catégorie A ont retrouvé un emploi. Et le plan annoncé par le gouvernement en septembre, selon lequel Pôle emploi devait contacter tous les demandeurs d'emploi de longue durée, a permis près de 200.000 entrées en formation et prestations d'accompagnement.

Pour "éviter que la reprise ne laisse au bord de la route les publics vulnérables", Pôle emploi compte notamment déployer en 2022 dans l'ensemble de ses 900 agences "le parcours de remobilisation" expérimenté pour les demandeurs d'emploi de très longue durée (24 mois d'inactivité sur les 27 derniers mois), un programme d'actions, avec des volets mobilité et santé, dont l'ambition est de permettre un retour à l'emploi ou en formation à horizon de six mois.

Offre numérique MM+

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.