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On a assisté à la préparation de trois transformistes avant leur show dans un restaurant à Monaco

Jusqu’à ce vendredi soir, le restaurant de la rue du Portier, La table d’Élise, accueille un spectacle de transformistes. Nous avons rencontré les artistes ce jeudi, quelques heures avant leur entrée en scène.

Marie Cardona Publié le 11/03/2022 à 08:30, mis à jour le 11/03/2022 à 10:15
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1h30 de maquillage est nécessaire pour que les trois artistes entrent dans la peau de leurs personnages. Photo Jean-François Ottonello

Plumes. Strass. Paillettes à gogo. Humour compris. La soirée promet d’être "totalement folle", prévient Norbert. Avec ses "drôles de dames", Gilles (Lulubelle) et Alexi, il a investi pour trois soirées exclusives, le cabaret improvisé de La table d’Élise.

Tout droit débarqués de Paris, les trois performeurs ont "accepté ce contrat du délire, souffle le meneur de revue. C’est très motivant de venir à Monaco avec ce genre de show, face à un public qui n’a pas l’habitude."

Des caisses de maquillage, un outils incontournable pour les performeurs. Photo Jean-François Ottonello.

Annie Cordy et Dalida

Ils ont installé leur loge éphémère dans l’arrière-salle du restaurant. Dans leurs valises: des caisses de maquillage – évidemment –, et plus d’une vingtaine de costumes à plumes, à paillettes, en dentelle, en perles et tous les bijoux, perruques et talons aiguilles qui vont avec. "À chaque fois, c’est comme un déménagement. On amène un cabaret à domicile", rappelle Norbert.

À deux heures de revêtir leurs habits de lumière, c’est le moment crucial du maquillage. Fonds de teint, contouring, poudre blanche, fard à paupières et rouges à lèvres sont les ingrédients indispensables pour "rentrer dans la peau des personnages, adopter leurs mimiques, créer des ressemblances." On voit alors naître sous nos yeux, le regard d’Annie Cordy, la bouche de Tina Turner ou les pommettes de Dalida. "On incarne des personnages que l’on aime", confie Gilles. Des grands noms de la chanson qui parlent à toutes les générations.

Fonds de teint, contouring, poudre blanche, fard à paupières et rouges à lèvres sont les ingrédients indispensables pour "rentrer dans la peau des personnages, adopter leurs mimiques, créer des ressemblances. Photo Jean-François Ottonello.

Le clou du spectacle? Un tableau "signature" de Norbert: "Je redeviens un garçon", s’amuse celui qui, il y a 35 ans, avait commencé une carrière de professeur de tennis. "Un jour, un ami avec qui j’étais à une soirée costumée m’a lancé un défi: faire un show à un mariage. Tout est parti de là à une vitesse grand V." Sa carrière transformiste était née. Tellement vite, qu’il n’a même jamais eu le temps de penser à un nom de scène. "Mais c’est tellement drôle d’être blonde et merveilleuse et de s’appeler Norbert!"

À La table d’Élise, "le but, c’est de faire la fête", rappelle Jean-Pierre Escande, le patron. Le pari semble réussi. Les deux premières soirées se sont terminées en standing-ovation.

Ils incarnent une vingtaine de personnages tout au long de la soirée. DR.

Alors que vous soyez sceptique ou conquis, vous pouvez encore le vérifier par vous-même ce vendredi soir, pour la dernière représentation monégasque de Norbert et ses drôles de dames. Il reste encore quelques tables.


La table d’Élise, 2 rue du Portier à Monaco.
Revue transformiste, par Norbert et ses drôles de dames, ce vendredi soir à partir de 19h30.
Menu cabaret: 90€/pers.
Réservations: +377.93.30.20.70

Ils ont un temps millimétré entre chaque tableau pour se changer. DR.
"C’est très motivant de venir à Monaco avec ce genre de show, face à un public qui n’a pas l’habitude." DR.

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