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A Monaco, le patron d'Alcatel dévoile comment il "essaye de se projeter à 100 ans sur de grandes tendances"

Mis à jour le 31/01/2019 à 09:18 Publié le 31/01/2019 à 09:35
Matthieu Destot, le président d’Alcatel Lucent Entreprise, qui réunit un millier de congressistes cette semaine au Grimaldi Forum.

Matthieu Destot, le président d’Alcatel Lucent Entreprise, qui réunit un millier de congressistes cette semaine au Grimaldi Forum. Photo Cyril Dodergny

A Monaco, le patron d'Alcatel dévoile comment il "essaye de se projeter à 100 ans sur de grandes tendances"

Le président Matthieu Destot détaille ici les solutions technologiques développées par la société française, qui célèbre son centenaire cette semaine au Grimaldi Forum

Il est président d’Alcatel Lucent Entreprise – émanation de la multinationale française Alcatel-Lucent – spécialisée dans la fourniture de solutions technologies aux entreprises pour connecter les hommes, les réseaux et les objets.

Matthieu Destot réunit l’ensemble de ses partenaires commerciaux depuis ce mercredi à Monaco. Soit près d’un millier de personnes, venant de 90 pays, rassemblées au Grimaldi Forum pour célébrer le centenaire de la société française implantée en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. C’est sa force et sa singularité.

Ouvert ce mercredi par une intervention du conseiller de gouvernement-ministre des Finances et de l’Économie, Jean Castellini, le congrès d’Alcatel Lucent Entreprise se focalise aussi sur le cœur de métier de la société: l’utilisation de la technologie dans l’entreprise et son évolution pour l’avenir.

Lors de ce congrès, vous promettez de dévoiler vos innovations pour les 100 prochaines années. Audacieux?
Nous essayons de nous projeter à 100 ans sur de grandes tendances. Mais on ne va pas être présomptueux! Nous présentons surtout notre capacité sur les dix prochaines années à apporter les technologies qui vont changer la vie des entreprises. Notamment autour de quatre tendances: la connectivité, qui est notre ADN et permet d’obtenir des données, qui sont le moteur des entreprises pour leur transformation digitale. Puis l’intelligence des objets, qui deviennent de plus en plus smart pour communiquer entre eux et prendre le contrôle sur les systèmes. Troisième tendance, l’intelligence artificielle, la capacité des échanges entre humains et robots. Pour l’homme, cela peut être bénéfique pour gérer des tâches de plus en plus complexes. Sans intelligence artificielle, on ne peut pas extraire la connaissance de données par exemple. Quatrième tendance : le cloud. Historiquement, les entreprises s’équipaient chez elles et exploitaient leurs systèmes. Aujourd’hui, la vitesse à laquelle nous pouvons leur apporter de nouvelles technologies les dépasse, ils préfèrent que nous mettions cette technologie à disposition dans le nuage, ce qui implique une globalisation et un partage.

Vos domaines d’action couvrent l’hôtellerie, l’éducation, la santé, les transports et les services publics. Quel secteur est le plus porteur?
Je dirais que les cinq secteurs sont porteurs. Ils sont nos secteurs de croissance et vivent tous une transformation digitale. Pour citer celui de l’hôtellerie, nous développons pour les professionnels des plateformes pour mettre en relation l’hôtel, les clients et les objets. Comme par exemple un système de check-in à distance, comme pour un billet d’avion, pour ne pas avoir à attendre et récupérer la clé de sa chambre sur son smartphone.

Quel degré
de conscience pour les objets et l'intelligence artificielle?

Autre exemple?
Dans le monde de la santé, ces technologies sont en très forte croissance. Pour notamment proposer la capacité de gérer tout le parcours du patient, de chez lui aux phases post-opératoires, prendre les rendez-vous, le guider dans un hôpital en le localisant, mettre en place des vidéoconférences pour un traitement post-opératoire à distance. Cette plateforme permet des réductions de coûts de 20 à 30% pour éviter de mettre en place des protocoles pour des patients qui ne se présentent pas à des soins par exemple. Cette transformation digitale permet d’obtenir des gains pour nos clients, c’est capital.

L’évolution des technologies, aujourd’hui, se fait-elle avec un équilibre entre l’humain et la technologie?
C’est une question sociétale sur le degré de conscience à donner aux objets et à l’intelligence artificielle que l’on développe dans nos systèmes. Les objets sont capables de se connecter entre eux, avec des humains, de créer des environnements de travail hybrides. On parle aujourd’hui de la capacité des hommes à prendre en compte d’autres types d’intelligence, en conservant le contrôle de ces systèmes. Nous sommes arrivés à cette étape ou les entreprises et les gouvernements nous demandent d’identifier les bénéfices concrets gagnés grâce à la technologie.

"Une approche unique au monde"

Augmentez-vous vos recherches pour sécuriser vos réseaux face au piratage informatique grandissant ?
Nous avons une entreprise centenaire qui a toujours mis la sécurité de nos clients au cœur de l’ensemble de ses activités. Les enjeux de sécurité commencent par le réseau. Jusqu’à présent, nous connections des personnes à leurs équipements. Désormais, on connecte des objets, ce qui est nécessaire pour récupérer des données. Dans un hôpital par exemple, tous les instruments médicaux sont connectés, pas seulement l’ordinateur du médecin et de l’infirmière, mais aussi le scanner ou le stéthoscope électronique. Ce sont ces objets qui peuvent être une faille et nous avons développé un écosystème pour placer ces équipements dans un réseau virtuel qui, si on détecte une faille de sécurité, n’impacte pas le reste du réseau. C’est une approche unique au monde.

Alcatel Lucent Entreprise est une multinationale aux racines françaises. Dans ce domaine, la France accuse un retard constant ?
La France est moins avancée que les États-Unis et la Chine dans ces évolutions. En terme d’intelligence artificielle, très clairement ces deux pays ont pris une longueur d’avance. Mais la France rattrape progressivement son retard. J’estime que d’ici deux à trois ans, le pays sera en bonne position. Et nous nous assurons que nos clients réalisent leur transformation digitale. Exemple, des collectivités locales mettent en place des portails citoyens, avec davantage d’interactivité grâce à nos solutions. Au quotidien, cela peut être, par exemple, signaler un problème de voirie en publiant une photo sur une interface. Et la mairie peut programmer son intervention à cet endroit. En ce sens, la technologie enrichit la relation citoyen.

Vous comptez aussi, parmi vos clients, le gouvernement monégasque ?
Tout à fait, nous sommes partenaires de Monaco pour leur transformation digitale. Et nous développons d’ailleurs le pass santé, qui sera une première mondiale. Ce pass consiste en un dossier médical santé partagé et sécurisé qui permet au médecin et aux systèmes de santé monégasque d’obtenir les historiques de soins des patients qui viennent à Monaco. Le tout en sécurisant ces données médicales.


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