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Aéroport : bras de fer

Mis à jour le 24/02/2016 à 05:11 Publié le 24/02/2016 à 05:11
L'État veut garder la main sur la vente de cet outil pourtant stratégique pour la Côte d'Azur.	(Ph. R. Ray)
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Aéroport : bras de fer

L'État va vendre ses parts (60 %). Les collectivités locales et la CCI veulent pouvoir peser sur le choix du repreneur. Mais Emmanuel Macron ne l'entend pas ainsi. Les parties doivent se voir mardi...

Une partie de bras de fer s'est engagée autour de la vente des aéroports de Nice, Cannes et Saint-Tropez. On le sait depuis un an et la promulgation de la loi Macron, l'État va vendre ses parts dans la société aéroportuaire. Les actionnaires minoritaires que sont la Région, le Département, la Métropole et la CCI ont immédiatement fait savoir qu'ils voulaient avoir un droit de regard sur le choix du futur propriétaire de cet « outil stratégique pour le développement de la Côte d'Azur ».

Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron avait promis que les acteurs locaux seraient associés au processus local. Pour autant, l'avis des institutionnels azuréens ne sera que consultatif. C'est écrit noir sur blanc dans le cahier des charges qui fixe les règles de la vente adressée le 1er février dernier aux acteurs locaux.

Rendez-vous au sommet le mardi 1er mars

Marque de la défiance du ministre ou manque de délicatesse, ce dernier a fixé un délai d'à peine 15 jours aux collectivités azuréennes pour amender ce document de 48 pages. D'où la levée de bouclier du président de la Métropole et de la Région, Christian Estrosi, du patron de la CCI, Bernard Kleynhoff, et du président de l'assemblée départementale Éric Ciotti. Ils feront bloc mardi prochain dans le cabinet d'Emmanuel Macron pour tenter d'infléchir la position du ministre. Mais est-ce encore possible ? Les acteurs locaux, maire de Nice en tête, l'espèrent. Le gouvernement, lui, veut rester maître de cette vente à un milliard d'euros. C'est ce que pourrait rapporter, a minima, la cession des parts de l'État dans les plateformes azuréennes. De quoi aiguiser certains appétits… Y compris locaux. Le Département n'exclut désormais plus de vendre les 5 % d'actions qu'il détient lui aussi. Mais, sous conditions (lire ci-dessous).

Si ce n'est que les collectivités locales n'ont guère les moyens, du moins financiers, de peser sur cette transaction. À moins de mobiliser l'opinion publique. Christian Estrosi l'avait fait, dès février 2015, au travers d'un référendum qui avait rassemblé plus de 36 000 électeurs niçois et recueilli 97,2% de « non à la privatisation ». La vente de l'aéroport semble pourtant inéluctable aujourd'hui. D'où l'idée de quelques-uns de transformer cette force d'opposition en énergie positive.

Mobilisation citoyenne ?

Pourquoi les Azuréens ne s'offriraient pas l'aéroport, ou tout au moins un droit de regard sur son avenir ? Plusieurs opérations de crowdfunding tentent de lever un financement participatif. Un cabinet d'experts comptables niçois essaie quant à lui de fédérer les entrepreneurs azuréens.

Pour l'heure ces solutions alternatives peinent à émerger. Sans doute à cause du prix colossal de cette vente. Même si l'objectif n'est évidemment pas de collecter un milliard d'euros. Mais, de mobiliser suffisamment de monde pour peser politiquement auprès du ministre et des futurs acquéreurs.

Le projet de cahier des charges est clair : les actionnaires minoritaires et les collectivités territoriales concernées ne pourront intervenir qu'à deux reprises dans la procédure de cession. Au début, lors du dépôt des offres initiales pour faire part de leurs doléances aux candidats qui se sont déclarés. Mais, les desiderata des acteurs locaux

ne seront en rien contraignants pour ces derniers. In fine, les actionnaires minoritaires pourront donner leur avis sur les offres finales des candidats. Mais cet avis sera purement « consultatif ». Pour ceux qui n'auraient pas compris le cahier des charges précise qu'« en tout état de cause, le ministre de l'Économie demeurera à tout moment seul compétent pour décider

de la suite à donner

à la procédure de transfert et désigner un acquéreur ». Les acteurs locaux

ont donc leur mot à dire, mais il est loin d'être

prépondérant.

J.-S. G.-A.

Offre numérique MM+

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