Pédaler sur l’eau autour des îles de Lérins, ça vous tente ?

Autour de l’île Sainte-Marguerite, une balade en waterbike est proposée par Charles Cuggia. Un concept peu connu mais d’une facilité et d’un confort étonnants !

Lucas Hélin lhelin@nicematin.fr Publié le 19/08/2021 à 15:45, mis à jour le 19/08/2021 à 15:44
(Photo L. Hé.)

Quand on tape dans un moteur de recherche "waterbike" (ou "vélo d’eau" en français), on tombe sur ces appareils que l’on noie au fond des piscines, pour de la récupération et autres balnéothérapies.

Mais quand on se montre plus attentif, surtout dans la quête d’une activité insolite pour l’été, on peut trouver ce concept surprenant. Un vélo sur l’eau, déniché par Charles Cuggia, à Cannes. Le jeune homme de 29 ans propose une balade autour des îles de Lérins. Une expérience qu’il vend sur la plateforme dédiée d’AirBnB. Il n’y récolte que des bons points, une note de 4,96 sur 5. Et après l’avoir testé, on ne peut qu’approuver et conseiller cette sortie accessible à tous.

Découvert en Sardaigne

Charles Cuggia enfourche depuis trois ans ce vélo atypique et glisse sur les eaux de la Méditerranée. Il est tombé sous le charme de cet engin lors d’un voyage avec sa compagne en Sardaigne. Le mythe du "essayer, c’est l’adopter" a opéré. Alors qu’il travaille dans l’événementiel, l’Antibois craque pour cinq de ces waterbikes: "Je me suis renseigné et j’ai vu qu’il n’y en avait pas en France, sauf à Annecy. J’avais envie de faire autre chose et je me suis lancé dans l’aventure."

L’idée de s’implanter avec une base nautique le tente, mais elle tombe à l’eau, faute de place là où il le souhaite. "C’était un peu frustrant de ne pas pouvoir pleinement exploiter ce produit", avoue-t-il.

Néanmoins, Charles ne déraille pas et continue de proposer ses balades autour de l’île Sainte-Marguerite, à Cannes. Il s’agit de son activité secondaire et estivale, étant responsable commercial de l’école DSTI, à Sophia-Antipolis.

 

L’opportunité du musée sous-marin

S’il voulait arrêter à la fin de l’été dernier, pensant avoir fait le tour, il s’est relancé grâce au musée sous-marin et aux sculptures de Jason deCaires Taylor, installées en février dernier.

Six statues immergées à une centaine de mètres du rivage sud. Charles y voit une opportunité de remonter sur sa selle: "Le waterbike, c’est l’idéal pour s’y rendre afin de voir cet écomusée. J’ai donc décidé de continuer, aussi par passion."

Tout l’été, il réalise ce parcours et poursuivra les week-ends en septembre. L’année prochaine? "On verra, a priori oui, mais parfois, c’est usant physiquement!" Forcément, faire plusieurs balades par jour, cela entretient! Même si la balade se révèle d’une facilité et d’un confort étonnants.

En bateau, on a rejoint Charles Cuggia sur l’île. Il nous attendait, ses waterbikes stationnés sur un coin de plage. Gilet enfilé, vélo poussé à l’eau, on trouve tout de suite une totale stabilité. On abaisse l’hélice en carbone en étant debout sur un petit support en bois, une fois qu’il y a suffisamment de fond. Puis on s’installe et on attrape le guidon, comme un vélo normal. Pas de vitesse en revanche, chose que lui demandent certains de ses clients. Des passionnés de cyclisme venus à la découverte de cet engin sur un circuit sans côte. Hors catégorie! Seul le vent peut rendre le coup de pédale plus résistant. "Au-dessus de dix nœuds, c’est compliqué", prévient le moniteur. On peut se déplacer à une vitesse moyenne de 8km/h, entre 13 et 15 pour les mollets les plus aguerris.

Surprise générale

C’est très ludique, on maîtrise vite le waterbike. Le pédalier est doux, notre chaussure s’y blottit et ne glisse pas. La sensation de surplomber l’eau nous charme, on admire les nuances de bleu de la mare nostrum, parfois turquoise. "On se croirait aux Caraïbes", lâche Charles Cuggia.

 

À l’approche du musée sous-marin, nous devons zigzaguer entre les centaines de bateaux. Il nous prévient: "Vous allez voir, ils vont nous regarder bizarrement!" Ça ne manque pas. Même les plus endormis dans leurs embarcations relèvent le sourcil pour regarder avec curiosité ce waterbike. "C’est quoi ce machin?"; "Mais c’est génial, vous avez trouvé ça où?"; "Regarde, ça a l’air facile en plus!"

Plus d’une dizaine de fois, nous nous faisons interpeller. Charles nous confirme que ce vélo nautique suscite à chaque fois la même surprise depuis trois ans. Il faut dire que le produit n’est pas courant. Fabriqué aux États-Unis, ce modèle SC-1 de la marque Schiller coûte entre 4.000 et 5.000 euros pièce. "C’est la Rolls-Royce des waterbikes", assure Charles. Pour lui, lorsque leur prix baissera, ils envahiront les plages. Le produit se veut "écofriendly" et donc tendance. Il l’assure: "Je pense que ça peut détrôner le paddle et le kayak. Du moins, devenir un sérieux concurrent." On a envie de le croire.

Idéal pour se faufiler entre les bateaux... (Photo L. Hé.)

Des balades prévues jusqu’en septembre

Charles Cuggia propose deux types de balade jusqu’à fin septembre, uniquement le week-end, et pour deux personnes.

- Une balade de 2 heures, au départ de l’île Sainte-Marguerite, jusqu’au musée sous-marin, puis retour au point de départ. Tarif: 65 euros.

- Une balade plus longue (environ 4 heures) dès potron-minet, avec cette fois-ci un départ du Palm Beach, à Cannes. Il faudra donc faire la traversée jusqu’à l’île pour y accoster le temps d’une petite heure, avant de repartir en waterbike jusqu’au musée sous-marin pour une activité snorkeling. Tarif: 85 euros. Attention, il faudra revenir à Cannes en bateau (15 euros la traversée).

Rens. sur  aquasunbike.fr et réservation sur airbnb.fr/experiences/687534

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