EVASION. Mer, montagne, fête... Et si on tentait le Monténégro en septembre?

Même si le tourisme s'y est développé à vitesse grand V, cette péninsule des Balkans bordée par la mer Adriatique est moins saturée que la Croatie. Ses paysages contrastés, son littoral, ses grands parcs nationaux ou encore sa vie nocturne en font une destination très recommandable. A tenter en fin de saison...

Jimmy Boursicot Publié le 09/08/2022 à 19:40, mis à jour le 09/08/2022 à 21:57
Indépendant depuis 2006, ce pays à peine plus étendu que l'Île-de-France possède une grande diversité de paysages. Photo Faruk Kaymak/Unsplash

Choisir, c'est renoncer. Enfin, en général. Car du côté du Monténégro, pas vraiment besoin de faire d'impasse. Mer, montagne, nature et patrimoine s'offrent aux vacanciers. 

Depuis l'aéroport de Nice, avec au minimum une escale, on peut atteindre la capitale, Podgorica (186 000 habitants). Ou bien Tivat, petite ville côtière, au centre des bouches de Kotor, classées au patrimoine mondial de l'Unesco.

L'une des merveilles, justement, de ce petit état de 13 000 kilomètres carrés, soit à peine plus que la superficie de l'Île-de-France.

Comme presque partout ailleurs dans le monde, le pays a connu une forte baisse de fréquentation durant la pandémie. Mais le tourisme représente toujours 11,6 % du PIB du Monténégro.

Et comme toute destination victime de son succès, les périodes "de pointe" y sont parfois moins agréables.

 

Alors, pour ceux qui peuvent prendre du repos en dehors des vacances scolaires, le mois de septembre pourrait faire office de bon plan, d'autant plus que les températures resteront clémentes.

Voici un tour d'horizon des sites, activités et événements qui pourraient bien vous donner envie de découvrir ce petit joyau.

Le Lac de skadar, le plus grand des balkans

Situé à une heure de Budva, haut lieu festif (on y reviendra plus tard), le lac de Skadar est le refuge de 260 espèces d'oiseaux.

Pour profiter du cadre verdoyant et des nombreux îlots jalonnant le plus grand lac des Balkans, vous pourrez faire appel à des bateliers, prêts à vous proposer des itinéraires intéressants.

 

Depuis Vranjina, les adeptes de randonnée pourront s'élancer sur un parcours de 4 kilomètres pour gagner de l'altitude, jusqu'au monastère Saint-Nicolas. Et là, un superbe panorama s'offrira à eux...

Autre récompense appréciable ? Une baignade dans une eau limpide, au sud du lac, en direction de Murici.

Le monastère d'ostrog, mystère architectural du XVIIE siècle

Lors de l'Assomption ou de la Saint-Basile, des dizaines de milliers de personnes viennent s'y recueillir.

Le monastère troglodyte d'Ostrog, a été construit au XVIIIe. On en sait peu à propos de ce chantier, ce qui entretient un peu plus le côté mystérieux de cet édifice où repose saint Basile.

En 1655, cet évêque s'était réfugié dans l'impressionnant édifice pour échapper aux Ottomans. Aujourd'hui, le monastère est devenu un lieu de pèlerinage important pour les chrétiens orthodoxes.

Les plus courageux engloutissent à pied la route pentue qui part de la gare d'Ostrog, les autres optent pour la voiture.

Les nuits folles de Budva

Vous aimez lézarder sur la plage, flâner dans de jolies ruelles, avant de siroter quelques cocktails et d'aller danser jusqu'au bout de la nuit dans des clubs survoltés ? Alors, Budva sera un incontournable de votre séjour.

 

Cette ville, fortifiée par les Vénitiens au XVe siècle et parfois considérée comme la version monténégrine de Saint-Tropez, a en partie été détruite par un séisme, en 1979. Une reconstruction de grande ampleur ayant duré huit ans lui a redonné du souffle.

Dans ce pays qui compte 300 kilomètres de côtes, Budva se distingue grâce à plusieurs criques sublimes, à l'eau turquoise. Chacun devrait  trouver son bonheur parmi les dix-sept plages de cette station balnéaire.

Celle de Mogren, à laquelle on accède en suivant un sentier littoral, a la particularité d'être divisée en deux parties : l'une avec du sable, l'autre avec des galets. De quoi mettre d'accord les Sudistes que nous sommes !

Ceux qui seront en quête de sensations fortes prendront la direction de Jaz Beach, où une multitudes d'activités nautiques sont proposées.

Photo Ender Vatan/Unsplash.

Les bouches de Kotor, à couper le souffle

Que l'on soit friand d'Instagram ou pas, force est de constater que ce site est extrêmement photogénique.

En gagnant le bastion Saint-Jean, à 300 mètres d'altitude, on pourra en prendre plein les yeux, en observant un site où le vert et le bleu se mélangent harmonieusement, où les montagnes se jettent dans la mer de manière spectaculaire.

En 2010, Eric Lartigau avait utilisé ce sublime paysage comme décor pour L'Homme qui voulait vivre sa vie, avec Romain Duris, Marina Foïs et Catherine Deneuve.

 

Bien avant le réalisateur, un autre Français, l'écrivain Pierre Loti, avait été subjugué par le site.

Dans Pasquala Ivanovitch, il le décrivait ainsi : "Les bleus irisés des montagnes, les bleus crus de la mer, les verts d’émeraude des myrtes qui couvrent les rochers, les rouges des grenades, les verts sombres des oliviers et tout en haut les mornes de pierre se découpent sur le ciel, en gris clair de cendres, en blancheur de lave."

Les plus audacieux pourront survoler la baie de Kotor en parapente...

Le parc national du Durmitor, paradis des aventuriers

Des cinq parcs nationaux que compte le Monténégro, celui-ci, situé au nord-ouest, est certainement le plus populaire. Parce qu'il est aussi le plus impressionnant.

Encadré par les rivières Tara et Piva, le Durmitor compte une vingtaine de sommets culminant à plus de 2 300 mètres, le plus haut étant le Bobotov Kuk (2 300 mètres).

Et puis il y a tout le reste. Les forêts verdoyantes, les nombreux sentiers de randonnée, les rapides de la Tara, terrains de jeu idéaux pour le rafting et le kayak.

Ou encore le canyon de la Tara, considéré comme le plus profond d'Europe (1 300 mètres).

Le Crno Jezero, "lac noir" en monténégrin, marque aussi les esprits. On l'appelle ainsi car le reflet sombre d'une montagne le surplombant lui donne cette allure intrigante...

 

En version croisière fun avec une société azuréenne ?

Après une première croisière organisée l'an dernier en Grèce, dans le golfe Saronique, Maraschino a décidé de mettre le cap sur le Monténégro, du 17 au 24 septembre.

Sur son site, la société azuréenne promet aux futurs participants (ils seront au maximum 50, répartis sur sept bateaux) une expérience permettant de découvrir "une nature saisissante, des baies et des montagnes de toute beauté, les meilleurs fruits de mer dans une village de pêcheurs, mais aussi les marinas les plus luxueuses de cette partie de l'Europe".

Comme lors de l'épisode grec, auquel nous avions pu prendre part, la tonalité sera résolument fun, avec deux DJ recrutés pour mettre l'ambiance durant les traversées, et lors des nombreux moments où tous les bateaux seront réunis pour des moments de fête et de rencontre.

Et, même si la flotte pourra compter sur les conseils avisés de Marko Martinovic, route manager, capable de révéler tous les trésors cachés du pays à ses hôtes, "beaucoup de place sera laissée à l'improvisation", promet Reena, créatrice de Maraschino.

"Se retrouver en pleine mer, c'est toujours très libérateur", ajoute cette globe-trotteuse, rompue à l'organisation d'événements pour des communautés très cosmopolites, sur la Côte d'Azur.

Depuis l'ouverture des réservations, en juin dernier, plusieurs groupes d'amis, essentiellement âgés de 25 à 40 ans, ont déjà réservé leurs places à bord. De quoi donner le top départ de longues journées... et nuits au Monténégro.

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